ICE DRAGON

My name is DRAGON, ICE DRAGON. Passe temps: écrire

06 août 2007

IN MY HEART AND MY SOUL

IN MY HEART AND MY SOUL
C'était par une froide journée d'Octobre, un jour où la pluie s'était invitée. Un jeune homme d'une vingtaine d'années pleurait devant une tombe, la pluie tomba à torrent, il était agenouillé et il se morfondait: "Je m'appelle Franck et je me souviens d'une jeune fille. Anne que j'ai tant aimée." Sa tête était plaquée contre la stèle gravé où l'on pouvait lire: Ci-gît Anne mon amour perdu (1980-2005) "La vie me la enlevé et je ne cesserais d'y penser, c'est une raison que la raison n'a pas." Il avait une tête ovale encadrée par des cheveux bruns qui étaient mouillés et plaqué devant ses yeux, larmoyants, il avait une barbe de cinq jours. Son smoking noir était détrempé, ses genoux reposaient sur l'herbe grasse et humide et ses souliers trempaient lamentablement dans la gadoue. Elle avait été enterrée, sur un talus au cimetière de Monmartre. Le cadre d'Anne qui était posé sur la tombe, lui souriait. Il essuya ses yeux avec la manche, sale et dégoulinante de son costume et vit, un vieux bonhomme au béret noir, petite moustache cheveux grisonnants, salopette de travail boueuse et il avait les ongles encore sales de la terre déplacée des tombes. -Eh mon petit monsieur, on ferme. Franck se releva, il était encore tout chamboulé, l'homme le releva aimablement et semblait comprendre ce que ressentait le jeune homme. -Elle devait être très gentil votre amie. -Elle était bien plus que cela. Une fois sur ses deux jambes, il remercia l'homme et partit. Il sortit du cimetière, la grille en fer forgé grinça sur ses gonds quand il la referma. Il traversa seul, le XVIII arrondissement de Paris, elle lui manquait horriblement. Il se posa dans une cafétéria, où se trouvait un bon nombre de personnes parlant de chose et d'autre. Il n'avait plus personne à qui parler, plus personne à qui se confier. Il était seul et abandonné, la vie lui avait enlevé la plus belle chose qui luit soi arriver au monde, c'était injuste, il voyait les autres accompagner, qui exprimer leur passion commune, par des enlacements, cela devint insoutenable,il partit sans même prendre un café. "Il y en a qui ont de la chance, se disais-t-il." Soudain, un poids lourd sortit de nulle part et vint percuter une voiture, qui venait d'apparaître subitement au coin d'une rue. La remorque du camion se décrocha et vint briser la vitrine du café. Franck se protégea le visage avec ses deux bras, la vitrine explosa, tous les clients furent broyés, ils avaient juste le temps de voir s'exploser la vitrine et la remorque volait à l'intérieur, des morceaux de verres se logèrent dans les avants bras de Franck. L'affreux spectacle, le goût du sang dans sa bouche lui donna le tournis et il tomba sur ses genoux, puis il s'écroula sur le dos en écartant les bras et fixa le ciel, l'air à demi sonné avec le sourire sur les lèvres comme s'il voulait rejoindre sa bien aimé. Encore des victimes de l'impétueuse Vie: qui donne et qui reprend tout, on n'y peut rien. Une ambulance freina suivi par un camion de pompier. Les pompiers sortirent leurs matériels et éteignirent la remorque qui avait pris feu. Des chiens suivis par leurs maîtres cherchaient d'éventuel survivant. Les brancardiers sortirent le brancard et y déposèrent Franck qui avait la bouche encore pleine du sang de tous ces pauvres morts, victime de la Vie. Il eut une pensée pour eux. Ses bras saignants posés sur ses jambes. Il fut emmené à l'hôpital. Une fois arrivé à la BD de la Chapelle du XVII arrondissement. L'ambulance freina, les pneus crissèrent sur l'asphalte gris de la cour de l'hôpital Lariboisière. Ils poussèrent les portes à double battants comme des possédés, ils évoluèrent dans l'hôpital froid et austère et l'emmenèrent au bloc opératoire. Le docteur suivit de ses aides-soignantes, entrèrent habillées de leurs blouses bleues. Le docteur s'approcha du billard, la lumière était au-dessus de sa tête. -Un ange, il sourit bêtement. Le docteur, lui sourit, mit son masque et commença. -Ciseaux! Le docteur qui était une femme découpa les manches du smoking. -Pinces! Elle prit la pince et extirpa un à un les morceaux de verres logés dans la peau des avants bras de Franck, elle les posa sur un plateau métallique. -Aïe! -Calmez-vous! Il respira faiblement, elle le calma. -Respirer! Respirer! Elle enleva le dernier. -C'est fini maintenant. -Eau oxygéné! Elle prit un coton et tamponna sur les coupures. Il avait des frissons dans ses bras et serrait les dents. -Je ne savais pas qu'il faisait froid au paradis. -Non, vous êtes bien les deux pieds sur terre. Il lui sourit de nouveau et ferma les yeux. Il se réveilla dans un lit d'hôpital, les bras bandés. Vers la fin de la journée, le docteur vint lui rendre visite. -Je peux entrer? Elle poussa la porte de la chambre et s'approcha de lui. -Ça va mieux? -Oui un peu. Elle s'assit près de lui. -Vous pourrez partir dès demain. Il regarda devant lui, la tête obstruée par des idées noires. Elle lui toucha délicatement le visage. -Vous avez les mains froides. -Je sais, il fait froid ici. -Je voulais vous dire merci. -C'est mon métier. Elle se releva, se dirigea vers la fenêtre et regarda par la vitre. Il pleuvait, de longues enfilades de larmes: celle des proches, des victimes qui avaient trouvé la mort dans l'accident du café. -Sale temps hein? -On n'est mieux ici. Je crois que je vais rester. Personne ne m'attend chez moi, dit elle le nez collée contre la vitre Elle retourna à sa place et mit sa tête sur la couverte. -Oui on est bien mieux ici, un peu de chaleur humaine, ça réchauffe le cœur. Ses cheveux bruns reposaient sur la couverture. -Vous êtes seule? -Oui. Elle le regarda. -Il y avait quelqu'un dans votre vie? -Oui, mais la Vie me la soutirer. -Je suis désolé. Il regarda le plafond. -Je sais que là où elle est, elle pense à moi. La nuit obscurcie la chambre la pluie redoubla ses attaques. Le bruit des voitures dans la nuit persistait. Elle ferma les yeux. Il sentait la tête contre son corps. L'un des bras bandés lui caressa les cheveux. -On est bien, on est bien. -Oui on est bien, dormez. Il trouva le sommeil, dans sa position, peu confortable. Le lendemain, elle se réveilla. -Vous dormez? Il ronflait même, sa respiration soulevait la tête du docteur. Elle se releva, l'embrassa sur le front. -Dormez bien. Puis elle sortit. Il se réveilla peu à près, se leva, une infirmière entra dans la chambre. -Tendez-moi vos bras SVP. Il les lui tendit. Elle déroula délicatement les pansements de ses doigts souple et agile. -C'est bien vous êtes enfin libre. Il plia et déplia ses bras à plusieurs reprises. -C'est parfait. -Mais allez-y doucement quand même, pour laisser cicatriser. Elle sortit de la chambre. -Passer une bonne journée, dit-elle. Il se releva enleva son pyjama et remit ses défroques pleines de terre, de sang et d'eau. Il sortit de sa chambre puis de la BD de la Chapel. Au lieu de marcher il prit le métro à la Gare du Nord arriva à la Gare Salazar, et se dirigea vers la rue Lafayette. Il entra dans un grand bâtiment, monta quelques marches et arriva à son studio. Il ouvrit la porte à la volé, abandonna ses chaussures sur le parquet et s'écria: - Temps de chien! En refermant la porte derrière lui. Son studio était assez: à droite de l'entrée c'était la cuisine avec four micro-onde et mobiliers de chez IKÉA, la pièce était visible, aucun mur ne séparait la cuisine de l'entrée. À gauche de la porte d'entrée, le salon, composé d'un canapé, d'une table basse et d'une télé. En face de la verrière avec balcon, la salle de bain. Le studio était décoré de deux trois tableaux sans la moindre valeur apparente, une chaîne hi-fi et une bibliothèque remplie de livres de toutes sortes. Il laissa traîner son manteau sur le parquet. Il avait un chat qui vint lui dire bonjour en miaulant. -Ha c'est toi Oscar? Il monta les marches d'un escalier en colimaçon la où se situait sa chambre bureau. Il choisit rapidement ses affaires et descendit. Il abandonna son costume détrempé devant sa douche et il entra à l'intérieur se frotta consciencieusement tout le corps avec du gel douche quand soudain le téléphone sonna. Il sortit précipitamment de la douche, enfila un peignoir et décrocha le combiné. -C'est toi maman? Oui c'est moi, je voulais dire que je compatissais à ta douleur et que… -Maman, tu me l'à déjà dit hier avant que je parte. Il eut un grand silence. -Oui je sais, mais je pense à toi -À part ça, papa va bien? -Oui, je crois je vais lui demander. La télé était très forte, un grand canapé cachait l'écran et un petit vieux tout fripé tourna la tête. -Qu'est ce que tu dit? Elle lui fit un signe de la main. -Laisse tomber. Elle remit le combiné à son oreille. -Oui il va très bien, il regarde la télé. Il reprit de plus bel. -Qu'est que tu dit? -Rien, c'est ton fils qui te demande si ça vas. -Si je veux des anchois. -Non merci mais dit au poissonnier que c'est gentil d'y avoir pensé. -Oui je lui dirais, puis elle reprit sa conversation téléphonique. À part ça mon fils, ça va? -Oui je prends ma douche. -Tu prends ta douche maintenant? -Oui j'ai eu un accident. -Un accident! On ta emmené aux urgences?. -Oui. -Bon, il faut que je te laisse, j'ai laissé quelque chose sur le feu. -Au revoir. Il raccrocha en soupirant. Des gouttes d'eau dégoulinaient le long de son corps pour s'écraser sur le parquet en minuscules particules. Il retourna à la salle de bain et à chacun de ses pas, la trace de ses pieds laissait, des marques sur les lattes du plancher. Il ferma la porte de la douche et entreprit de se laver les cheveux. Ses mains mousseuses frottaient frénétiquement sa tête recouvertes de pellicules. La mousse dégoulinait sur son visage mal rasé. Des mèches pleines de shampoing se plaquèrent devant ses yeux. D'un coup rapide de la main, il dégagea sa figure. Se rinça les mains avec la paume de douche, arrêta l'eau et saisit une serviette d'urgence pour essuyer ses yeux qui le piquaient. Il reprit le rinçage. Il sortit de la douche et enfila son peignoir. Il se dirigea vers sa cuisine, ses pieds nus marchaient sur le parquet avec chauffage au sol. Il se fit un lait chocolaté et s'assit sur le canapé. Il alluma la télé et se laissa bercer par son bruit, posa sa tasse sur la table basse et se mit en position allongé, puis s'endormit. Il rêva de Anne. Il avait 15 ans et elle en avait 20 ans. Ils étaient devant un étang, le soleil se couchait, les nuages et le ciel avaient une teinte rosée. Ils étaient bien tous les deux. Franck regardait Anne, il était accoudé à un arbre. Anne contemplait le ciel sans se lasser. Quelle beauté, ils allaient tous les samedis soirs regarder le couché de soleil. Son chat vint le ramener chez les vivants, à son grand mécontentement. -Tu as les crocs? Le miaulement approbatif se mit en accord avec les dires de Franck. Il se releva péniblement et se dirigea vers la cuisine. Il prit la gamelle de son chat et la remplit avec une boîte de pâté. Oscar qui était angora et noir de la tête aux pattes, se jeta sur sa gamelle. Franck lui flatta l'encolure et dit: -Mais oui tu avais faim mon grand. Il s'étira et poussa un bâillement retentissant. Il retourna dans sa salle de bain enfila les habits propres qu'il avait laissé là, prit un calepin un crayon de papier et sortit de son studio, en fermant derrière lui. Une fois dehors, il se rendit à la gare St Lazare. Puis, de la gare, il alla au parc Monceau. Il se posa sur un banc mit son calepin sur ses genoux. Le parc était peut fréquenté ce jour, Franck dépeignait, les passants qui passaient devant lui à vive allure. Soudain une jeune femme le regard déterminé, avança à pas compter. Franck se sentit mal à l'aise, la jeune femme tourna la tête pour regarder derrière elle, et il aperçut sur son visage, comme un masque, il regarda de plus près et vit la tête de Anne, elle avança vers lui et dit: -Franck rejoins moi, je ne peux vivre sans toi. Il lâcha son crayon et son calepin. -Franck viens à moi. -Anne, Anne. -Viens à moi Franck, viens. Il s'affala sur le banc et ses yeux se fermèrent, il se tenait le ventre comme s'il avait reçu un poignard dans le corps et criait "Anne, Anne". -Hé réveillez vous! Il ouvrit les yeux. C'était le docteur. -Doc c'est vous? Elle le redressa. -Vous avez fait un mal aise? - Ça va, ça m'arrive souvent. -Vous voulez que je vous raccompagne chez vous? -Non merci, ça va aller. -Vous en êtes sûr? -Oui. Il y eut un long silence, puis Franck brisa le silence. -Au faite comment vous appelez vous? -Mathilde Duros et vous? -Franck Duchêne. Mathilde s'assit à côté de lui. -Vous pensez encore à votre ancienne petite amie? -Oui ça devient même maladif. -Où que j'aille, je la vois partout, même dans mes rêves et mes cauchemards. Elle lui passa ses mains sur ses cuisses, pencha son visage et dit: -Je sais que ça ne me regarde pas, mais de quoi est elle morte? -Anne? -Oui. -Vous voulez vraiment savoir de quoi elle est morte? Elle secoua la tête. -Si ça ne vous dérange pas. Il fronça les sourcils, rassembla ses souvenirs. -C'est un homme, il l'a tué avec un revolver de sa voiture. Je ne sais pas qui c'est, la seule chose que je sais c'est qu'il a eu un accrochage plus loin. -Qui pensez-vous être coupable dans votre entourage. -Je n'en est aucune idée, pour l'instant. Mathilde se leva et lui dit: -Si un jour, je le vois, je vous le dirais. Je vous en donne ma parole, une personne aussi infâme n'a pas sa place sur terre. Il lui tint le poignet. -Ne prenez pas de risque, je… -Vous? -Je n'ai pas envie qu'il vous arrive quelque chose. Il savait au fond de lui-même que c'était surtout parce qu'elle l'attirait et qu'il ne voulait pas la perdre. Il savait aussi qu'il bafouait la mémoire d'Anne et cette perspective lui fit froid dans le dos. Il n'avait pas encore fini son deuil, que penserait Anne, la haut dans les nuages. Mathilde était bien faite, poitrine parfaite, elle avait un corps fin, elle portait un jean, des talons hauts, un teeshirt bleu et une veste marron. Elle le regardait du haut de ses un mètres soixante-dix. Ses yeux verts le fixaient et elle dit en riant: -Franck vous rougissez. Il la regardait bêtement et il était effectivement entrain de rougir, de ce qu'il allait faire sans doute. -Anne pardonne-moi. -Quoi? Il se leva et ne calcula plus rien, elle était là devant lui et son corps de rêve le narguait. Il l'enlaça et l'embrassa passionnément. Elle fut surprise et ne se rebella pas. Mais elle prit conscience de ce qu'ils faisaient et la phrase qu'avait dite Franck avant de l'embrasser prit soudain une importance pour elle. Elle lui saisit les épaules et le repoussa doucement. -Qu'est ce que vous faites? -Je ne voudrais surtout pas vous causer de problème. -Qu'est ce que vous voulez dire par là? Ce n'est rien Il allait recommencer quand elle lui dit. -Non c'est mal, ce que l'on fait. -Pourquoi? -Vous avez pensé à Anne? Elle baissa ses bras, il la lâcha et n'osa plus la toucher. -Elle est morte et je voudrais oublier, et en plus ça ne semblait pas vous faire grand chose hier soir. Quand je vous ai dit qu'elle était morte et que vous aviez passé la nuit avec moi. -Et c'est vous qui me dîtes ça. -Je sais, je regrette sincèrement ce que j'ai fait. Je n'aurais pas dut, je voulais vous montrer de la compassion. -Eh bien c'est rater. -C'est comme ça que vous me remercier. Si j'avais su ce qui se passerait ensuite je crois que j'aurais dû, vous laissez avec vos morceaux de verre dans les bras. -Vous n'aviez pas le choix. -J'aurai pu feindre un malaise. -C'est ça votre conscience professionnelle, c'est ce qu'on vous a appris à la fac. -Ne remettais pas en cause mes études et je vous signale que grâce à moi vous n'avez plus rien aux bras. -Peut-être mais ais eut mal. -Ne vous en fait pas c'est normal, ça veut dire que vous êtes un être humain et pas un bloc de pierre. -Je pourrais aller me plaindre. -Si vous n'avez rien d'autre de mieux à faire de la journée, allez-y ça vous occupera au moins, dit-elle en s'éloignant. -Je plains la pauvre Anne, sa mort a dû être une délivrance. Et sur ses mots, elle disparut de son champ de vision. Franck s'en alla et il prit le métro pour rentré chez lui. Il était assis contre la vitre du transport en commun et bougonnait. Il pensait: "Putain qu'est ce que je suis con dès fois. Elle m'a soigné et en plus de ça elle a éprouvé de la compassion pour moi. Je ne méritais pas de la rencontrer. Ça aurait pu être une seconde chance pour moi." Il se mit à souffler. " Anne me manque horriblement". Sa silhouette fine se rappela à lui. Ses longs cheveux blonds encadraient son visage angélique. À l'époque il n'avait que quinze ans et elle vingt ans. Il l'avait aperçu lors de sa première année de lycée. Dès qu'il l'avait vu son cœur s'était mis à battre à plein régime. Il avait pris un jour son courage à deux mains et cela a été bénéfique pour lui. Après les cours, ils se retrouvaient près d'un étang et ne cessait de s'enlacer de s'aimer. Il se mit à somnolait pendant tout le trajet et oublié qu'il était dans un métro à moitié tagé et aux vitres fissuraient. Il oublia même la présence des autres passagers aux visages blêmes et fatigué après une longue et dur journée passé au bureau mais soulagé de se retrouver bientôt, bien au chaud dans leur pantoufle, chez eu et au calme. Tous d'un coup le conducteur du métro arrêta violement les machines, les passagers tombèrent à la renverse Franck se releva et regarda par la vitre à côté de laquelle, il s'était mis. Il chercha du regard ce qui avait bien pus faire freiner aussi brutalement le métro. Puis il se vit sur le quai. Son double le fixé intensément. Il mit sa main sur sa tempe, baissa rapidement son bras, il mit ses bras en arrière et sauta à corps perdu sur la voie ferré. Son corps fit un craquement sinistre et du sang sortit de sa bouche, il sourit à un autre Franck qui était aux commandes de l'engin, ils se saluèrent, le Franck blessé se mit à fermer les yeux et un esprit sortit de sa tête c'était Anne, elle regarda le corps puis tourna sa tête vers Franck qui regardait la scène sans comprendre et elle lui dit: -Franck c'est ça que tu veux? Franck n'était plus maître de son corps et sa tête pivota sur elle-même en signe de négation. Anne reprit: -Alors oublie- moi, oublie- moi. Tous s'obscurcit, Il vit son double sur une civière qui roulait toute seule, elle se dirigea vers un halo blanc et disparut. -Ohé. On le releva, son nez était en sang, quand le métro s'était arrêté, il s'était pri violement une barre de maintenance. -Vous êtes amoché. Franck ne distinguait pas nettement son interlocuteur, à cause du coup. -je ne voudrais pas vous inquiétez, mais je crois que votre nez est cassé. -Ce n'est riiiiien. -Je vais appeler les urgences. Franck lui tint le bras. -Non, je vais m'en sortir, tous seul sans l'aide de…de…de. -De qui? -Mat..thilde. L'homme qui l'avait aidé le regarda avec étonnement. -Mais, vous n'allez pas rester comme ça! -Je vous empr… Je suis assez grand. Il appela quand même l'hôpital. Franck était sur une civière, il entendit très nettement. -Le docteur Duros, et demandé au bloc opératoire A, dit l'infirmière de l'hôpital Lariboisière dans son interphone. Franck grommela. -On vas me placer ou? L'un des brancardiers lui dit: -Au bloc opératoire A. "Merde." Se dit Franck. Une fois placer sur le billard, il souffla un bon coup. Mathilde arriva en le voyant là allongée sous ses yeux, elle eu un moment de recul. "Elle va le dire ou pas."Se dit Franck. -Désoler je ne m'occupe plus de ce genre de cas, dit-elle à ses collègues. Au moment ou elle allait tourner sa tête Franck lui dit. -Ce n'est pas de ma faute. Elle le fixa avec une pointe d'ironie dans le regard. -De toute ce n'est jamais de ta faute? Il regarda les autres personnes autour de lui en leur montrant du regard qu'il n'a rien avoir avec ce genre de familiarité. Il tendit ses bras vers elle en signe d'impuissance. -Vous noterez que c'est elle qui a commencer. -Il faut toujours que tu en fasses une tonne. Il se leva. Elle lui dit sèchement: -C'est toi qui tes mis dans ce pétrin alors je t'ordonne de rester allongé. -Tu n'as rien à m'ordonner vu que ce n'est pas toi qui vas me soigner. Elle sortit du bloc opératoire. -Vous vous occuperez de lui sans moi. Ça ne va pas être difficile vu qu'il s'est déjà remis de ses émotions. Franck la suivit, personne ne bougea le petit doigt. -Écoute Mathilde, je te rassure, je ne me suis pas automutilé rien que pour t'embêter. Elle se retourna. -Ce n'est rien, je m'en sortirai tous seul. Elle se mit à rire. -Tu as regardé au moins ton nez, il est à moitié gonflé, et tu dit que ce n'est rien, tu es vraiment spéciale. Il sourit un peu gêné. -Et c'est ça qui me plaît. Elle baissa son masque, retira sa charlotte et enlaça Franck sous les yeux étonnés des autres agents du service médical. Elle enleva sa tenue de docteur et la laissa tomber ainsi que ses gants et son masque. Franck lui murmura dans le creux de l'oreille. -Il va se faire tard, si tu veux, je t'emmène… -Ou tu veux du moment qu'on soit ensemble. -Allons chez moi, alors. Ils partirent tous les deux comme s'il ne c'était rien passé. Une fois chez Franck, Mathilde regarda dans quel endroit elle était tombée. Ce n'était pas le pays des merveilles, mais par contre le lapin blanc était plutôt sexy. Elle s'accommoda vite du lieu. -Tu veux que je te serve quelque chose à boire. -Non ça va. Ils mangèrent un bout, puis ils se laissèrent tomber sur le canapé. -Bon ou en étions-nous resté. Elle enleva la veste et la chemise de Franck d'une main experte. Il s'allongea sur le canapé. Elle monta sur lui et ce ne fut qu'embrassade position coquine… Franck se coucha à deux heures du matin avec un affreux mal de crânes. Il ferma ses yeux et à ce moment-là, il plongea dans un cortex rempli de souvenir. Les souvenirs s'enchaînèrent à une allure folle. Il revit Anne sous le ciel d'un bleu si pur et là à son grand étonnement, elle lui dit une phrase remplie de mystère directement à lui pas à son autre lui, qui est présent dans tous ses souvenirs. Il ne comprit rien à rien de ce qui ce passé. -Sous l'ombrage du chêne qui, à scellé, notre amour se trouve tous ce que je n'ai su te dire étant vivante trouve le secret et tu comprendras. Puis après, il fut propulsé dans un souvenir qu'il aurait préféré oublier toute sa vie. Il était sur un trottoir, c'était la nuit. Il était bien habillé et attendait Anne dans sa voiture, qu'il avait garé sur le trottoir, opposé à celui sur lequel elle habité. Enfin elle sortit de chez elle belle comme tous. Il sortit de sa voiture pour aller à ça rencontre. Une voiture déboucha de nulle part et rouler à contre-sens. Elle s'arrêta, une vitre se baissa, une main gantée en sortit, elle tenait un silencieux. Un coup partit, une balle siffla et atteignit la tête d'Anne. -Ahhh Elle tomba Franck la retint. Il vit qu'entre ses deux yeux il y avait une tache de sang écarlate. Il mit la tête d'Anne contre son corps et pleura. -Noooooooon, Pourquoi moiiiiiiiiii. La main armée cracha une balle qui toucha Franck à l'épaule. -Allons y. Dit une voix de femme. Et la voiture se mit rouler. Tous d'un coup, une voiture surgit de nulle part, les percutas de plein fouet, le conducteur et la passagère s'était engagée dans une voie à sens unique, mais ils avaient eu la mauvaise idée de la prendre à contre-sens et ils ont récolté ce qu'ils avaient semé. La voiture contenant la meurtrière et sont laquais perdit son capot et prit feu. Les deux hurluberlu sortirent de l'épave, La femme courait comme une dératée suivit de loin par le chauffeur qui avait la jambe en sang et qui boitiller. Franck se leva en sueur des "Anne" et des "Non" plein la bouche. Il n'était que six heure du matin, mais pou lui ça n'avait pas la moindre importance. -Qu'est ce qu'elle a bien pu mettre sous l'ombrage du chêne qui a scellé notre amour. -Je veux en avoir le cœur net. Il s'habilla rapidement pris les clefs de sa voiture et partit pour le bois de Boulogne. Une fois arrivé, il sortit de sa voiture. Ouvrit grand son coffre et sortit une pelle, qu'il avait empruntée à ses parents et qu'il avait oublié de leur rendre. Il arriva à l'étang et trouva l'arbre. Il toucha l'écorce et sentit une gravure, il regarda et vit le cœur qu'il avait gravé sur l'écorce. Au centre, il avait rajouté un "A", un "+" et un "F". -C'est bien de cet arbre qu'elle parlait. Il saisit la pelle et creusa sans discontinu, enfin il atteignit un coffré genre bois sculpté. Il l'enleva de son écrin de terre et le posa à côté de lui. Il entreprit de reboucher le trou. Il repartit comme il était venu. Il s'acheta un sandwich et le mangea sur un banc. Il mit le coffré sur ses genoux et l'ouvrit. Il découvrit une liasse de petit papier, il la sortit et lit le premier papier. 5 Octobre 2005 Mon cher Franck, je suis désolé de t'apprendre une chose pareille, mais il le faut. Je me suis attaché à quelqu'un. Cette personne, je la connaissais avant de t'avoir rencontré. Puis quand tu m'es apparu je l'ai laissé tombé pour toi. Il n'a pas apprécié tu dois t'en douter, la première chose qu'il m'a dite est: "Qu'est que tu lui trouves." Je lui ai tout simplement dit que nous deux ça ne colle plus, il a eu du mal à se contenir et il m'a répondu "Si je ne t'aie pas personne ne t'auras." Et il est parti. Méfie toi de lui on ne sait jamais, si un jour il essaye de te faire du mal, il faudra répondre par les poings, je sais ce n'est pas ton truc, mais avec lui il faut utiliser la manière forte. Je suis désolé de te mettre dans cette situation. J'espère que tu me pardonneras un jour. PS: Quoi qu'il arrive je t'aimerais pour l'éternité et j'espère que c'est réciproque. Prends bien soin de toit. Ta Anne Franck se mit à pleurer, il serrait bien fort les papiers dans ses mains et maintenant il était sur d'une chose, s'il retrouvait le gars, il lui fera très mal. Il tourna le papier et vit griffonner une adresse. Marc Kaméron: 11 AV DE LA RÉPUBLIQUE. Il retourna dans sa voiture après avoir remis les papiers dans le coffrer, il le mit sous son bras empoigna le casse-croûte et démarra. Les heures défilaient et Franck se rapprochait à vitesse grand V. Il acheta une arme et se rendit au 11 AV De LA RÉPUBLIQUE. Pendant ce temps-là Mathilde avait une urgence, un patient l'attendait dans le bloc A. Elle demanda à ses assistantes ce qui lui était arrivé: on lui répondit que la personne avait eu accrochage, il a un mois et il avait eu une hémorragie externe. Qui c'est rappelé à son bon souvenir aujourd'hui. Mathilde repensa à ce que lui avait dit Franck: "C'est un homme, il la tué de sa voiture avec un revolver. Je ne sais pas c'est qui, la seule chose que je sais c'est qu'il a eu un accrochage plus loin." Elle regarda l'homme allongé sur le billard, sa jambe gauche saignée abondamment. Elle pensa: "si c'est lui le tueur d'Anne, il faut que je prenne des risques, même si je perds mon travail, j'aurai quand même fait une bonne action. -Réveillez le! -Comment! -J'ai dit réveillez le s'il vous plait! Les infirmières se regardèrent. Voyant que ça n'avance pas Mathilde prit l'initiative de le réveillez. -Réveillez vous! Le patient ouvra un oeil. -C'est fini. -Non ça ne fait que commencer. -Comment? -Avez-vous tué une jeune femme? Elle appuya sur la jambe pourpre de l'homme. -Aïe! -Répondez-moi! -Qu'est ce que ça peut vous faire si j'ai déjà tué une femme. -Anne, connaissiez-vous Anne. -Je ne vois pas de qui vous vouliez parler. Elle recommença. -Aïe, vous êtes malade. Anne. OK, je vais vous répondre, oui je la connais ont fréquentaient le même lycée, mais ce n'est pas moi qu'il l'ait tué, je ne faisais que conduire; -Qui aviez-vous conduit? -Une femme, elle voulait se venger. -De qui? -Anne et moi aussi, mais elle, elle voulait la tuée moi je voulais seulement la sermonner, la séquestré peut être. Mais pas la tuée. -Pourquoi Anne? -Elle sortait avec Franck et la femme était jalouse. -Quel est le nom de la femme? -Hélène Mation. Le téléphone sonna, c'était celui de Mathilde, elle décrocha. -Allo. -Mathilde c'est Franck. -Allo tu es ou? -Devant la maison de l'agresseur d' Anne. Mathilde entendit des bruits de talon. Puis plus rien. -Franck! La communication stoppa. Le patient sourit. Mathilde lui lança: -Pourquoi se sourire? -C'est elle, Franck et tombait au bon moment et au bonne endroit. -Expliquez-vous? -Elle m'attendait, elle a dû voir Franck par la fenêtre de chez moi. Elle va profiter de cette rencontre inattendue -Vous habitez ou? Franck sentit le canon d'une arme contre sa nuque. -Comment on ce retrouve Franck? Il reconnu la voix. -Hélène! -Bingo! -Je suis sur que c'est toi, et tu t'es servit de Marc. -Tu es perspicace. -Mais pourquoi? -Devine. -Non pas pour ça quand même. Il fit un sourir et se retint de rire tellement il trouvait sa stupide, de tué quelqu'un pour des gamineries. -Tu te fout de moi? -Bien sûr que non, je ne me le permetterais pas? -J'espère, tu sais, je t'aimais vraiment bien Franck, mais ton choix m'a déçu. -Parce que je sortais avec elle et pas avec toi. -C'est en effet ça. -Te servir de l'ex d'Anne était pitoyable. -C'était plutôt facile. -Je suis étonné qu'il ne t'ait rien fait après ce fiasco. -Je le tenais par la laisse. -C'est bien gentil tout ça, mais on va rester longtemps ainsi. -Ne t'en fait pas tu ne t'ennuieras pas crois- moi. -Tu as quelque chose derrière la tête, je ne me trompe. -Tu ne crois pas si bien dire, allez tourne-toi. Il la regarda, cette jeune femme brune le visage dessiné au fusain, ses yeux marron le fixaient. -Oh Franck ne compte pas t'enfuir, c'est un conseil. -Ou? -Je te descends, allez monte! Il s'exécuta, car elle ne s'emblait pas plaisanté. Ils montèrent les nombreuses marches puis arrivèrent devant une porte. -Ouvre là! Franck tourna la poigné, il vit un appartement tout retourner. Tout était en désordre, c'était un véritable capharnaüm. -Assis toi! Elle ferma la porte à clef. Franck s'assit. Elle se dirigea vers ce qui devait être un canapé. -Tu as réussi à m'échapper, à cause de Anne, cette fois si elle ne seras pas là pour m'empêcher de faire une chose que j'avais envie de faire avec toi et pas une autre personne: l'Amour. -Désolé, mais je n'ai rien pour me protéger, on devra reporter ça à un autre jour. -Oh non c'est trop facile. Elle se déchaussa défit la robe dans laquelle elle était roulée. L'habit tomba comme une plume et laissa apparaître son corps. Alors qu'elle se préparait à dévoiler ses partis les plus intimes, Franck tourna la tête. -Alors Franck je ne te plais pas. Il regarda et la vit nue. Elle s'approcha de lui et l'attacha, puis elle grimpa sur lui et commença à le déshabiller. Soudains des bruits se firent entendre. Hélène avait enlevé la chemise de Franck et touchait la plaie que lui avait faite la balle tirée par elle. -Ça te fait toujours mal, j'imagine. La porte fut forcée et éventrée. Et dans l'encadrement de la porte ont pouvait voir Mathilde, tenant Marc ferré dans un attirail de bandage et autre. Hélène se dégagea de Franck et s'écria. -C'est qui elle? Mathilde se jeta sur Hélène et la repoussa. -Pas de casse, Franck, dit-elle en se relevant. -Non ça va, au faite si ça ne te dérange pas tu peux me détacher s'il te plait. Mathilde lui défit ses liens. Marc sautilla jusqu'à Hélène. -Ça va. -J'ai connu pire, dit-elle. Marc se dirigea vers la fenêtre de son logis et attrapa un morceau de verre brisé. Il essaya de défaire ses liens, mais Mathilde l'en empêcha. -N'essaye même pas. Franck se redressa et demanda à Mathilde son téléphone cellulaire car le sien était tombé. Elle le lui envoya et il lui dit: -Garde les biens, je vais appeler la police. Il descendit et composa le numéro. Quelque minute après les agents de l'ordre arrivèrent sur le terrain. Mathilde regarda par la fenêtre, Marc se fit défaire les liens grâce à Hélène. Elle lui demanda de prendre son flingue et de tué Franck. Mathilde entendit la discussion, elle les regarda et fut étalée par Marc. Il se dirigea vers la fenêtre, visa et… Franck se dirigea vers les agents; -Tous vas enfin prendre fin. Soudain une détonation se fit entendre, son corps tomba en avant un petit filet de sang s'échappa par sa nuque. Les policiers levèrent la tête et virent: une femme complètement nue, qui tenait un revolver en tremblant des mains. Des larmes coulèrent de ses yeux. -"Je t'avais dit que je te tuerais, si tu essayais de t'enfuir." Mathilde se releva et vit Marc un morceau de verre dans le ventre. Elle regarda et vit Hélène les bras tendus vers l'extérieur de la pièce. Elle se saisit d'elle et lui fit lâcher sans trop de mal l'arme qu'elle tenait entre les mains. Les policiers investirent le périmètre et ils coffrèrent Hélène. Mathilde était dehors et tenait Franck dans ses bras, elle lui murmura à l'oreille: -Franck ne me laisse pas toute seule. Il avait les yeux rivaient vers le ciel, des larmes coulèrent de ses yeux, son corps prit froid, il se fit léger. Les battements de son cœur faiblirent petit à petit et le dernier battement clôtura la triste existence de Franck. Le ciel se dévoila à ses yeux morts, une lumière blanche enveloppa son corps meurtri, déjà la sirène d'une ambulance se fit entendre, mais il était trop tard. Une silhouette se profila au bout d'un tunnel : c'était Anne. Franck se sentit soudain soulevé, il était allongé sur une civière, qui roulait toute seule, elle suivait la lumière blanche, jusqu'à s'évanouir complètement.
Fin


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THE FOUR ELEMENTS

THE
FOUR
ELEMENTS

CHAPITRE
1

Il y avait bien longtemps notre planète était belle est verdoyante.
Mais la cupidité et l'arrogance des hommes eurent bientôt raison de notre écosystème.
Notre planète se désagrégea est s'effrita au fil des années, car les guerres et la pollution causèrent notre perte à tous.
La couche d'ozone disparut à cause de la pollution et de la climatisation.
Notre seule chance de survie devait résider dans notre lutte pour la sauvegarde de notre environnement.
Mais aller expliquer ça aux hommes politiques, ils ne feraient qu'étouffer l'affaire, ou bien achèterons votre silence.
Nous ne sommes pas protégé de la corruption que les hommes politiques utilisent pour arriver à leur fin.

Toujours est il qu'un matin un énorme astéroïde s'abat sur la terre.
Étant dépourvu de notre couche d'ozone, l'astéroïde fit d'effroyables dégâts.
Il était de plusieurs couleurs qui se segmentèrent en plusieurs parties. Chaque couleur atterrie dans un endroit bien spécifique, le bleu endommagea les plages et les ports.
Le blanc les aéroports.
Le rouge les volcans. Le marron, les régions montagneuses et la France y échappa.

Des curieuses anomalies furent présentes après le crash de l'astéroïde, les plaques tectoniques furent remodelées.
Elles prirent toutes la couleur de chaque partie de l'astéroïde.
Elles formèrent ensuite une grande étendue de terre sur un océan qui a décuplé.

CHAPITRE
2

Le bleu représente maintenant le peuple de l'eau, les Dorassiens, qui après le cataclysme ont reçu l'enseignement des Atlantes. Ils pouvaient donc fabriquer et contrôler des équipements, et des moyens de locomotion propre à cet ancien peuple .

La culture se transmit de génération en génération, ils eurent un lien de parenté avec eux.
Mais ils se ressemblaient en rien, ils avaient des ouïes, des pieds palmés et la peau légèrement bleutée.
Ils prenaient même les Atlantes pour leurs ancêtres.
Malgré tous ces événements, ils constatèrent que leurs ancêtres avaient réussi à s'adapter à la vie aquatique.
Ils gardèrent le style architectural de leurs ancêtres par exemple le cirque, mais ils ne l'utilisèrent pas à des fins violentes.

Le blanc représente le peuple Najien, ils vivent dans un arbre immense qui traverse les nuages. Il est tout en verre, ses fruits
sont en cristal avec un liquide enfermé à l'intérieur.
Très nourrissant ils leur permettaient de tenir toute la journée.
L'arbre renferme un véritable village.
Il y avait des entrées bloquées grâce à des plaques de verres disséminées sur celui-ci.
On ne pouvait y accéder quand volant, c'est pour ça que ce peuple utilisait des ailes solaires, ou lunaires.
Il faisait tellement froid que l'arbre était recouvert de givre, de glace et de neige.
De grandes tempêtes de neige survenaient parfois.

CHAPITRE
3

Le marron représente le peuple Fhounsien ce peuple est très primaire, il affectionne un jeu vraiment bizarre appelé shoot roc. Il y a deux équipes en tout, qui tous les ans s'affrontent dans une arène, le but du jeu est de taper dans un rocher et de l'envoyer dans le camp adverse, qui assez petit, vu qu'il se situe entre les jambes du gardien à ras le sol.

Le rouge représente le peuple Nakirossien et leur paysage et recouvert de sable rouge.
Ce peuple était régi par lord Touïnara un homme cupide et sournois qui décida un bob matin de dresser un blocus tout autour des peuples libres.
Il inventa l'armé de terre pour surveiller le peuple Fhounssiens. Cette armée était dirigée par le maréchal Termac
Secondé par le général Griword.
Il inventa l'armée de l'air commandé par le général Spickleus et Touïnara inventa aussi la marine régie par l'amiral Sorckn.

Les rescapés du crash construisirent des palais monumentaux, les rescapés étaient les seules qui n'avaient pas été métamorphosé après le cataclysme, qui avait bouleversé la planète entière. Ils construisirent des armes, sachant qu'ils seraient peut-être attaqués, tôt ou tard, par un être humain ayant subie des mutations génétiques ou intellectuelles.
Il fallait réagir, il faudra se battre pour sa liberté.
La tache ne serait pas facile et même peut être ardue, car la moitié du globe avait été touchée.
Ils étaient gouvernés par des souverains.

CHAPITRE
4

Au nord vivait les Nakirossiens ainsi que lord Touïnara. Leur territoire était à sa surface d'un sable rouge, et son sous-sol recouvert d'une nappe de lave.
Dans sa forteresse, le lord contemplait son territoire d'un œil expert. Une épaisse muraille entourait son domaine.
Des tempêtes violentes et la chaleur écrasante pouvaient souvent avoir raison des petits importuns, qui n'étant pas acclimaté, soufraient sous d'atroces douleurs.
Il ne manquait rien à son bonheur, sauf des esclaves.
Il était livide, ses yeux étaient injectés de sang.
Il avait une épaisse chevelure brune, il était froid et cruel et aimait voir les gens souffrir.

Il avait des projets en ce qui concerne les raids et les pillages et une cible: le dernier peuple qui n'avait pas subit de transformations.
Il les détestait pour lui ils étaient des sous-espèces qui ne méritaient pas de vivre.
Il se dirigea vers un énorme écran, mit ses mains sur un tableau de bord, et positionna une immense parabole vers le territoire Fhounssien.
Il l'activa, l'écran crépita et une immense silhouette aux cheveux grisonnants apparut, se tenait droit, les mains derrière le dos.

-Maréchal Termac.

-Oui seigneur.

-Donné immédiatement l'ordre a vos troupes d'envahir le peuple inoccupé par nos forces sur le champ.
-À vos ordres excellence.
-Et tué le couple royale, terminée.

L'écran redevint opaque et à ce moment-là un sourire s'afficha sur les lèvres du lord.
-La moisson va commencer.
Il prit un gobelet en cuivre et en but son magma chaud.
Dégaina deux grandes épées et les fit tournoyer dans les airs.

-Et cela accentuera la peur des autres peuples qui sont sous ma juridiction ha ha ha ha ha ha ha, mon pouvoir sera décuplé.

Ses yeux brillèrent d'une lueur malsaine, il fit volte-face dans un bruissement de cape de velours noir.

CHAPITRE
5

Le peuple rescapé fêtait l'anniversaire de l'héritière au trône
Qui s'appelait Jane âgée maintenant de 18 ans, fille du roi Ménéras et de la reine Morganant.
Alors qu'une réception était en son honneur dans le palais royale richement décorés de colonnades de marbres, de tapisseries diverses, de lustres…

Les invités étaient installés dans une immense salle de bal attendant patiemment l'heure de l'ouverture, se délectant de mets digne de leur nom.
Le roi et la reine étaient sur une estrade, assis dans des sièges en velours rouge.
La princesse était vêtue de ses riches atours: robe rouge en satin, longs gantelets qui montaient jusqu'aux épaules…
Elle descendait les marches d'un grand escalier au fond de la salle, soudain.
Les murs vibrèrent, puis explosèrent dans un tonnerre de pierre cassées.
Des gigantesques machines de guerre apparurent, c'étaient des sortes de chars d'assaut sur des chenilles.
La machine de tête se posta vers le trône, pendant que les autres faisant fuir les invités apeurés.
Jane descendit les marches à toute allure, brusquement le lustre central se dévissa et tomba lourdement sur le sol.
Elle eu juste le temps de courir, la machine de tête s'ouvrit par derrière et une passerelle se déroula, Lord Touïnara descendit Jane en le voyant prit peur. Les yeux vitreux du Lord se posèrent intensément sur le roi et sa compagne.
-Mes hommages sir, dit-il en se courbant.

Il sortit ses deux épées et prit les deux cous en étau.
D'un geste vif, il les décapita.

Jane s'effondra en larme à la vue de ce massacre. Un robuste majordome la fit taire.
-Reprenez vous et suivez moi en silence.
Il la prit dans ses bras, elle mit sa tête sur son épaule et pleura.

-N'ayez crainte, nous allons fuir cette enfer.
-Vous croyez? Dit le maréchal derrière leur dos.
Ils se retournèrent tous deux vers l'homme, qui braquait un browning.
-Vous n'irez nulle part je le crains.
Le lord arriva sur les lieux.
-Qu'avez-vous là Termac?
-Deux fugitifs votre excellence.
-Ha voyez vous ça. La princesse fait une fugue à présent.
-Vous avez tué mes parents sale monstre.
-Ils commençaient à se faire vieux.
-Comment pouvez vous?
-J'ai tous les pouvoirs.
-Ce que je vois c'est un lord pathétique est raciste.
Le majordome se retint de rire.
Touïnara se retourna.

-C'est désopilant n'est-ce pas.
-Très.
-Et vous je vous préviens espèce de sale garce, vous parlerez moins quand vous les rejoindrez.

Elle soutint tellement son regard perçant qu'il en fut courroucé.
-Vous serez mon esclave.
-Je préfère mourir que de voir tous les jours votre horrible visage.

Il la gifla violement, elle tomba à terre, sa joue droite était écarlate.
-La prochaine fois, vous ne me tiendrez plus tête.

Ses cheveux châtains clair reposaient sur le sol, elle le regardait d'en bas, ses yeux marron se refermèrent et elle sourit.
-Mettez la à l'intérieur.
Il se pencha et caressa ses cheveux soyeux.

-Ce serait dommage de gâcher pareille beauté.
Il se releva puis regarda les gardes l'emmener à l'intérieur du tank.
Il les suivit monta les marches et prit une dague.

-Au fait, voilà pour toi. Dit- il en se retournant, il lança son couteau qui transperça le coup du majordome.

-C'est marrant n'est ce pas.
Les gardes la déposèrent sur la banquette arrière, le maréchal Termac se tenait à l'avant.
Touïnara était avec Jane, il l'avait soigneusement attaché avec des câbles paralysants.
Il caressait ses cheveux sans se lasser.

Tu es mienne à présent.
-Seigneur.
-Qu'est qu'il y a?
-Nous n'avons plus de carburant.
-Comment?
-Il faut sortir, il va y avoir un surchauffe.

Il regarda par le hublot derrière lui et il vit le majordome découper des câbles.

-C'est même très marrant, dit le majordome.

Touïnara sortit par le toit Jane dans ses bras, il bondit et fit un salto avant. Le char d'assaut explosa et il atterrit sur ses deux jambes. Il donna un coup de pied contre le majordome;

-Tu as failli la tuer imbécile.
-Maréchal, maréchal Termac.

Il se retourna et vit l'officier brûler sur le tableau de bord.
-Je vais siffler mon dragon.

Il prit un petit tuyau de cuivre et siffla dedans.
Sa monture débarqua sur les décombres et rétracta ses ailes.
Touïnara monta sur le dos du dragon.

-On rentre Arcon.
Le dragon fit volte-face et s'arracha du sol, il bâtit frénétiquement des ailes jusqu'à devenir un point dans le ciel bleu azur.

CHAPITRE
6

Plusieurs miles après, ils arrivèrent en vue du territoire Nakirossien.

Juste sous leurs pieds toutes une enfilade d'engins de guerre rentrait au bercail.

Jane se réveilla et faillit glisser de la selle, Touïnara la retenait.

-Ça serait une grande perte si vous tombiez.
-Qu'est que ça peut vous faire si je tombe dans le vide.
-Je ne vous aurais pas à mes côtés pour soulager mon stress.
-Vous êtes angoissé, ho pauvre petit cœur.
-Ceci ne me fait pas rire.
-Alors qu'est ce qu'il faudrait faire pour attendrir votre cœur de pierre.
-Je vous est préservé de la mort, vous me devez le respect.
-Vous voulez peut-être que je vous remercie en plus.

Arcon se posa sur une plate-forme d'atterrissage, il replia ses immenses ailes déployées et s'arrêta.

Touïnara défit les liens de Jane.
Il voulut la prendre pour la faire descendre, mais elle ne voulut pas se faire aider.

-Laisser je vais le faire moi-même.
-Vous êtes sûr.
Pour toute réponse, elle se laissa glisser sur le dos du dragon.

-Vous me prenez pour une empotée My lord.
-Non je voulais être sûr que je vous ramènerais dans mes appartements entière.
-Votre sollicitude me va droit au cœur.

-Oh fait puis-je vous appelez par votre prénom.
-Je n'y tiens pas, gardons nos distances.
-Vous êtes ravissante.
-Je prendrais cela pour un compliment.
-Bon vous êtes prête à servir mes moindres désirs.
-Ça par contre je le prendrais pour du sadisme.
-Plait-il.

Elle lui donna un coup de pied dans le genou, elle ressentit la douleur.

-Vous ne sentez rien!
-Je me suis cassé les deux jambes en tombant de mon dragon, il cogna son genou, et maintenant je suis doté de deux prothèses en métal.
-C'est ignoble.
-Et ce n'est pas tout, car maintenant tout mes os, ont été recouverts de métal, et ma cage thoracique a été soudée.
Maintenant je suis obligé de cacher mon apparence grâce à ça, dit-il en montrant un bracelet métallique.
-Mais pourquoi?
-Je me suis fait broyer par un char lors de mon travail quand, j'étais encore général.
-Je comprends pourquoi vous avez besoin de moi, pour vous faire oublier votre accident.

Il la conduisit dans ses appartements, qui étaient luxueux et tapissés de rouge du sol au plafond.
Des lustres étaient accrochés au plafond, un très beau divan était au fond de la pièce.
Un bureau en chêne sculpté était en face d'une fenêtre.
Un lit à baldaquin était disposé à droite de la fenêtre.
Il y avait une fontaine de marbre au milieu de la pièce et dans le bassin, il y avait Artémis (Diane) la déesse de la chasse.
Et derrière eux à gauche et à droite de la porte, il y avait une statue d' Arès (Mars) dieu de la guerre et Athéna (Minerve) déesse de la science et des arts accompagnée de ses accessoires de guerre, d'un olivier et d'une chouette.

-Wilmore.
Une porte secrète s'ouvrit, laissant apparaître un Najien dans la force de l' âge.
C'était le roi du peuple Najien réduit au statut de domestique.

Votre majesté je vous laisse à vos bons soins cette charmante personne, qui se trouve être aussi un sang bleu. Moi je vais me retirer, assurez-vous qu'elle ne manque de rien merci.

Le lord claqua la porte et partit. Jane fit le premier pas.

-Bonjour, je me prénomme Jane. Vous aussi vous êtes en captivité ?
-Malheureusement oui.
-Pourquoi s'adresse t-il à vous de cette façon ?
-Je n'ai pas à ma plaindre, d' habitude il me crie dessus dès qu'il rentre. Là je le trouve jovial.

-Au faite j'y pense, ça doit être grâce à vous cette vague de bonheur.
-Oui malheureusement.
-Pourquoi dite-vous cela.
-Je suppose qu'après il va me demander de l'épouser.
-Ce n'est pas dans ses habitudes, dit-il.
-Quoi que vous êtes tellement belle, que je me demande s'il va faire abstraction à la règle, qu'il s'est toujours imposé.
-Laquelle?
-De ne jamais s'attacher à quelqu'un.
-Mais ça ne sert à rien de s'inquiéter.
-Pourquoi?
-Nous partirons d'ici ce soir.
-Comment?
-Sous mes airs de soumis, j'ai peaufiné pendant deux le moyen de sortir d'ici.
-Mais comment, c'est impossible?
-Hé non, impossible n'est pas Najien, je dispose d'aide extérieur.
-Un Fhounsien: Tatouït l'un des plus intelligent de son peuple et un Dhorassien, c'est un véritable géni celui-là.
-Qu'est ce qu'il a fait d'aussi extraordinaire?
-Il a réussi à voler des combinaisons anti flamme, il est allé dans les différents peuples, chercher différentes armes, qui nous sont appropriés à tous les trois.

Tout d'un coup la fenêtre se brisa, et le Dhorassien surgit de nulle part.

Suivit par le Fhounsien, le géni fit une pirouette dans les airs et se posta sur le bureau. Tatouït qui était derrière, attendit patiemment que le Dhorassien descende du bureau.

-Wilmore nous ne sommes pas en retard?

CHAPITRE
7

-Non vous êtes même pilepoil à l'heure.
-J'ai tout ce qu'il faut.
Il descendit de son perchoir et s'agenouilla devant Jane.
-Et vous aussi, je vous ai rapporté vos affaires pour le voyage, votre majesté.
-Ha bon?
-Oui bien sure.
-Comment ça bien sure?
-Wilmore ne vous l'a pas dit?
-Dit quoi?
-Je suis voyant aussi, je lis l'avenir. Je savais que vous seriez des nôtre.
Il prit un paquet dans son sac et lui tendit.
-Merci.
-Bon allons à côté, et laissons la se changer.

Ils empruntèrent le passage.
Elle déposa tout sur le lit, enleva sa robe et ses atours.
Puis elle mit un pantalon moulant et un tee-shirt bleu.
Une ceinture équipé d'un holster pour blaster, un blaster, une capuche à capuchon bleu, des protèges poignées et chevilles et une paire de bottes de voyage bleu.
Ensuite elle s'attacha les cheveux. Elle ouvrit le passage secret quand tout à coup une voix se fit entendre.

-Seigneur vous êtes là.
Il se risqua à l'intérieur et la vit ouvrir le passage.
-Halte là mademoiselle, je suis le général Griword et …
-Vous ne m'aurez pas.

Elle dégaina son blaster et tira vers le général. Il ne faisait pas le poids avec son browning.
Le passage s'ouvrit, elle s'y engouffra.
La plaque de tôle se referma ensuite, le général voulu la retenir mais il était trop tard.

-Général Giword, à poste de sécurité, rattraper la princesse Jane, immédiatement, dit-il dans son talkie-walkie.

Elle était à l'abri, mais pas pour longtemps, car le sol se déroba sous ses pieds, elle glissa dans un énorme conduit qui l'envoya dans une petite pièce. Une porte s'ouvrit et elle arriva dans un hangar, ou se trouvait une ribambelle de transport de troupes. Une main l'entraîna vers l'arrière, et la mit dans l'ombre d'une caisse de munition.
-C'est nous.
Elle se retourna, et elle les vit.
-Vous avez prévu quoi par la suite;
-La dissolution.
-Rien que ça.
-Ils sont des membres importants de leur peuple, ils se glisseront chacun dans un transporteur qui se rendra près de chez eux.
-Je fais quoi moi?
-Vous viendrez avec moi, chez mon peuple, vous y serez en sécurité.
-Je veux d'abord tuer le lord.
-Ne vous en faite pas, il paiera pour ce qu'il a fait, je peux vous le garantir.
-Qu'est qu'on attend pour y aller alors.
-Vous n'irez nulle part. Dit un officier entouré d'une troupe de sécurité.
-Encore arrêté dans mon élan, c'est à peine croyable.

CHAPITRE
8

Lord Touïnara débarqua flanqué d'une troupe en armure noire, moucheté de rouge

-J'ai l'impression que vous n'aimez être en ma compagnie.
-Je ne voulais pas vous indisposer.
-Qu'elle sage parole, vous êtes réticentes voilà tout.
-Non je suis, vous et moi ça ne marchera pas.

-Après tout vous avez peut-être raison, nos relations n'avaient pas lieu d'être en tant qu'ami.
-C'est pour ça que je vais passer à l'étape supérieur, dans un mois vous serez ma femme, que vous le vouliez ou non.
-Aussi pendant ce mois vous serez enchaînée et fouetté, pour vous apprendre ce que c'est, que de refuser mes avances et d'avoir voulu vous enfuir, emmener là.
-Vous ne méritez pas de vivre sur cette terre.
-Ou du moins ce qu'il en reste, lança t'il.

Les gardes les saisirent et les emmenèrent dans les geôles.
Les geôliers sourirent en les voyants arriver.
L'un deux (car ils étaient deux) demanda au garde.

-On les gardes au frais pendant combien de temps?
-Un mois, ordre de sa majesté, et veillez bien à ce que la fille est des coups de fouets tous les jours.
-Ha oui une dernière chose encore, mettez la en sous-vêtement et suspendez la en hauteur.
Bien sure vous n'oublierez pas de la nourrir c'est comprit.
-Oui je crois.
-Il y a intérêt, à ce que ça soit clair, dans vos cervelles
-Pas de problème, on va vous la pouponner votre petite sang bleu.

-C'est bien ce qui me fait peur. Ils partirent sur ces mots.
-Allez ma jolie, tu vas te déshabiller et après on va commencer la séance de coup de fouet.
On commencera par une dizaine de coups puis demain ça ira croissant, jusqu'à atteindre une centaine de coup de fouet.
-Et on espère qu'après ça, tu tiendras moins tête au maître, enfin on espère, pour votre intérêt.
Il sourit, ses dents jaunes vacillaient sur sa mâchoire inférieure et supérieure.

-Très bien ça vous amuse espèce de vulgaire anarchiste et analphabète de surcroît, en une phrase, il n'y à pas d'ordre c'est le désordre total, vous faite tout ce que bon vous semble n'est ce pas?

Il la regardait étonner, surprit qu'elle montre une quelconque rébellion face à un ordre du lord.

-Je vais me déshabiller ci c'est ça que vous attendez avec impatience.

Elle obéit donc à cette ordre incongru et rentra dans ça cellule.

Là elle se mit en sous-vêtement et attendit.

L'un des primates de service la rejoint avec un sourire satisfait.

Il avait en sa possession un fouet à lanières en cuir rougi par le sang de ses dernières victimes.

En la regardant droit dans les yeux, il comprit qu'en voyant son fouet rougeâtre, elle avait pris peur.

-Ne craint rien ma jolie, ceux que j'ai fouetté au paravent n'ont rien sentit.
Car ils ont tellement pris peur en me voyant qu'ils étaient déjà mort avant que je donne le premier coup.

-Ça ne me rassure pas.
-Pas de simagrée, je vous pris, car vous les femmes, vous êtes réputé pour être plus résistantes au mal, que nous les hommes.
-Ce n'est pas une raison pour faire preuve d'autant de tyrannie.

Il la prit par le bras gauche puis attacha son poignet au-dessus de sa tête et fit la même à l'autre bras.
Elle était suspendue à ras du sol, il la tourna dans l'autre sens si violement, que sa poitrine se heurta contre le mur. Elle poussa un cri rauque.

Il lui fouetta le dos sans ménagement, il le fit de plus en plus vite et de plus en plus fort.
Et la dixième fois, il s'arrêta comme promit. Il lui donna une rasade d'eau et lui enfourna un quignon de pain dans la bouche.

-Je comprends pourquoi le maître vous aime vous êtes un joli bout de femme.
Il se risqua à jeter un coup d'œil furtif sous son soutien gorge, mais il eut pour tout récompense un coup de pied vengeur sous le menton. Ce qui acheva sur le coup ses dents jaunies, qui se mirent à dégringoler hors de sa bouche.

-La ftu a afevait mes fielles fdents tu es pfolle.

Il se tient sa mâchoire sanguinolente et sortit de la cellule en titubant. Son comparse le saisi et le mit sur un tabouret. Il referma la porte et regarda son compagnon avec un air de dégoût. Jane comprit que ça n'allait pas être un moment de détente, car déjà l'envie de trouver un moment de repos, se fit ressentir et ses paupières commencèrent à se fermer.

Elle tomba dans un sommeil profond, une mèche de cheveux tomba devant ses yeux et son corps se détendit instantanément, puis resta ainsi pendant toute la nuit. Le lendemain, un seau d'eau glacée lui fut jeté à la figure.

Elle se réveilla en sursaut, son gardien la fixa avec un air ahuri. Elle se demanda, qu'est ce qui pouvait bien lui passer par la tête, pour lui faire une plaisanterie de si mauvais goût.
Puis elle se ravisa, il était tout bêtement dérangé, rien qu'avec son air de parfait abruti, on pouvait le constater.

-J'émets le désir de recevoir mon pain quotidien.
Il ne comprit rien évidemment.

-Non, mais ne chercher pas midi à quatorze heure, j'ai faim voilà tout, on n'y peut rien c'est la vie.

Elle le regarda et constat qu'il n'était pas une flèche. Heureusement son compagnon, qui de son tabouret avait tout entendu lui dit.
-Elle a pfaim bvoila ftous, bvas donc lui pfdoner de quoi elle a pfesoin.
Son comparse courut chercher de l'eau et du pain. Il revint ensuite avec la nourriture, qu'il déposa au pied au pied de Jane.
-Ça serait sympa de me détacher.

L'autre se retourna et la fixa.
-Est-ce que tu es sûr que tu ne feras pas faux-bond?
-Oui j'en suis sûre.
Il la regarda longuement, puis la détacha du mur, elle tomba dans la poussière. Elle se remit sur ses jambes le regarda froidement, puis prit un air de chien battu et dit en mettant ses genoux dans la poussière et en joignant les mains.

-S'il vous plaît dite que je me tiendrais à carreaux et que contre toute attente. J'accepte d'être son épouse.
Il rit à gorge déployer.
-Ah ah ah c'est la meilleure, c'es vous qui le suppliez d'être son époux.
-Vous trouvez ça marrant?
-Avouez quand même que vous lui avez repoussé ses avances.
-Hé alors?
-Heu rien, oui je vais lui dire.
Il courut hors de la cellule jusqu'aux appartements de Touïnara.
Jane ramassa son dû et le mangea à belle dent, elle sortit de la cellule et vit son gardien affalé sur son tabouret. Elle se dirigea vers la cellule voisine et appela Wilmore. Celui-ci en la voyant se leva.

-Ils n'ont pas été trop dur avec toi? Demanda-t-il.
-Non ils n'ont pas eu vraiment le temps de me faire vraiment le temps de me faire vraiment du mal.
-Tu lui a dit oui alors? Je t'ai entendu.
-Oui je le lui ai dit.
-Pourquoi tu renonce à te battre?
-Ce n'est pas ça, tu n'as donc pas comprit. On va filer à l'Anglaise toi et moi.
-Mais il va vouloir se marier maintenant.
-Ne tant fait pas on s'en ira loin d'ici.
-Tu sais ce que tu fais au moins.

-Oui tu me prends pour qui?
-Je ne sais pas on est jamais assez prudent.

Elle lui sourit et alla chercher son arme à l'armurie, elle alla aussi se rhabiller. Elle cacha son blaster sous ses habits. L'idiot de service revint à la cellule.

-Il a tout préparé ma jolie, les inviters, le prêtre et tout le bataclan.
-allez y je vous rejoins.

Il partit au trot jusqu'à la sortie.

Elle prit les clefs de la cellule et les donna à Wilmore.
-Bonne chance, lui dit-il.
-Si je ne reviens pas le plus vite possible, ça voudra dire que soit, je suis resté bloqué la haut ou soit en m'enfuyant il m'a tué.
-Ne me parle pas de malheur.
-À tout à l'heure peut-être.
-Je l'espère.

Elle monta les marches quatre à quatre jusqu'à la sortie. Elle se fit ensuite emmener dans une pièce lugubre, il n'y avait rien à part la robe qu'elle avait porté lors du bal, le jour de son anniversaire.

-Le maître a pensé à vous, il a demandé que vous la portiez aujourd'hui.
-Je vois
-Bon maintenant je vous laisse, vous préparez, il sortit ensuite de la salle.

Elle se changea le plus vite possible. Elle remit en ordre son épaisse chevelure et décida après de les laisser en cascade derrière son dos. Elle prit le holster, qu'elle avait repris en bas, souleva sa robe, régla les lanières et les fixa autour de sa cuisse droite rangea le blaster dans l'étui puis elle laissa retomber le pan de sa robe. L'arme était complètement camouflée. On alla ensuite l'accompagner pour l'emmener dans la salle où on l'attendait. Le prêtre était au fond de la salle remplie d'hommes en armes et de gradés, Touïnara était devant l'autel encadré par ses généraux. Le geôlier la conduit vers le fond puis la laissa seule. Elle marcha la tête basse jusqu'à l'autel, le lord la fixa et sourit. Le prêtre après force parole, prononça enfin la phrase attendu par tous.
-Seigneur Touïnara acceptez-vous de prendre pour épouse la princesse Jane ici présente et de la chérir jusqu'à ce que la mort vous sépare.
-Oui.
-Et vous princesse Jane acceptez-vous de prendre pour époux…
-Non.
La foule était stupéfaite, le prêtre allait tout remballer, mais le lord l'arrêta tout de suite.
-Ou comptez vous-allez comme ça?
-Heu chez moi car…
-Non ce n'est pas fini, alors vous allez me…
-Si c'est bel est bien fini.
-Comment? Le lord se retourna.
-Je ne vous aime pas.
Elle enleva sa robe et laissa découvrir ses habits bleus et braqua son blaster.
-C'est fini entre nous my lord faite-vous une raison.
-Non tu es à moi.
Le prêtre profita de cet instant pour partir en catimini.
Touïnara soupira prit ses épées tourna sur lui même et les projetas sur le pauvre vieil homme qui fut cloué au mur. Jane tira sur son œil et des bruits de sussions se firent entendre. Il se tint le visage en gémissant. Il se retourna, récupéra ses armes et dès qu'il eut fini, il jeta un coup d'œil derrière son épaule, mais elle n'était plus là. En revanche il vit par la fenêtre un point noir se déplacer au loin.

-Général Griword auriez-vous l'obligeance de me prêter votre monture, Général Spickleus appelez sur le terrain deux de vos traqueurs.
-Oui dirent-ils d'une même voix.
Il fit signe à l'assemblée de partir et lui alla se diriger vers les paltes-formes.

CHAPITRE
9

Jane et Wilmore étaient sur le dos d'Arcon, le dragon planait au-dessus des nuages. Ils avaient le coucher de soleil derrière et le vent en poupe, les nuages avaient une teinte rosâtre et ballottaient faiblement au rythme du vent. La fine équipe avait réussi à s'échapper des griffes du lord démoniaque et put enfin souffler un peu bercé par le dragon, ils trouvèrent le sommeil.

La nuit tomba peu à peu et les étoiles se mirent à briller de mille éclats jusqu'à Naj. Le lendemain matin le vent glacial les réveilla, une tempête de neige survint ainsi qu'un effroyable blizzard.
Les traqueurs les avaient pistés jusqu'à l'arbre et déjà ils commencèrent à les prendre pour cible. Ils étaient affublés d' épais parkas noir strié de rouge, de gros gants, de pantalons amples, de casques en cuir d'aviateur, de lunettes d'aviateur, de jetpacks et de snipers. Leurs dragons étaient d'un bleu glacial.
Arcon s'agrippa à l'arbre et escalada jusqu'à trouver une ouverture qu'il agrandit d'un coup de patte. L'un des traqueurs repéra son petit manége et le visa.
-Je vais t'avoir mon petit bonhomme.
Dès qu'il eut bien centré sa cible, il tira, le trait rouge toucha l'aile droite d'Arcon.
-Je t'ai eu.
Jane et Wilmore se dépêchèrent d'entrer dans l'interstice.
Arcon chancela et tomba dans le vide. Le traqueur le chercha des yeux et ne le vit pas.
-Mais où est ce qu'il est passé celui-là?
Arcon sortit du brouillard et percuta la monture de l'homme.
Le dragonnier chercha désespérément le moyen de s'envoler, mais il réalisa une chose.

-Merde de merde tu vas marcher oui ou…non je n'ai plus de carburaaaaaant, dit il en se débattant dans le vide jusqu'à tomber lourdement sur le sol.

-Je suis encore en vie.
Un filet de sang dégoulinait de sa bouche, il rit, ses dents étaient à moitié cassées et d'un rouge écarlate.
Puis il s'arrêta de rire car sa monture tomba vers lui.
-Nooooooon.
Et la carcasse l'écrasa.
Puis à plusieurs mètres du sol Touïnara apparut.
-Maître.
-Tuez ma monture c'est un ordre.
Le deuxième tira sur le poitrail d'Arcon, la grande masse rouge s'évanouit.
-Restez ici je m'occupe d'eux.
Il s'engouffra dans le cratère et amarra sa monture.
-Vous ne m'échapperez plus à présent.

Arcon qui était revenu de loin se mit à cracher des flammes rougeoyantes sur son ancien maître.
-Haaaaa c'est chaud.
Il fut projeté en avant sa cape se consuma et son bracelet fonda et fut soudé à son bras. Il se releva et le monde pu enfin voir son apparence métallique, son armature était d'un noir cramoisi, ses organes palpitaient dans leur bocal de fer.
Wilmore s'approcha de lui.
-Nous voilà maintenant sel et personne ne pourra s'interposer entre nous, tu es devant ta destinée vieil homme.
Le seul œil qui lui restait fixa le roi Najien.
-Même si je viens à mourir sous vos attaques, je saurai qu'un jour prochain elle vous fera payer vos tueries.
-En n'êtes-vous certain Wilmore? C'est ce que nous verrons.

Il lui lança l'une de ses épées.
-Prouvez-moi votre vaillance, terrassez-moi avec ma propre arme.
Touïnara fit un moulinet puis s'élança dans les airs, Wilmore le suivit. Le fer se croisa Wimore tomba sur le sol. Touïnara l'attaqua, le vieil homme riposta, le lord devant tans de fougue lui donna un coup de pied dans la mâchoire.
-Haaaaaaa.
-C'est pitoyable.
Wilmore voulu récupérer son arme mais le cyborg lui écrasa la main. Il récupéra sa deuxième arme lui tourna le dos puis tourna sur lui-même et lui fit sauter la tête.
-Noooooooooon.
Il se retourna.
-Votre altesse est trop sentimentale ce n'est qu'un vieil homme.
-Vous n'êtes qu'un monstre.
Elle prit son arme et lui tira dessus en sanglotant, les tirs effleurèrent le cyborg. Il ricana.
-C'est tout ce que vous pouvez faire.
Arcon l'enfourna dans sa grande gueule béante et se dirigea vers la sortie. Au moment où il allait s'envoler Touïnara lui découpa l'abdomen et il tomba dans la neige poudreuse et Arcon le suivit.
Jane pleura sur le corps sans vie de Wilmore. Tout d'un coup une main se posa sur ses épaules.
-Ne pleure plus.
-Qui êtes-vous?
-Ké-Rhâ, le chef Najien.
-C'est sensé être Wilmore.
-Je suis son fils.
-Il m'a dit que je pourrais vivre avec vous.

-Oui je pressens ce qu'il t'a dit. Tu vivras avec nous et tu pourras même m'appeler père si tu le souhaites.
-Je pourrais même changer de nom?
-Si tu le désires.
-Shayna-Khâ.
-Oui ça sonne bien. Alors Shayna bienvenue chez toi.

Ils partirent dans une galerie adjacente et des hommes prirent Wilmore et l'emmenèrent. Plusieurs étages plus bas Touïnara était allongé sur la neige et délaissé. Déjà la glace recouvra ses membres noirs et il ne bougeait plus d'un pouce, le verre protecteur de son dernier oeil était assaillis par le givre et ses organes battaient faiblement. Tout d'un coup une petite navette de sauvetage se posa près de lui, déjà des ingénieurs des toubibs et des mécanos faisaient cercle autour de lui. On le mit sur une civière volante, on le débarrassa de la glace, on lui revissa des écrous…Puis ils l'emmenèrent à l'intérieur et s'envolèrent loin d'ici et manoeuvrèrent péniblement dans la tempête puis on les perdit de vue.

CHAPITRE
10

10 YEARS AFTER

Le vent soufflait en rafale sur la base Nakirosien, chez les Najiens. Le colonel Wonreud était devant une verrière laser, ça faisait une demi-heure qu'il avait envoyé des traceurs pour lui rapporter les nouvelles du front, mais toujours rien. Il avait peur de ce que lui ferait le général Spickleus s'il avait lamentablement échoué devant des adversaires inférieurs en nombre.
Puis soudain il vit au loin dans la tempête une nuée d'ailes translucides et devant des traceurs effrayés qui volaient le plus vite possible pour échapper à la cohorte. Il soupira car s'il survivait au massacre, il se ferait sûrement dégradé. Ils s'approchaient de plus en plus vite et la verrière ne se désactivait même pas.
-Hé qu'attendait-vous pour ouvrir le hangar.
Une voix de femme lui répondit.
-Tu vas déjanter.
-Shayna.
-Bonne pioche, je te donne le droit de regarder derrière toi.
Il se retourna et se prit un poing en pleine figure. Elle était là habillé de son éternel ensemble bleu, des ailes s'ouvrirent derrière son dos.
-Bon je te laisse, c'est pas que ça m'ennuie de bavarder avec toi mais j'ai un dragon à prendre à plus, elle disparut.
Le colonel essuya le sang sous son nez et jeta un coup d'œil derrière lui Une nuèe de dragons percuta la verrière de plein fouet, la base aérienne se retourna sur elle-même. Puis elle explosa dans un vacarme assourdissant. Le gros des troupes avait pour ordre de se battre même sans ordre direct ou indirect. Les Najiens en eurent pour leur frais. Leur ennemi était devenu véloce au point qu'ils éparpillaient les rangs Najiens.
Puis venue de nulle part, des immenses ailes aux couleurs chaudes et chatoyantes apparurent hors de la brume.
Des phoenix mordorés caparaçonnaient de plaques métallique doré arrivèrent. Ils étaient montés par des Nakirosiens.
Déjà les oiseaux faisaient tomber des trombes de flammes sur les Najiens, qui tombèrent comme de mouches.
Leurs ailes de substitutions fondirent comme un rien fasse à cette puissance de feu.
Shayna du se rendre à l'évidence elle avait perdu. Mais une puissante tempête de très forte intensité s'abattit sur le champ de bataille.
Les volatiles avaient de se réchauffer mais en vain.
Ils furent congelés et soufflés par le vent avant de retomber plus loin sur le sol dans une explosion de glace et de sang.
Seul quelque membre de l'infanterie de Shayna avaient survécu.
Il ne restait plus rien du blocus sur Naj.
Ils retournèrent tous chez eux éreinter mais contents d'être encore en vie.
Shayna vola vers le sommet de l'arbre enneiger. Elle s'engouffra à l'intérieur hotta son sac contenant ses ailes solaires et ses vêtements trempés par la neige fondue. Ké était assis sur une chaise près d'une table et dit:
-Alors ça c'est présenté cette révolution?
-Maussade, on n'a tous failli y passer, mais bon on est encore en vie, c'est l'intention qui compte. Il la regarda avec graviter et dit:
-Mon ange tu sais ta mère et moi, nous avons décidé que tu arrêtes tout ça.
-Mais, vous ne pouvez me dire ça je…Grand père n'aurait pas apprécié que tu dises ça.
-Je sais et…
-…Non tu ne sais pas et en plus tu as oublié tout ce qu'il t'a inculqué. Tu renonces c'est ça?
-Tu ne comprends pas j'ai l'impression. Il a dit de ne pas renoncer, mais il n'a pas stipulé que tu dépeuples l'arbre avec ces guerres qui n'en finisse plus.
-Tu prives notre peuple de sa jeunesse t'en rend tu comptes?
-Oui maintenant que tu me le dit, je me rends compte que l'image que je me donne, d'un terre sans Nakirosiens, ne se réalisera jamais vu la mentalité de certain.
Shoû arriva dans ce qu'on pourrait appeler un salon.

-Ma chérie tu dois comprendre que ton père se fait beaucoup de soucis pour toi. Aller maintenant nous allons passer à table. Ha oui aux faites Shayna nous avons de la visite.

Ils allèrent tous les trois dans la cuisine et Shayna vit assit près de la table…
-Touk, Touk-Shark c'est bien toi.
Le jeune homme qui était brun et bien battit lui fit un sourire. Elle s'agrippa à son cou.
-Comment à tu réussis à obtenir un moment de libre.
Ké répondit à sa place.
-J'ai pensé qu'il lui fallait plusieurs moments de liberté, pour qu'il ne sente pas trop persécuter, à la longue, le pauvre.
-Merci pour lui.
-Ce n'est rien, tu auras besoin un peu de compagnie pendant un bon mois, donc on n'a tout de suite pensé à lui.
-Oui mais à savoir qu'il est présent simplement, pour que je n'aille pas me battre pour notre sauvegarde, me rends malade. Surtout que j'ai détruit le blocus.
Oui je sais, mais qui me dit que tu n'iras pas au-delà de notre arbre pour aller sauver les autres formes de vie existante sur notre planète.
-Oui en effet, je pense qu’eux aussi ils ont le droit à un monde sans Nakirosien.
-Écoute tu auras beau y mettre autant de bonne volonté, tu n’arriveras pas à faire régner la paix.
Après les Nakirosiens, ça sera qui? Les Dohrassiens.
Que tu le veuilles ou non il y aura toujours une race qui dominera l’autre et vice-versa.
-De toute façon tu auras toujours le dernier mot.
-Non, je veux simplement que tu sois lucide.
-Tu n’as qu’à m’enfermé si c’est ça, au moins tu serais sûr de ne pas me perdre.
-Arrêtez vous deux, tonna Shoû, il est l’heure de se mettre à table.

Ils s’assirent tous à leur place respective, devant une vieille table élimée. Ils prirent chacun un fruit de cristal le brisèrent avec une petite pioche en cuivre et burent le jus frais contenu à l’intérieur. Après le repas, les deux jeunes gens sortirent et s’assirent sur une branche d’arbre congelé.

-Je sais à quoi tu penses, il tourna sa tête vers elle, tu n’es pas prise au sérieux, c’est ça.
-Oui si on veut, mais c’est plutôt de la frustration que je ressens, car ils me prennent pour une irresponsable, je n’ai plus dix-huit ans.
-Ça je peux le confirmer, tu n’as plus dix-huit ans, car depuis que je te connais d’ailleurs ça fait dix ans et crois- moi ces dix longues années passées avec toi mon beaucoup apporté.
-À quel niveau.
-Au niveau mentale, car tu m’as appris à me battre jusqu’au bout parce que avant j’étais un peu…
-Laisse-moi deviner, heu trouillard.
-Oui un peu.
-Pleutre.
-Là tu en fais un peu trop.
Elle se mit à rire et lui chuchota au creux de l’oreille.
-Tu ne vas quand même pas me dire que tu étais un modèle de courage.
-Je n’en irais pas jusque-là.
-Tu sais à quoi je pense?
-À tous les libérer.
-Tu n’y penses pas, je veux dire ton père, il va…
-Ne tant fais pas on ira que toi et moi.
-Mais je, bon très bien.
-Tu n’as pas peur de mon père tout de même.
-Moi avoir peur de ton père tu ne vas pas bien. Je te suivrais jusqu’au bout du monde.
-Ça me rassure parce que l’à bas c’est vraiment le bout du monde par excellence.
La nuit tomba et nos deux jeune tourtereaux rentrèrent à l’intérieur quand la bise fut venue. Le lendemain, ils se réveillèrent de bonne heure pour ne pas se faire apercevoir. Ils prirent une dizaine de fruits variés et les mirent dans un sac à dos. Ils mirent leurs parkas, des lunettes, des gants et leurs ailes portatives. Ils montèrent au sommet de l’arbre déployèrent leurs ailes translucides et se firent emporter par un vent violent. Une fois dans le vide, ils se mouvaient dans le ciel comme des oiseaux en liberté. Ils se dirigèrent vers l’Ouest: chez les Dorassiens.

CHAPITRE
11

Ils y arrivèrent sans grande difficulté et se posèrent sur une plage.
Ils prirent une grande inspiration et sautèrent dans l'eau.
Elle était claire et chaude, claire comme du cristal.
Ils nagèrent pendant plusieurs minutes puis ils plongèrent, ils synchronisèrent bras et jambes et virent une grotte sous-marine obscure et ténébreuse.
Ils s'y engagèrent sans grande conviction de ce qu'ils trouveraient de l'autre côté.
Alors qu'ils étaient à l'intérieur, Shayna se fit attraper la jambe par une chose longue et visqueuse qui avait deux grandes prunelles jaune, avec une amande noire au milieu de chacune. Ses deux yeux brillaient dans l'obscurité grandissante.
Le long tentacule approcha Shayna jusqu'au grand bec-de-perroquet du poulpe, qui brisait les os de ses victimes.
Touk eut la présence d'esprit de s'attaquer à l'énorme appendice gluant et visqueux de cette énorme poulpe.
Il prit une petite lame et s'attaqua au tentacule, mais sept autres sortirent de l'ombre et s'attaquèrent à lui.
Il fut saisi par l'un d'eux, mais nagea en direction de l'agresseur de Shayna et fini de le découper. Le monstre marin les lâcha et leur envoya dans sa colère de l'encre, qu'il avait en réserve. Touk était tout poisseux et maculé de noir de la tête au pied.
Ils virent que la grotte était bouchée, ils décidèrent de rebrousser chemin, quand soudain, de curieux objets métalliques passèrent près de la grotte, ils décidèrent de suivre ces drôles d'engins, qui filaient en banc compact, vers une destination inconnue.
Dès qu'ils les eurent rattrapés, ils virent que c'était des sous marins à la coque argentée, ils avaient encré à côté d'une ville, immense, composé de temples en ruine, d'habitations aux colonnades torsadées…
-Nous y sommes.
Soudain l'un des sous-marins lança un missile guidé, qui fut arrêté net, par un bouclier à particule magnétique. L'obus explosa en pleine course.
Des Nakirosiens en scaphandriers de combat marchèrent d'un pas lourd sur le sable qui voltigeait dans l'eau.
Ils passèrent le champ de force sans la moindre difficulté apparente, une fois de l'autre côté on les entendis marcher sur des dalles de marbres.
Des Dhorassiens s'enfuirent de chez eux ils pouvaient les voir nager le plus vite possible pour échapper au Nakirosiens.
Certains furent capturés par des filets électriques.
Des gardes sortaient d'un poste de commandement, ils avaient des sortes de combinaisons à la Grec, avec des tridents électriques.
Ils furent cloués par la force de frappe de l'empire Nakirosiens, ils avaient utilisé des armes adaptées à la vie aquatique c'était le peuple qui produisait le plus d'armes dans d'énormes forges activées par des esclaves.
Shayna et Touk mirent hors services les sous-marins, les soldats virent leur engin explosé sous leurs yeux.
Des gardes en profitèrent pour les attaquer de front.
Les Nakirosiens moururent un par un.
Puis les Dhorassiens arrivèrent à leur hauteur et les interpellèrent.
Ils furent conduits au tribunal là-bas.
Les gardes les laissèrent dans une vaste salle entourée de gradins.
Au fond de la salle se trouvait un grand bureau de marbre blanc où se tenait trois individus.
Il y avait au milieu un vieux Dharassien à la peau tanné avec une barbe enrubannée d'algues, de coquillages et d'objets d'apparats en or traînait qui à ses pieds.
Il avait un beau pectorale en or massif et pierres incrustées, attaché sur son torse plat comme une limande.
Il y avait à sa gauche un autre Dhorassien qui avait lui une longue toge bleue ainsi qu'une vieille canne de corail usé par le temps.
Et le dernier, celui qui était à la droite du souverain était jeune et fringant il était étrangement familier à Shayna.
-Tarou.
Le principal intéressé s'adressa au roi, celui-ci acquiesça.
-Shayna-Khâ votre réputation vous a précédé, je suppose que vous êtes venu nous aider dans cette mauvaise passe, puis il regarda interloquer Touk, Heu et vous, vous êtes?
-Touk-Shark seigneur.
-Et vous êtes qui pour elle.
-C'est mon ami, répondit-elle à sa place.
-Je vois, bien la séance et levée.
Tout le monde sen fut, le vieux roi s'approcha d'elle.
-Vous vous connaissez, dit-il en désignant Tarou.
-Oui.
-Il m'a beaucoup parler de vous Votre Majesté.
-Majesté! Dit Touk interloquait.
-Je t'expliquerais ça plus tard. Lui dit elle.
-Vos illustres parents, ont été très bon pour nous et cela sera un réel plaisir, que de combattre à vos côtés.
-Je n'en doute pas seigneur.
Ils sortirent et virent une multitude de sous-marins d' où sortaient des Nakirosiens ayant à la main d' imposants blasters à répétitions.
Les Dhorassiens avaient construit une petite ligne fortifiée en vase et en pierres, derrière la fortification des énormes machines cylindriques pointaient leurs museaux vers la zone de combat.
Des soldats en armures argentées étaient postés derrière les défenses.
Ils avaient des tridents et des petits harpons rouillés.
Shayna se demandait comment ils comptaient gagner cette guerre avec leurs armes archaïques, qu'elles seraient l'issue de cette guerre qui semblait jouer en leur défaveur.
Déjà les canons tonnaient et des sous-marins furent mis, hors d'état de nuire.
Des soldats ennemis tombaient à chaque slave peut-être pourront-ils la gagner cette guerre, se dit elle.
Mais malheureusement pour eux, les ennemis tirèrent des slaves en continue, des Dhorassiens tombèrent face contre sable, leurs corps jonchaient le mur.
Les armures de certains survivants se mirent à voler en éclats, sous le bruit des armes à feu.
Shayna s'était baissé, elle se posta près du mur et s'agenouilla, Tarou était à-côté d'elle.
L'amiral Sorkn était avec le dernier détachement de soldats.
-Général Rrad demander au seigneur Touïnara des renforts nous subissons de lourde perte brrr.

Plus loin à Nakiros.
-Seigneur nous avons perdu la transmission de l'amiral.
Le corps métallique de Touïnara reposait lourdement sur des coussins disposés sur un trône en or.
-Ne vous en faite pas, puis il fit signe à un Nakirosien qui se situait derrière lui, de venir devant, il inclina la tête.
-Voici mon champion Grigeurd, il retrouvera la princesse et la tuera, maintenant laissez nous.
L'officier partit.
-Tenez, dit-il à Grigeurd, c'est une seringue contenant un poison des plus puissants. Vous irez à l'arbre en verre, vous y trouverez le cœur de celui-ci et vous enfoncerez la seringue, puis après trouvé la princesse et tuez la.
Il sortit de la salle, il était grand, massif, le crâne chauve, une lourde combinaison sur son corps musclé, il tenait fermement la seringue, dans l'une de ses mains gantées, il mit un casque et retrouva son dragon sur une piste d'atterrissage.
Sa monture était gigantesque et d'un bleu métallique, son corps était affublé d'une multitude, de composants cybernétiques, d'armes de traque et d'un œil robotique.
Son possesseur monta sur la selle et le talonna, la lourde carcasse s'éleva dans les airs.

Shayna tira sur l'amiral qui tomba lourdement sur le sable qui s'éleva dans l'eau en fines particules.
Ils avaient gagné la bataille.

Grigeurd arriva peut après à Naj, il commanda à son dragon de chercher le point faible de l'édifice.
L'énorme créature le trouva et fit un énorme cratère dans l'arbre.
Grigeurd sauta à bas sa monture sortit la seringue d'une sacoche et s'approcha du cœur même de l'arbre.
Il la planta sans ménagement dans une sorte de cristal vert émeraude. Le liquide qui était renfermé à l'intérieur devint rouge sang et l'essence même de l'arbre de verre, se propagea dans sa totalité et dans les futurs fruits de cristaux, qui seront consommés au plus tard le lendemain matin.
Grigeurd était satisfait de son travail, il remonta sur sa monture et vola à tire d'ailes.
Shayna retrouva Touk et après avoir dit au revoir au Dhorassiens enfin libre, ils partirent ensuite pour Fhoun.
-Vous avez fini le travail? Demanda le petit hologramme squelettique qui était apparu sur une plaque holographique.
-Oui, mon maître, comme je vous l'avais promis.
-Très bien, vous serez largement récompensé une fois rentré, vous venez de nous sauvez la mise. Nous venons de perdre Dhoras.
Le visage deGrigeurd se durcit.
-Je ne pourrais donc pas avoir le centre de commandement que vous m'aviez promis, dit-il en donnant un coup de poing sur le plastron de son dragon.
-Je suis désolé, mais l'incompétence de l'Amiral Sorkn n'est plus de mon ressort, nous avons perdu ce territoire et donc ils ne me servent plus à rien.
Il appuya sur un bouton de commande d'un pupitre de législation des territoires conquis et la pastille qui était sur l'écran devant lui, représentait sa base sous-marine, elle fut annihilée.
Puis il reprit:
-Je vous ai dédommagé mon premier général de mes forces personnel.
-Merci seigneur.
Puis la forme spectrale disparut, Grigeurd fit un sourire de contentement, cibla sur son G.P.S: Fhouns, mit en marche des réacteurs auxiliaires disposés sur sa monture pour l'aider à démarrer et disparut dans une onde de choc bleuâtre.

Shayna et Touk volèrent pendant plusieurs jours sans s'arrêter.
Enfin ils arrivèrent à Fhouns, qui était caillouteux et recouvert d'énormes rocs tranchants et effilés.
Ils entendirent des sortes de cris mi-hommes et mi-bêtes et une voix élevée parlait et semblait commenter quelque chose.

Soudain ils furent remarqués, c'était la débandade, le commentateur observait de son perchoir les gradins en face de lui et entr'aperçut les deux silhouettes.
- Mais c'est la princesse!
Elle se leva et l'aperçut.
-Touïnara a tué Wilmore.
-Quelle tragédie.
Un petit bonhomme arriva en trottinant, jusqu'à Tatouït la deuxième personne qui avait aidé Wilmore, le chef qui s'appelait Tonnava était tout recourbé, il avait une longue barbe de petits yeux sombre et une tête de demi-babouin, une canne supportait son petit bout de corps tout rabougri, son front était plissé et marqué par les âges.
-Tatouït qui est-ce?
-La princesse Jane.
Il le regarda et eu un soubresaut dans la voix.
-Elle est recherchée, on va s'attirer des ennuis de très gros ennuis.
-Non je ne pense pas.
-Hé bien moi je pense que-ci.
-Mais votre majesté, on ne va tout de même pas la livrer.
-Non car cela est déjà fait.
-Comment ça?
Grigeurd arriva les bras croisés de son pas de conquérant, il parcourt les nombreuses enjambées qui le séparaient du monarque et de son champion.
-Grigeurd ici présent va retirer ses troupes qui sont sur notre site, n'est-ce pas?
-J'ai bien peur que votre volonté de protégé coûte que coûte votre immonde peuple de macaques ait eu des répercussions sur votre manière de réfléchir clairement à ce que je vous ai dit. Car je ne me rappelle pas vous avoir dit que j'enlèverais des troupes qui ne sont pas sous mon commandement, votre majesté.
-Co…Comment mais je…je.
-Vous avez mal pensé, ce qui fait que votre royaume va tomber.
-Non.
Il sortit un petit silex et voulu tué le Nakirosien qui sortit une arme et le tua sur le coup.
-Assassin.
Puis des vrombissements se firent entendre.
-Il est trop tard maintenant, je vous souhaite bien l'au revoir.
Il sauta du balcon et retomba sur le sable du colisé, son dragon démembra le champion après avoir escaladé le bloc de roc brut.
Shayna descendit.
-Qui êtes-vous?
-Il se trouve que nous ne nous sommes pas présentés, je suis Grigeurd et vous mon prochain trophée.
Un pan de mur tomba derrière elle, elle l'esquiva, un énorme char de guerre apparut sous une pluie de poussière de roches.

Pendant ce temps-là à Nakiros, le général Griword rendit visite à l'ancien général des forces aériennes.
-Griword que me vaut votre visite?
-Un allé simple pour l'enfer, je le crains.
-Pourquoi?
-Pour votre défaillance passée.
-Mais le maître m'a assuré que…
-Rien du tous sauf de votre mort.
Il dégaina son arme.
-Nonnnnnnnnnn.
Le bruit de l'arme fit taire la complainte.

Des Fhounssiens étaient montés en haut de l'édifice et lançaient des pierres sur les agresseurs qui les canardaient depuis le bas.
Plusieurs trouvèrent la mort criblée par le fer, le laser ou les pointes acérés des chenilles de tank.
Un Nakirossien sortit de l'engin près de Shayna.
-Ici le colonel Spénite nous venons de rentré.
-Très bien colonel, dit le général dans l'appartement de sa victime, faite attention gagner cette bataille pour notre salut.
-Bien reçu.
-Hé vous là? Dit le colonel Spénite à Shayna.
-Vous avez quelque chose contre moi? Lui dit elle.
-Vous êtes en état d'arrestation.
Grigeurd regarda Shayna et interpella l'officier.
-Laissez-la-moi, ordre du seigneur.
-Je regrette mais.
-Tu ne regrette rien du tous sauf ton existence, adieu et désolé pour le général, mais il a fait une grosse erreur en vous prenant.
Le colonel tomba, un trou dans le corps et ses hommes entrèrent dans l'enceinte.
Une ribambelle de Fhounssiens sortirent de l'ombre et attaquèrent leurs ennemis.
Ils étaient caparaçonnés de plaque de métal grossier et portaient des lances aux pointes de silex taillé
Des pierres tombaient sur la tête des envahisseurs certains trouvèrent la mort sous l'avalanche.
-Tu es une plaie toi, tonna Grigeurd à l'intention de Shayna.
Touk sauta de son perchoir.
-Ne l'insulter pas.
-Tu es qui? Son chien?
-Non, son ami.
-Voyez vous ça, son ami!
Mais il n'y avait plus personne pour lui répondre. Il fixa Shayna.
-Raaaaa, tu as gagné la victoire mais pas la guerre, bas toi microbe.
Il sortit une courte lame et lui en lança une autre.
-Montre-moi ce que tu as dans le ventre.
Il fit tournoyer la lame et avança.
Elle l'attaqua comme une furie.
-Pas mal, mais ce n'est pas assez.
Son dragon arriva.
-Occupe toi du freluquet. Dit Grigeurd à son dragon.
Le dragon balaya Touk du regard son œil cybernétique afficha ces mots: Non vaillant, ne représente aucun danger.
Il envoya une gerbe de flamme décuplée par un système incorporé dans sa gueule qui donne plus de puissance à la flamme.
Touk fut poussé en arrière et fut gravement touché par l'impact.
-Non, vous le regretterez, dit Shayna
Elle redoubla son effort et réussi à lui faire une estafilade.
-Ça par contre c'est vous qui le regretterez. Répliqua Grigeurd.
Touk se redressa et utilisa ses dernières forces pour se diriger vers Grigeurd, puis il se leva et appâta le dragon.
-Vien si tu l'oses grosse brute.
Le monstre le fixa: Proie facile.
Grigeurd dit à Shayna:
-Ton peuple est entrain de brûler à petit feu.
-Ça m'étonnerait.
-J'ai réussi à implanter un poison mortel.
Elle le saisit et dit:
-Il y a-t-il un remède.
-Je te laisse deviner.
Le dragon recracha une immense gerbe de flamme, qui fut esquivé par Touk, qui roula sur le côté et elle atteignit Grigeurd.
-Adieu.
Shayna le poussa vers les feux rougeoyants, qui le happèrent.
Touk fut quand même touché et rendit un dernier soupir.
Shayna s'agenouilla près de lui.
-Je suis désolé de t'avoir entraîné dans cette histoire.
-Tu n'as rien à te reproché, hé je suis fière de l'avoir vécu avec toi.
Elle le saisit dans ses bras et pleura.
-Je tuerai Touïnara pour le mal qu'il a fait, je le jure.
Elle monta sur le dragon après lui avoir crevé son oeil cybernétique.
Ils partirent à tire d'aile vers Nakiros.

Griword sentit la respiration du Lord derrière lui.
-Général.
-Oui seigneur.
-Adieu, je suis désolé.
-Vous ne faites que votre devoir alors que moi au contraire j'ai failli.
-Voyons, vous aviez été l'un de mes meilleurs généraux et le dernier vu les circonstances.
-Merci maître.
-Hé si je la tue je vous assure que ça ne sera pas pour rien.
Il dégaina ses épées et je vous laisse deviner la suite.
Shayna arriva sur la plate-forme qu'elle avait jadis empruntée et arriva dans les appartements de Touïnara mais elle ne le vit pas.
Tout était resté comme avant, puis le Lord arriva.
-Enfin nous revoilà face à face, tu as détruit mon vaste empire et tu me le payera.
Il lui lança l'une de ses épées.
-Grigeurd te l'a sans doute dit, pour ton arbre.
-Oui et j'espère qu'il y a un antidote.
-Bien sûr, mais tu ne te figure pas que je vais te le donner tout de même, mais pour te montrer que je suis de bonne foi, je vais le sortir pour toi.
Il appuya sur un interrupteur et un petit piédestal sortit du sol surmonté de la fiole en question.
- Alors bats toi pour les sauver.
Il avança de son pas traînant et lourd jusqu'à Shayna et battit l'air avec son arme.
Elle esquiva les coups et lui donna un estoc à la poitrine non sans mal.
Ses membres vibrèrent et il stabilisa son armature.
Il lui fit une balafre sur la joue.
Il recula et Shayna le suivi, le rond-point autour du bassin tourna sur lui-même et se mit à descendre tout doucement.
Shayna s'accrocha au bras de la déesse sculptée en marbre.
Touïnara décapa le membre de la statue et Shayna failli tomber, mais elle se raccrocha au socle du bassin en l'enlaçant avec ses bras.
Ils arrivèrent dans un immense volcan, des rouleaux et des vagues de laves chaudes et fluides se brisaient contre les parois.
L'ascenseur s'immobilisa sur une passerelle, le choc fut violent et les fit chanceler.
Touïnara se sortit du mauvais pas en sautant sur la plateforme.
Shayna se redressa et suivit son ennemi qui reculait toujours, elle s'approcha et le combat continua de plus bel.
Les fers s'entrechoquaient des vagues hautes comme des tours déferlèrent sur la passerelle.
Touïnara la poussa avec sa jambe et elle s'affaissa sur la plaque métallique branlante. Les vagues tombèrent comme un seul homme sur la structure. Touïnara recula pour éviter la lave qui prenait du terrain puis, qui tomba emportant les morceaux de métal avec elle.
Les deux duellistes furent séparés par une longue crevasse.
Shayna se releva pris son élan fit un saut sur place et un salto avant puis elle atterrit sur l'autre moitié.
-C'est la fin, adieu.
Il se prépara à la tailladé de part en part, mais il n'en eut pas le temps, car la lave avait endommagé la structure de la moitié de plateforme où il se tenait. Elle bascula en arrière le lord chancela et retomba sur la plaque derrière lui.
Une petite vaguelette entra par l'interstice et suivit la courbe de la passerelle recroquevillée et recouvra Touïnara à moitié et endommagea les organes vitaux.
Il s'aida de ses deux membres restant et entreprit de continuer son chemin ainsi jusqu'à l'autre côté grâce à la batterie derrière son dos qui l'aidait à survivre sans ses organes.
C'était pitoyable de voir ce petit bout de métalloïde ramper pour sauver sa triste vie.
Sa batterie se vida et il retomba comme une masse inerte, à mi-parcours de sa dernière chance de survie, des bras métalliques sortirent, mais ils tombèrent sans avoir rien pus réparer.
Shayna refit le chemin inverse et remonta, les grondements du volcan parvinrent jusqu'à ses oreilles.
Une fois remonter la lave toucha l'ascenseur Shayna sauta et agrippa les bords du trou dans l'appartement du lord, elle se redressa attrapa la fiole qui une fois soutiré à son socle mis en marche la procédure d'auto destruction du domaine, une formidable détonation se fit entendre.
-Adieu haa haaaa.
Puis le Lord fut happé par le magma qui était entrain d'entreprendre son ascension.
Shayna courut autant qu'elle pu.
Le dragon l'attendait puis ils s'envolèrent tous les deux.
Le domaine explosa dans une pluie d'étincelle et le dragon fut expulsé par un souffle puissant puis ils disparurent et réapparurent plusieurs kilomètres plus loin.
Shayna passa par le cratère dans l'arbre et enfonça la seringue, l'antidote rendit au flux sa couleur vert émeraude et l'arbre se régénéra et ramena à la vie à tous ses occupants.
Shayna était assise en tailleur et observait le couché de soleil puis l'arbre recréa sa matière et l'écorce se referma devant le regard de Shayna qui se détendit et se referma de même.

FIN


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RED SUN

RED SUN
Il y a très longtemps Yahvé décida de créer un être hors du commun. Mais ce ne fut pas facile et cette tâche dura plusieurs années consécutives. Il voulait que la tâche de son fils se perpétue, car les hommes commençaient à l'oublier. Cet homme devait unir les hommes en ces années difficiles ou ses créations se traînent à la limite du mal du règne et de la haine, ils se battaient au lieu de s'entre aider. C'est pour ça que Red Sun fut conçu le frère de Blue Moon. Comment de l'homme céleste naturellement bon il passa au stade de mégalomane, adepte de Satan le seigneur des enfers. Yahvé fut content car un beau jour, il eut fini son œuvre. Cet homme était bien bâti, beau comme un dieu. Il avait les yeux bruns et un sourire charmeur, des cheveux bruns assez courts. Une fois crée, il se réveilla dans le jardin d'Éden. Les cascades écumantes, l'eau à gros bouillons qui se jette dans le fleuve, les forêts verdoyantes, la clairière et le cirque non loin de là. Il était fasciné mais effrayé, car il ne savait pas qui il était, d'où il venait et où il se trouvait, autant de questions qui demeurèrent sans réponses. Le bonheur malgré tout brillait dans ses yeux. Les oiseaux volaient dans le ciel si bleu. Les nuages étaient bien blancs et cotonneux. Il se laissa choir sur l'herbe tendre, puis il ferma ses lourdes paupières. Soudain une légère brise souffla, son corps trembla et il frissonna. Il se releva et se remit sur ses jambes d'athlète. Il respira un bon coup. Il avança vers le vide, il fit balancer ses bras en avant et il sauta à corps perdu dans le vide. Il retomba lourdement sur le fleuve et l'eau l'engouffra. Il fit jouer ses bras et ses jambes pour se dégager de l'eau. Il s'agrippa sur la clairière flottante et se redressa. Une fois dessus il fit un sprint et sauta dans l'eau. Il rejoignit la berge et se retrouva dans la forêt. Son corps nu était tout trempé, mais cela ne le dérangeait pas. Il vit des animaux courir non loin de là. Il voulut les suivre, mais l'envie lui en manqua. La nuit tomba et Red Sun se rendit compte que malgré l'heure tardive il n'avait pas faim du tout. Il grimpa à un arbre puis il se posa sur une branche et se calla pour ne pas tomber puis il ferma les yeux et sombra dans le sommeil le plus profond. Il se réveilla avec des courbatures mais une fois descendu de son arbre, il n'avait plus mal, ses courbatures disparurent d'un claquement de doigts. Il se frotta le dos, les côtes, rien ni bosse, ni fracture rien. La position qu'il avait prise en dormant la veille sur sa branche n'était pas confortable mais pourtant il n'avait rien du tout. Il marcha à l'aveuglette et il trouva un lac et dans ce lac une belle jeune femme se lavait sous une chute d'eau. C'était la première fois qu'il voyait un être autre que lui. Il fut fasciné par tant de grâce et de beauté. La jeune femme était rousse, le corps régulier, les cheveux longs qui lui arrivaient jusqu'au bas des reins. Elle avança, sa nudité ne le dérangeait pas car Dieu avait fait comme pour Adam et Éve. Il alla la rejoindre, elle fit de même. Ils s'agrippèrent tous les deux et tombèrent dans l'eau. Elle rit aux éclats mais d'un rire pas comme les autres. Plutôt d'un rire sarcastique qui ferait trembler des murs, plutôt qu'un rire chaleureux. Mais cela ne semblait pas le choquer, il était si fasciné qu'il ne se méfia même pas du diable qui dort. L'amour rend aveugle. C'est une chose qu'il apprit à ses dépens. Elle l'enlaça comme un fauve. Tous ses gestes n'étaient vraiment pas normaux et au moment où elle l'entoura de son corps de rêve, elle lui cria haut et fort: -Petit idiot. L'eau se mit à bouillonner, l'eau claire devint de la lave. La chaleur était insoutenable, il tomba dans les vapes. Ils commencèrent peu à peu à s'enfoncer, puis ils débouchèrent au centre de la terre. Le sol était de la lave en fusion. Il y avait un chemin de dalles flottantes. Le noyau en arrière-plan, il était dans l'endroit le plus terrifiant au monde, là ou aucun mortel ne voudrait jamais atterrir. Elle marcha jusqu'à une grande plaque de pierre ponce sur laquelle était placé un autel. Elle le posa dessus et le réveilla. Il tourna la tête dans tous les sens sans comprendre la subtilité de la chose, qui se dévoila à ses yeux ébahis. Elle s'avança vers le noyau, puis se retourna et tendit ses bras puis les ramena vers sa poitrine nue, des barbelés d'acier entourèrent Red Sun. -Alors c'est toi la nouvelle création de Yahvé. -Oui. La lave l'enveloppa d'une fine couche compacte, des bras rouges et poilus cassèrent la croûte. Ses mains griffues l'entamèrent. Ses jambes firent de même, elles étaient robustes. Ses pieds étaient des sabots noirs charbon. Son corps suivit ainsi que ses ailes. Sa tête était cornue, ses yeux rouge sang, c'était Satan. -Tu vois, je suis le seul des deux qui n'a pas peur de dévoiler son identité. -Vous m'en voyez ravi. -Je vais t'apprendre à être plus puissant, tu n'es pour l'instant qu'une chiffe molle. -Devrais-je vous remercier? -Ah ah ah il t'a aussi doté du sens de l'humour, c'est bien ce que je craignais. Il s'avança vers Red Sun, il tressauta, des étincelles jaillirent de la paume de la main de Satan. Les pupilles de Red Sun virèrent au rouge sang. Des tatouages étincelants enrobèrent son corps. Un dragon rouge cerné d'or sur le dos, sur la paume de sa main gauche une rune de feu brillait et sur l'autre une rune de sable. Son sourire avenant devint un sourire sarcastique. Tant de haine brillait dans ses yeux pourpres. Il fut envahi d'une haine incontrôlable, il prit ses entraves à mains nues. Elles cédèrent, puis explosèrent. Une épée sortit de sa main, il la prit à deux mains et fit une cicatrise béante sur le ventre de Satan étonné par tant de hargne. Mais il en rit et sa cicatrice se referma. -J'apprécie ta fugueur. Il saisit la table et la mit au-dessus de sa tête puis il dit: -Tu n'as pas tout vu mon gros. Et il lui lança le morceau de roche. Il le reçut de plein fouet et vint percuter le noyau de la terre. La chaleur devint plus pénible à supporter, de la sueur perlait sur son corps musclé. Il sauta sur les dalles fumantes. Puis il sauta au plafond de la grotte et il disparut dans une gerbe de flammes. Il percuta la croûte terrestre de son épée l'Asthénosphère et la Lithosphère y passèrent elles aussi. Enfin il déboucha à Paris, le pavé chauffa puis explosa. C'était une chaude journée d'été. La canicule était au rendez-vous, le soleil était devenu rouge cerné d'or. Il brillait de mille éclats, les rares passants s'accrochaient aux lampadaires. Il a surgi du sol comme un germe, il était en position fœtale, une superbe onde de choc fit affaler les passants dans un rayon de vingt kilomètres. Cette journée était la pire que les Parisiens eurent connue. Les personnes âgées et les nourrissons restaient chez eux. C'étaient les vacances d'été et tout le monde devait se prélasser sur des îles paradisiaques, mais gare au Tsunami. Il fit trois pas, se tint droit et enfin arriva à marcher sans perdre l'équilibre. En plusieurs enjambées, il arriva enfin devant un magasin de vêtements et entra. Le magasiner fut étonné de voir ce chauve baraqué comme un malade les parties génitales à l'air. Il fronça les sourcils, ça lui paraissait louche tout ça. Il déposa sa main sur le combiné de téléphone quand soudain Red Sun lui saisit la main. -Vous n'avez pas intérêt à faire ce que je pense que vous allez faire. Étonné il se braqua, Red Sun désespéré le saisit par les épaules et l'assomma d'un coup de tête bien placé. Il s'affala sur le sol. Red Sun saisit le combiné le serra si fort que le plastique fondit et les composants électriques au contact du feu formèrent des étincelles. Le courant s'arrêta, le magasin était dans la pénombre la plus totale. Ses yeux virèrent au rouge. Il déambula dans les rayons puis s'arrêta au rayon sous vêtements. Il prit un caleçon qu'il enfila suivi de deux chaussettes. Il prit ensuite un pantalon de cuir rouge, un tee-shirt et un blouson, une paire de lunettes et des gants de cuir ainsi que des bottes furent ainsi volés. Il sortit du magasin et non loin de là un motard sur une Yamaha attendait le feu vert. Il s'approcha au moment où le moteur allait démarrer, il le saisit par le col, puis sauta sur la selle, saisit les guidons et démarra au quart de tour. Une traînée de flammes le suivit comme une traînée de poussière. Il s'arrêta devant une armurerie fermée dont il percuta la porte. Il prit une mitraillette, un holster, un browning et un paquet de recharge. Déjà des démons devaient être à sa recherche. Il sortit et tout à coup la sonnerie d'alarme se mit à retentir. La gendarmerie était à proximité. Ils devaient être déjà dans leur voiture de fonction. Il démarra la moto et roula comme un possédé. Les gyrophares et les sirènes lui rappelaient qu'il était poursuivi. Il fit un dérapage contrôlé, braqua son arme puis il tira plusieurs rafales. Les pare-brises volèrent en éclats déjà des agents de l'ordre sortaient de leurs voitures. Alors Red Sun remit ça, mais cette fois ci les véhicules furent touchés. Ils explosèrent un à un projetant leurs conducteurs sur l'asphalte brûlant. Un d'eux eut le courage de prendre un interphone. -Vous êtes encerclé déposez vos armes, il ne vous sera fait aucun mal. Des rescousses avaient encerclé le périmètre, des fourgons déversèrent des gendarmes équipés pour les affrontements rapprochés. Il leur tira dessus, ils firent ricocher les balles avec leurs boucliers en plexiglas. Ils l'encerclèrent, il était cerné, plus un seul mouvement ne lui était possible. Il lâcha son arme à terre. Il glissa son pied sous l'arme et d'un geste du pied, il la fit voler et la rattrapa au vol. -Couchez-vous. Taratatatatatat la mitraillette fit tomber une vingtaine d'hommes qui essayèrent de renvoyer ses tirs mais sans succès. Les boucliers de plexiglas explosèrent. Les gendarmes furent projetés en arrière, ils s'affaissèrent sur le sol. -Formation. Les survivants formèrent un cercle de boucliers tandis que les autres prirent des fusils d'assaut. Red Sun avança d'un pas lourd, ils tirèrent. Les balles traversèrent son poitrail sans lui faire aucun mal. Il visa leurs têtes casquées et tira. Les fusilleurs tombèrent un par un sans rien pouvoir faire. Red Sun la posa sur son dos et prit son épée, il faucha tous les autres. Un décor macabre l'entourait, il n'en fut même pas ému. Il la prit sa moto, roula loin de l'hécatombe funeste et arriva au cimetière des Saints Innocents. Il rentra dans une crypte et descendit les marches. Il continua et enfin il déboucha dans les catacombes. Il arriva dans une salle éclairée de torches. Au milieu de la salle se trouvait une chimère. C'était la représentation de ce monstre fantastique mi-chèvre mi-lion avec une queue de serpent. Il s'en approcha et posa sa main sur le dos de la statue. Soudain un brasier bloqua l'accès qui menait aux marches de la crypte. Le métal se fendilla et s'effrita. Les pupilles du monstre brillaient, le métal laissa place à une peau blanche. Sa crinière était douce, soudain elle se cabra et sa queue de serpent le projeta en arrière. Sa tête de lion le fixait intensément, elle sauta du socle. Ses sabots raclèrent le sol de quoi faire mal aux tympans. Elle ouvrait une large gueule qui laissa s'échapper une gerbe d'étincelles. Le feu ne lui fit pas même de brûlure ni cloque. Elle se mit à courir et voulut charger, mais Red Sun l'esquiva. Elle le talonna, ils coururent dans toute la salle, sans même se fatiguer. Elle se dressa et lui fit une balafre du plat de ses sabots. Il lui prit la queue de serpent et la découpa, puis se jeta sur elle et l'étrangla avec. Le monstre tomba sur le sol. La salle déboucha sur une autre salle encore plus grande. Là au fond de la salle, il y avait la statue de Satan. Tout autour se dressaient des statues. Il y avait un cyclope, une hydre, une harpye, un minotaure, un griffon, un phénix et une licorne. Le cyclope se réveilla, il s'avança vers lui, il tira une balle dans l'oeil, puis l'acheva. L'hydre, elle était plus coriace, il n'avait pas compris qu'il fallait toucher le poitrail. Car lui couper la tête ne servait à rien. Dès qu'il eut compris, il finit le monstre avec sa mitraillette. La harpye lui cherchait noise sans discontinuer, il la cloua alors au sol à coup de browning. Le minotaure c'était une autre paire de manche. Il fit un formidable combat à mains nues. L'homme taureau fit jouer de ses poings, Red Sun les saisit. Il lui fit un coup de tête entre les deux cornes. Le monstre tomba, il le planta. Le griffon superbe animal à corps de lion, tête et ailes d'aigle, vola au-dessus de lui en esquivant les projectiles. Il s'approcha de lui et lui donna des coup de griffes. Il planta son arme et l'enfonça sans répit dans son poitrail. Le phénix, lui, volait en rase motte, des gerbes de flammes sortait de ses ailes à chaque fois qu'il les battait. Red Sun n'eut rien à craindre des étincelles. Il visa et lui troua les ailes, l'oiseau fantastique fit un formidable piqué et explosa en cendres. La licorne sauta de son piédestal et courut vers Red Sun. Le cheval voulait le trucider sur place, mais Red Sun l'esquiva et lui taillada le garrot. Il hennit de souffrance et voulut l'empaler. Red Sun le finit avant qu'il n'ait eu le temps de le faire. Il en avait fini avec les statues. Il regarda la statue de Satan qui soudain s'anima. Ses yeux de pierres s'ouvrirent en grand à cause de la haine. Sa bouche hachait les mots et de sa bouche sortait des propos acerbes. -Tu es encore en vie, mais qu'ai je fait pour mériter ça. -Tu n'en a pas mare de te plaindre et de geindre tout le temps? -Crois- moi tu ne diras plus ça quand je descendrai sur terre sale petit moucheron. -C'est toi qui le dit. -J'en ai assez de m'amuser, que tu le veuilles ou non tu seras mon esclave soumis. -Jamais, jamais te dis-je. -Tu verras. -Pourquoi moi? -Car tu es l'arme de Yahvé pour apporter la paix, chose que son fils Jésus n'a pas pu faire, car je l'en ai empêché. En remplissant le cœur d'un de ses adeptes, de haine. Il la trahit et s'est empressé de le dénoncer. -Donc c'est à cause de vous. -C'est exact belle révélation non? -Je n'en crois pas un mot. -Tu seras obligé de me croire sur parole. -Ce que je ne fais peut-être pas qui sait, je te laisse le bénéfice du doute. -Vous êtes un monstre. -Et toi la création d'un vieux fou qui croyait que tout était rose. -Retirez ça tout de suite. -Non pour la simple raison que je ne partage pas son point de vue. -Alors allez vous faire voir. -Réponse très éloquente, j'admire ton sang-froid. -Moi je vous m'éprise. Il lui tendit son bras factice. -Si tu veux je peux t'empêcher de t'autodétruire, pour une cause qui n'est pas la tienne, à toi de voir. -Je te laisse le choix. -Je préfère mourir. -Que tu sois exaucé. Il le prit et l'envoya balader. -Réfléchi bien. Puis la statue redevint inerte, un tas de métal tout rouillé sur son socle de bronze. Qui le fixait avec son air narquois. -Tu ne me retrouveras jamais j'en fais le serment solennel, si jamais ça ne se passerait pas ainsi je mourrais pour ma cause, je suis mon libre-arbitre. Il tomba sur le sol les yeux en larmes. -Pourquoi moi, pourquoi moi? Il mit ses mains sur le sol, il prit un peu de terre et se redressa puis il la souffla. -C'est ici chez moi maintenant. Il sourit, pour la première fois depuis qu'il a rencontré Satan qui avait de sa naïveté. Puis soudain il eut une idée, c'était bien en femme qu'il était pour le kidnapper. Une once d'espoir parcourut son corps. -Je serai une femme et personne ne pourra résister à ma beauté et si jamais Satan avait pris une quelconque apparence, il tombera sous mon charme et je le tuerai. Cette pensée lui rendit le sourire. -Pourquoi n'y avais je pas pensé plus tôt. Et c'est ainsi que naquit Hélène, sa deuxième apparence. Il inspira à fond et il pensa à ce qu'il voudrait devenir, s'il devait rester ainsi un bon bout de temps autant prendre son temps. Il voulait être irrésistible, personne ne devrait résister. Il devait se venger de sa maladresse. Rien n'y fit, il réessaya, mais il n'y eut rien du tout. Puis il recommença et cette fois, il visualisa et dit un nom qu'il avait choisi bien consciencieusement. Il avait le déclic, c'était obligé que ça marche. Soudain ses habits semblaient trop grands pour lui. Son corps se rétrécit, sa silhouette s'amincit, sa poitrine se gonfla, ses cheveux cascadèrent sur ses épaules, sa voix changea. Son visage devint fin, ses yeux virèrent au bleu. Sa peau devint douce et veloutée comme une peau de pêche. Il avait la vingtaine, les cheveux longs, les yeux bleus. Le sourire enjôleur, il s'appelait Hélène. Il était tout bizarre, sa nouvelle apparence le laissait comme subjugué. Une curieuse sensation de bien-être l'envahit. Maintenant que va-t-il faire pour s'intégrer dans la société? Soudain une idée germa dans sa tête et s'il était agent de l'ordre. Satan le croyant resté comme il était avant et terré dans son trou, il le retrouvera facilement. Alors que s'il fait comme il a dit, il ne risquera rien. C'est vrai, j'avais oublié c'est "elle" maintenant et plus "il". Hélène sortit de la crypte qui débouchait dans les catacombes. Mais elle avait oublié, elle était encore avec ses anciens habits. Elle y retourna se mit toute nue, empila ensuite ses habits et les mit dans un cercueil vide ainsi que ses armes. Elle fit apparaître un pantalon noir, des sous-vêtements, des chaussures à talons un tee-shirt et une veste. Elle enfila tout et laissa ses cheveux blonds cascader sur ses épaules, puis elle sortit. Après plusieurs heures de marches, elle arriva enfin dans une gendarmerie, avec des diplômes sous les bras, elle rentra dans le bureau du commissaire. Elle frappa plusieurs fois à la porte. -Entrez, fit une voix bourrue. Elle entra dans la pièce. Il était assez enveloppé, il avait une petite moustache rousse, quelques cheveux parsemaient son crâne à moitié chauve. Il était en habit de fonction, des grades sur les épaules, son képi était posé sur son bureau. -Asseyez-vous! Que voulez-vous? -Je voudrais être agent de l'ordre. Il la regarda avec gravité; -Franchement vous êtes frêle. -La seule chose que je peux vous proposer c'est agent de la circulation. -Pourquoi? Soudain il faillit s'étrangler. -Comment ça pourquoi? -Pourquoi ne puis-je pas être agent de l'ordre? -Vous savez en ce moment vaut mieux ne pas sortir de chez soi, la délinquance est à nos portes, vous comprenez? -Si je vous envoyais en mission, vous n'en reviendriez jamais en un seul morceau. Ce n'était pas ce qu'elle voulait mon bon. -Par contre si vous faites vos preuves je vous prends. -D'accord. -Très bien. -Je suis suer d'y arriver. -Je l'espère, mais je m'en fais pour rien, car en ce moment les gens ont peur des radars. -Au fait comment vous appelez vous? -Hélène. -Et moi Justin Boudgra. -Bon il va se faire tard. -Et mon uniforme? -Ha oui le fameux uniforme. Il se leva de son fauteuil. -Suivez- moi. Hélène le suivit. Ils arrivèrent devant une porte, où il était inscrit vestiaire, pour femme. -C'est ici. Ils rentrèrent à l'intérieur. Une file de casier se trouvait dans la pièce. Il s'avança près d'un casier sans nom. Il prit un stylo et écrivit Hélène dessus. -C'est le vôtre maintenant. Il partit dans une autre pièce; -Vous venez ou quoi? Elle le rejoignit dans la pièce d'à côté. -Vous faites du combien? Demanda-il. -Pourquoi? -Pour votre uniforme pardi. Soudain elle réalisa qu'elle était entourée d'uniformes pour femme. -Quelle taille alors? -Du L. Il lui prit un chemisier bleu et une jupe noire. -Et la pointure. -Du trente-trois. Il revient devant elle et lui tendit une pile de vêtements et avant de partir il prit un képi. -Suivez- moi, habillez vous et après rejoignez moi devant la salle de tir. Elle enleva ses habits, puis elle mit le chemisier bleu, elle mit la jupe noire, mit les chaussures à talon et mit son képi sur sa tête. Elle sortit du vestiaire, puis elle chercha la salle de tir. Elle était perdue, soudain une voix derrière elle la fit se retourner. -Vous cherchez quelque chose? -Oui, la salle de tir. Il s'avança près d'elle et la dévisagea. -Vous êtes nouvelle dans le métier? -Oui. -La salle de tir est à gauche du couloir au fond à droite. -Merci. -Au fait je m'appelle Franck et vous? -Hélène. Il lui tendit la main, elle fit de même ils se serrèrent la main. -Ravi de faire votre connaissance. -Moi de même. Elle s'en alla puis se retourna. -Au fait merci. -De rien c'est un plaisir d'aider un collègue. Enfin elle trouva la salle. -Enfin vous êtes là. -Je m'étais perdue. -Savez-vous tirer? -Bien sûr. Enfin une femme qui n'a pas peur de se salir les mains, j'aime ça. Il lui donna un ceinturon, avec une matraque, un sifflet et un revolver et son holster. -Enlevez votre képi. Elle obéit sans poser de question, il lui passa des caches oreilles. -Ça va faire mal aux oreilles. Elle rentra dans une cabine, elle posa le képi sur un pupitre, mit le cache oreilles, visa et tira. La balle percuta la cible. Elle continua jusqu'à ce que la cible soit réduite en miettes. -Bravo ma petite, tu es la meilleure. Elle enleva le cache oreilles et le lui tendit, elle remit son couvre chef. -Je suis impressionné. -Je crois que je vais rentrer. -Attends, tiens les clefs. -Vous me confiez une voiture. -Je sais que je peux te faire confiance. Elle entra avec la voiture au cimetière. Elle entra dans la crypte et y dormit route la nuit. Le lendemain matin, elle y retourna. Justin Boudgra lui demanda de se poster devant l'Arc de Triomphe avec un radar et un teste d'alcoolémie. Elle s'y rendit, une fois arrivée elle se posta près du monument. Elle passa bientôt à l'action car un automobiliste avait grillé un feu rouge. En fait, ils étaient plusieurs. Ils avaient mis la musique à fond. Elle réussit à les stopper avant qu'ils ne provoquent un accident. -Et l'autre. Il klaxonna comme un cinglé. -Ouvrez la fenêtre. -Qu'est ce que vous me voulez? -Vous avez grillé le feu. -Écoutez ma poulette moi et les copains on n'a pas le temps ont doit aller à une teuf d'enfer. -Je m'en fiche, les papiers du véhicule. Il fit la moue. -Je les ai po. -Alors on va s'expliquer au poste. -Désolé mais non. -Comment ça non? Il mit le pied au plancher et contourna la voiture. -Je vais les suivre. Elle prit la voiture et les colla au train. Elle fit un bon bout de chemin puis enfin elle arriva, c'était un entrepôt désert. Ils rentrèrent à l'intérieur. Hélène s'arrêta, elle prit le micro de son poste de radio et dit. -J'aurai besoin d'un coup de main. -C'est à quel sujet? -Je veux dire, j'ai besoin de renfort. Il y a des fêtards dans un entrepôt abandonné, il doit y avoir de la cocaïne. -Très bien je t'en envoie. Elle déposa l'interphone et dégaina son arme. Elle entra à l'intérieur, puis elle vit des jeunes de tous âges fumer, chanter ou se saouler, d'autres danser comme des possédés, il y avait aussi des jeunes armés. Ils avaient dû subtiliser ses armes à leurs géniteurs, l'un d'eux la vit et se mit à tirer, elle le toucha à l'épaule, il tituba sur le sol. Elle avait peur de les tuer, donc elle décida de seulement les amocher, deux autres ne lui firent pas de cadeau. Elle évita les balles en faisant une roulade sur le côté. Il ne fallait pas qu'ils la touchent sinon ils verraient son corps se régénérait et personne ne doit le savoir. Les autres jeunes couraient partout en gesticulant. Soudain les sirènes retentirent, des fourgonnettes se placèrent devant la porte. Des agents de l'ordre entrèrent matraque aux poings, ils mirent de l'ordre dans tous ça, les ados furent embarqués et la cocaïne mise sous clef. Ils furent tous jugés et enfermés, pendant deux mois. Hélène fut récompensée, donc elle devint agent de l'ordre. Elle rentra chez elle et le lendemain, elle fut de repos. Elle fit donc ce qu'elle voulait c'est-à-dire ce que font toutes les femmes: du shoping. Elle s'habilla en civile, prit sa voiture de fonction et alla dans un magasin. Elle prit une combinaison de cuir rouge, ainsi que des bottes à talons et des gants. Elle paya le tout et sortit, puis elle alla dans un magasin de moto et prit un casque. Elle retourna à la crypte, elle mit la combinaison de cuir moulante et la ferma avec la fermeture éclair, mit les gants les bottes à talons et le casque de motard. Elle remonta à la surface. Soudain, elle vit des hommes en moto. Ils avaient des mitrailleuses et des rafales ricochèrent contre les pierres tombales. Elle redescendit prit son baudrier l'attacha en travers de son dos, puis prit son épée. Elle remonta les rafales reprirent. Elle courut vers eux, les balles l'éraflèrent. Ils descendirent de leurs engins, ils avaient braqué leurs armes vers elle. Elle leur tailla les côtes. Elle se battit comme elle pouvait. Elle en faucha plusieurs, mais on aurait cru qu'à chaque il en revenait, dès qu'elle en eut fini avec eux elle pu souffler un peu. Soudain quelqu'un d'autre arriva, un homme blond, il avait un blouson, un jean. -Alors on s'ennuie de moi? -Qui êtes-vous? -Allons c'est moi tu ne croyais tout de même pas que je t'avais oubliée. -Satan. -Oui. -Tu ne croyais tout de même pas que j'allais me faire berner par ta nouvelle apparence. -Quoique je te préfère ainsi, tu ne t'es pas ratée. -Hé toi tu crois que tu es mieux? -Tu es radieuse un vrai rayon de soleil. -La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe. -Tu n'en as pas mare de toujours prêcher. -Non. -Tant mieux pour toi. -Au fait tu as aimé le comité d'accueil? -J'aurais dû m'en douter. -Tu es une blonde et ça ne m'étonne pas que tu n'aies pas trouvé tout de suite d'où ils venaient. -Que c'est drôle. -Je ne suis pas doté du même sens de l'humour que toi. -Ça on peut le dire. -Bon tu es prête. -Plus que jamais. Il fonça vers elle et souleva son épée. Elle abattit la sienne sur son épaule. Le sang coagula de la plaie béante, ses yeux étaient injectés de sang. -Tu vas me payer ça. Il fit vibrer son arme et feinta, il la toucha aux côtes. -Tu vas mourir. Au moment où il allait ouvrir la blessure un coups de feu retentit et une bale transperça son épaule. C'était Franck qui avait tiré, Satan s'effondra sur le sol et simula, Franck s'approcha du corps et dit. -On ne s'attaque pas à plus petit que soi, surtout si c'est un beau brin de femme. Il lui fit un clin d'oeil. -Tu crois qu'il est mort? -Non. -Alors dans ce cas, je m'en vais te le finir. Au moment où il le mit en joue, elle lui dit: -Ne fais pas ça. -Pourquoi? -Parce que. -Je vais te ramener chez moi tu y seras plus en sécurité. -Soit. Ils prirent la voiture et partirent. -Au fait comment m'as-tu retrouvée? -Simple coïncidence. -J'allais revenir chez moi, quand soudain je vis qu'on avait besoin de moi et dès que je vis contre qui ils se battaient, je me suis dit qu'il n'y avait qu'une femme qui tiendrait tête à ces types, c'est toi. Elle se sentit gênée et elle rougit, ils arrivèrent devant un immeuble. -C'est ici. Ils entrèrent à l'intérieur. Le sol était tapissé d'orange et de jaune. Il y avait la loge à sa gauche des escaliers et l'ascenseur était au milieu. Ils prirent l'ascenseur, Franck choisit le deuxième étage. Les rouages se mirent à grincer, les câbles métalliques frottaient contre les poulies. L'ascenseur s'éleva jusqu'au deuxième étage, puis la cabine s'arrêta. Les portes coulissèrent laissant dévoiler le couloir. Ils sortirent et empruntèrent le couloir. Ils s'arrêtèrent devant une porte. Il prit sa clef et ouvrit la porte, l'appartement était assez petit. Le papier peint était blanc. Ils allèrent dans le salon, qui contenait deux canapés l'un contre l'autre. Une petite table basse était juste devant les canapés, la télé était en face. -Bon ma chambre est à ta disposition. -Et toi? -Je vais dormir dans le salon. -Soit. Elle s'avança près de lui et l'embrassa. -Merci pour tout. -Il n'y a pas de quoi, comme je te l'avais dit c'est un plaisir d'aider un collègue. -Je suis sans doute plus que ça à tes yeux? -Bien sûr enfin je veux dire. -Tu veux dire? -Que oui tu comptes beaucoup pour moi et je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose, voilà. -Je vois. -Bon et bien bonne nuit mon sauveur. -Dors bien. Elle se déshabilla puis rentra dans le lit. Jamais elle n'avait ressenti autant de compassion pour qui que ce soit. C'était le risque du métier, je veux dire par là que quand on a un corps de rêve, il ne faut pas être étonné que l'on flache sur vous. Elle ne voulait pas s'impliquer dans ses affaires. Ce n'est pas facile de ne pas être comme le commun des mortels. N'être pas comme les autres quel fléau, on est souvent incompris, mis parfois à l'écart, mais ça veut dire parfois que notre destin sera différent des autres destins. Le lendemain, elle se réveilla, elle était dans les vapes. Elle se leva avec difficulté et faillit tomber du lit. Elle s'habilla Franck vint la voir. -Tu n'iras pas travailler. -Pourquoi? -Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. -Mais je dois y aller. -Non désolé tu restes ici. -Qu'est ce que tu vas lui dire alors. -Que tu es tombé malade. -Laisse- moi y aller, j'ai trop profité de ton hospitalité. -Et que feras-tu quand il reviendra. -Je me défendrai. -Non je refuse que tu prennes ce risque.
-Je me défendrai. -Comme hier tu as failli te faire empâler.
-Il m'a eue par surprise, dit-t-elle offusquée. -Désolé je ne veux pas que tu joues une fois de plus ta vie. -Tu veux me garder ici? -Jusqu'à ce qu'il soit arrêté, je dirai au chef qu' un maboul se balade en liberté, il ne me refusera pas d' y aller. -Je t'en conjure n'y va pas. Elle savait très bien ce qui arriverait, elle ne voulait surtout pas qu'il y aille. -Bien essayé mais j'irais quand même. Il sortit de l'appartement et l'enferma à clef. -Je ne veux pas que tu risque ta vie pour moi. Il n'y eut aucune réponse. -Il va se faire tuer. -J'y vais. Elle prit son épée et sauta par la fenêtre de la chambre. Elle y alla sans hésiter, la vie de Franck en dépendait. Il était dans le bureau du commissaire. -Je peux vous parler? -Bien sûr asseyez vous. Il s'assit sur une chaise en face du bureau. -Alors qui y a-t-il? -Un psychopathe se balade dans la ville, je veux être sur le coup. -Vous avez carte blanche. -Merci. Il se releva et repartit dans sa voiture. Il roula plusieurs minutes, elles parurent interminables. Il essaya de se rappeler où s'était passé la scène, il réfléchit, il y avait des tombes. -Le cimetière des Saints Innocents.
Il mit plein gaz vers le cimetière. Il y arriva, il sortit de la voiture et chercha l'endroit des yeux. -Vous me cherchiez? Franck se retourna, il se trouvait nez à nez avec le blond antipathique de la nuit dernière. Il le regarda étonné sous toutes les coutures. -Mais où est vôtre…? -Ma blessure, ha oui la fameuse blessure que vous m'aviez faite hier, je m'en souvien. -Où est-elle? -Je ne l'ai plus. -C'est impossible, vous étiez là agonisant, je ne comprends pas. -Elle ne vous l'a pas dit? Je veux dire "il". -Comment ça "il"? -Tant de chose à dire et si peu de temps, quelle tragédie. -Bon je vais commencer par le commencement. -Je n'ai pas le temps. -Ça tombe bien moi non plus. -La faucheuse n'est pas assez rapide et crois- moi, tous ceux qui devraient déjà être en enfer, tardent à mourir, une vraie calamité. -Qu'est ce que ça peut me faire. -Pourquoi tant de haines, alors que je fais juste mon travail.
-C'est une des raisons pour laquelle j'ai besoin de lui. -Alors vous avez besoin "d'elle". -Tu as finalement compris, c'était tellement ardu, je ne peux pas tan blâmer. -Finis les beaux discours on va en découdre ici et maintenant. -Tu sais, c'était pour que tu sois au courant de ce qui se trame vraiment. Franck lui tira dessus, mais sans succès. Satan soupira et dit: -Tu n'as pas compris Franck, je suis le diable. La nouvelle fut si violente, qu'il eut soudain l'impression d'être poignardé en plein cœur. -Vous êtes vraiment tous aussi sensibles d'esprit dans la police. -C'est toute l'impression que tu as de me voir en chair et en os, à moins que, ah oui le petit garçon qui m'a vu dans la chambre de ses parents, entrain de les tuer puis de partir avec leurs âmes. -C'est bien ça. -Vous avez osé les tuer. -Tu n'as pas oublié. -Comment pourrais-je oublier une face si hideuse me rendre fou de chagrin et orphelin.
-Tu aurais dû être poète. Il se ressaisit, prit un canif et s'avança, il le balafra, balafre sur balafre. Hélène arriva mais trop tard. Satan avait pris un poignard et l'enfonça dans le poitrail de Franck qui tomba sur le côté. -Nooooon. Elle courut, puis sauta sur Satan. Ils tombèrent à la renverse sur le sol rugueux. -Alors qu'est ce que ça te fait de perdre une chose si chère à ton cœur? Ça fait mal hein? Il la projeta en arrière. -Tu n'es qu'un fagot de bois qui vole aux quatre vents, un pantin qu'il m'est aisé de contrôler, sans la moindre difficulté apparente. Elle retomba sur le postérieur, profondément blessé, les côtes sûrement cassées. Elle se tint en gémissant. -Tu n'es pas une femme tu es un homme sois en digne. -Il a fait de toi une chiffe molle, moi je fais de toi un guerrier et voilà comment tu me remercies, à te prendre pour une femme et à flirter avec un mortel tu vaux mieux que ça. Elle se releva et courut vers lui. Il la projeta en arrière comme un fagot de paille. -Rejoins moi où meurs sans avoir même vécu. -Car tu crois que tu vas te faire respecter en homme de cœur. Il envoya une boule de feu qu'Hélène prit en pleine poitrine. -Pathétique. Il prit l'apparence qu'il avait prise pour la berner. -Maintenant qu'on est à arme égale, est ce que tu vas montrer plus de fugue dans tes mouvements. Elle sentit la colère monter en elle, comment elle s'est fait avoir par cette enveloppe charnelle, comment elle avait succombé à la tentation, elle se renfrogna. -Ça te rappelle de bons souvenirs. -Crève. Elle bondit sur ses jambes et la percuta de plein fouet. -J'ai réussi. Elle ne comprit pas tout de suite ce qui venait de se passer. -Tu t'es fait gagner par la haine, une si forte, si violente. -Il t'a laissé tomber ton Yahvé, tu es maintenant seul. Il lui tendit la main. -Je peux y remédier. Elle avait mal agi, elle l'avoue en se laissant contrôler par sa haine, elle ne pouvait plus aspirer au rang de sauveuse du monde. Le mal en personne avait apposé son empreinte. Elle avait changé, elle avait failli, elle voulut se venger contre l'humanité. Elle avait perdu Franck plus rien ne comptait pour elle maintenant. Elle redevint normale, comme elle devait être, impitoyable et sans vergogne. Après tout elle était peut-être faite pour faire le contraire de ce qu'on attendait d'elle. -J'accepte. -Tu quoi? -Je rejoins votre cause, votre combat est le mien. -Ce n'est pas un coup fourré? -Je croyais que vous étiez le meilleur pour faire des attrapes dignes de ce nom. -C'est vrai. -Je retrouve celui que j'ai arraché à cette vie déplorable. -Tu seras commandant en chef de mon armée. -Tu détruiras tout, tu pilleras, apporte le chaos, la souffrance et la débauche. -Oui. -Ce sera la secte, la plus grande de tous les temps, la Main Rouge. -Tu seras craint et respecté par tous. -Ton avenir s'ouvre à toi, ton vrai avenir, pas celui que l'on te dicte, le tien, celui que tu conserveras jour après jour, avec la subtilité de tes propos acerbes. -Je suis fière de toi, tu vas aller de l'avant, ne plus reculer mais avancer. -Merci de ta confiance, tes paroles sont empreintes de sagesse, et tes jugements explicites me font croire à un jour meilleur. Il enleva ses habits, courut à la crypte, déchira dans l'ombre des colonnes sa peau de caméléon et reprit son apparence physique, la sienne celle qui embellira les tableaux pendant des siècles: la mort, la faucheuse, ces noms lui seront appropriés désormais plus que l'on ne croit. Il ressortit en tee-shirt rouge, pantalon de cuir, capes et bottes. Il rejoignit Satan qui l'attendait, ce diable musclé les cornes saillantes, le front audacieux, celui qui n'avait pas peur, de la vie elle même, représentant du désordre et du chaos. -Tu es prêt? -Plus que jamais. Tu as suivi un nouveau cap, désormais le monde t'appartient. Tu peux sentir cette puissance embellir ton corps, assainir ton esprit tourmenté par les problèmes propres aux mortels, la peur de mourir en fait parti, c'est chose que tu n'auras plus à craindre désormais. Je te donne l'éternité, le pouvoir, la profusion. Ces mots vont t'apporter la gloire à laquelle tu aspires tant. Libère ton esprit, c'est la gloire écoute la, elle t'appelle, saisit la ne la laisse pas filer, poursuit la jusqu'en enfer mon royaume. Je te débite peut-être plus de choses que ces philosophes, qui nous mettent du plomb dans l'aile, qui nous empêchent de réfléchir par nous-même, fuis les comme la peste, évite les, ils ont été la raison de la chute de plusieurs empires. Je ne leur permettrai pas de faire échouer mes plans. Ce sont des hypocrites par nature, le choléra, la peste, la variole. Je t'en prie, si tu as un jour le plaisir d'en trouver un, tue le, mais laisse lui le temps de cracher son venin, mais qu'il ne t'affecte pas. La nuit survint, des hommes appelés hérétiques, ont été enrôlés pour le plaisir de tuer tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Ils étaient de noir vêtu, leurs mains gantées poussèrent les lourdes plaques d'égouts. Un relent de pourriture nauséabonde les parcourait, accentuait leurs haleines fétides. Ils pillaient les musées pour les armes du Moyen-Âge, guidés par Red Sun dont les tatouages brillaient dans la nuit. Ils avancèrent à pas feutrés comme des félins aux aguets. La lune brillait de mille feux, de mille éclats. Red Sun avait le visage caché par une capuche, il était devenu le prince des ténèbres et des ombres, ainsi se termine son histoire, j'espère qu'elle vous a ouvert les yeux maintenant. Bien des fois, j'ai presque été amoureux de la mort reposante… John Keats: Poète anglais né à Londre (1795-1821) un des grands romantiques anglais (Endymion).
FIN

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BLUE MOON

BLUE MOON

CHAPITRE
1
Une froide soirée d’hiver, un temps où il ne faisait vraiment pas bon vivre à l’extérieur.
La lune était à ce moment-là en quartier, en croissant pour être plus précis.
L’astre lunaire avait ce jour changé de couleur, au lieu de revêtir son habituelle couleur blanche, elle s’était tout d’un coup mise au bleu, mais un bleu azur vraiment très spéciale, car de l’argent rendait la couleur féerique, inoubliable.
On n’eut pas rêvé mieux, on aurait même voulu la voir toujours ainsi.
Sans se lasser, les rares piétons étaient subjugués, une euphorie collective se propagea sur tous les visages, qu’il soit vieux ou jeunes et l’on avait de la chance car cette nuit spéciale, le ciel était dégagé, pas un seul nuage ne vint gâcher ce spectacle particulier, on aurait cru que la lune était vivante et qu’elle voulait qu’on la voit bien sur toute les coutures et sur tous les angles.
Le prêtre de Notre Dame de Paris la regardait ce même jour, on était le vingt-cinq Décembre au soir et la neige tellement attendu ne se le fit pas dire deux fois pour apparaître enfin.
Ce jour, saint marquera plus qu’à l’accoutumé les esprits.
Il y eut tout à coup un trait doré qui se dessina sur la voie lactée, c’était une étoile filante. Ce genre de phénomène commençait à se faire de plus en plus rare.
Personne ne le savait, mais ce jour pas comme les autres, allait à jamais changer leur vie, en ce vingt et unième siècle mouvementé, car il y avait très peu de gens ces jours-ci, pas à cause du froid glacial de décembre, mais à cause d’une secte, la Main Rouge, qui commençait à se faire menaçante de jour en jour.
Tout le monde se mit à courir car les adeptes de Satan allaient bientôt être de sortie, tuant tous ceux qui seraient en travers de leur chemin.
Le prêtre retourna dans la cathédrale et referma la lourde porte, plus rien n’était comme avant depuis leur arrivée.
Le président restait cloîtré chez lui avec sa femme, se souciant très peu de ses très chers concitoyens.

Tous les soirs, on pouvait voir les serviteurs de Satan, drapés de noir et sur le devant de leur tunique une main rouge était brodée.

Ils avaient fait de nombreux raids dans les musées et ils se baladaient le soir avec des armes Moyenâgeuses et un sourire macabre se peignait sur leurs lèvres.

CHAPITRE
2

La cloche sonna douze coups et la terreur s’abattit sur tout Paris, ce jour devait être un jour de fête, mais personne n’en profita, car certaine personne avait peur d’être choisi, pour l’inquiétante procession.
Personne ne bougeait, tous étaient calmes et l’obscurité la plus totale s’abattit sur la ville apeurée.
Déjà les adeptes de Satan commençaient à sortir des catacombes, leurs mains gantées soulevèrent les lourdes plaques d’égout et se mirent à encercler l’Arc de Triomphe, leurs armes faisaient des bruits agaçants mais cela ne les incommodait pas.
Soudain près de la tour d’Eiffel, une lumière blanchâtre s’abattit près de l’édifice et un corps de femme gisait sur la neige, ses longs cheveux châtain clair s’étalèrent sur le tapis blanc, ses yeux étaient couleur bleu azur, sa peau était douce, les formes de son corps étaient régulières.
Des étranges tatouages brillaient sur son dos et sur la paume de ses mains.
Soudain elle se releva, ses membres frémirent et des éclairs bleus s’en échappèrent.
La tour de Gustave Eiffel se recouvrit d’un épais manteau de glace et de givre, ses yeux brillaient de mille feux, la secte qui avait vu la lumière blanche, accouru.
La jeune femme était encerclée.
Les hérétiques approchèrent armes en mains et se ruèrent sur elle.
Tout à coup une onde de choc les percuta et ils furent suspendus dans les airs un court instant, ensuite leurs corps décrivirent une courbe et tombèrent lourdement sur le sol neigeux.
Le corps de la femme s’allongea et de puissantes pattes remplacèrent ses jambes frêles, sa silhouette se transforma complètement elle était devenue un majestueux dragon bleu azur cerné d’argent.
Elle les fixa avec un air de mépris et cracha des flammes rougeoyantes.
Les adeptes s’enfuirent en hurlant, puis la fille retomba sur le sol sous sa forme première.
Pour l’instant elle n’avait pas de nom donc je me permets de la de la surnommer Blue Moon à cause de cette nuit où la lune était bleue.
Soudain elle se releva, il était tôt dans la matinée.
Elle fit trois pas pour se remettre d’aplomb, puis fit de grandes enjambées, enfin elle se dirigea vers l’Arc de Triomphe.
Elle marcha plusieurs heures et se trouva près de la cathédrale.
Elle chancela et tomba sur le parvis de Notre Dame.
Le lendemain matin, le prêtre se rendit à la cathédrale et la vit allongée sur le dos, la peau bleutée car elle avait pris froid, mais il n’entendit aucun soufle rien.
Comment cela se fait-il pensait sûrement l’homme d’église.
Il la prit dans ses bras et repartit chez lui le souffle haletant car il n’était plus très jeune.
Il vivait non loin de là, il habitait la maison d’en face.
Il monta à l’étage et la déposa sur un lit à baldaquin.
Elle se réveilla et découvrit qu’elle était dans un lit, des habits étaient posés sur une chaise, ainsi qu’un plateau, un bol de chocolat chaud et des tartines.
Elle attrapa le plateau et saisit le bol fumant.
Elle voulut boire, mais il était trop chaud.
Elle le serra bien fort et le breuvage ne fuma plus.
Elle put le boire puis elle mangea les tartines et déposa le plateau sur le sol, enfin elle se leva puis elle saisit les habits, elle regarda sa paume droite et vit que son tatouage était tout mouillé comme si elle avait oublié de la sécher après l’avoir mise sous l’eau.
Elle ne comprenait pas comment elle avait pu faire tout ce qu’elle avait fait la veille, d’ailleurs elle ne savait rien d’elle, elle savait peut-être marcher, parler, mais elle n’avait aucune idée de la façon dont elle est venue ici, puis finalement elle n’y pensa plus.
Elle mit soutien gorge, slip, puis enfila le jean et mit un tee-shirt puis un pull-over, enfin elle décida de descendre, elle entendit des voix qui provenaient d’en bas.
Elle descendit jusqu’au bas des marches, vit un vieil homme et un ange parler et su qu’il s’appelait Gabriel, archange pour être plus précis.
-Yahvé notre seigneur a envoyé sur terre cette jeune femme descendue tout droit du jardin d'Éden, où elle a été façonnée la tâche était ardu, car pour pouvoir un être aussi parfait il fallait être soi-même parfait en tous points.
Des pouvoirs hors du commun lui ont été donnés.
Elle peut contrôler la glace, l'eau…
-Je vois, mais que dois je faire?
-Il vous a choisi pour l'intégrer dans la société et pour lui apprendre l'exorcisme chose, que notre seigneur ne pouvait lui inculquer.
-Comment devrais-je l'appeler?
-Nathalie.
Gabriel s'éleva et disparut.
Le prêtre se retourna: Nathalie, j'avais senti ta présence.
Elle s'avança, ce qu'elle avait entendu l'avait chamboulée.
Elle réussit quand même à dire une phrase.

-Qui êtes-vous?
-Je suis un prêtre.
-C'est vrai ce qu'il a dit à mon sujet?
-Oui.
-Ils te plaisent?
-De quoi vous voulez parler?
Elle fixa les habits qu'elle portait.
-Oui.
-Ils appartenaient à ma fille, dit-il en courbant l'échine.
-Je suis désolée.
-Je suis ravie qu'ils vous plaisent.
-Il y a des choses inexplicables.
-Lesquelles?
-Sur le pourquoi du comment je suis venu ici.
Il y a des choses qu'il faudrait peut-être oublier.
-Je ne veux pas oublier ce qu'il a dit.
-Qui te dit que tu dois les oublier, dit-il en lui souriant, au faite je m'appelle Nicolas.
-Je vous remercie pour toutes les choses que vous avez faites pour moi.
-Ce n'est rien, il faudrait te trouver un travail.
-Oui.
Ils partirent de la maison de Nicolas et prirent sa voiture.
-Que voudrais tu faire?
-Secrétaire dans la tour Montparnasse.
-En voilà des ambitions.
Une fois arrivés à Montparnasse ils se rendirent à la tour.
-Et voilà on est arrivé.
Nathalie fixa la tour impressionnée.
-Il ne faut pas avoir le vertige, lui dit-il.
Nathalie et Nicolas rentrèrent dans le bâtiment.
Un tapis rouge était posé sur le sol, les murs étaient peints en jaune orangé, des allogènes étaient disséminés un peu partout.
Ils arrivèrent à l'ascenseur, ils y entrèrent et sélectionnèrent le dernier étage.
La cabine monta lentement, on pouvait entendre le frottement des câbles et toutes les mécaniques.
L'ascension finie, les lourds battants s'ouvrirent.
Toujours la même couleur sur les murs et ce tapis toujours rouge.
Ils aperçurent enfin la porte du secrétariat et ils frappèrent, aucun bruit, puis une voix haut perchée les invita à entrer.
Nathalie et Nicolas entrèrent, ils ne virent d'abord personne, puis un homme fit son apparition dans la pièce, il sortait de son bureau.
-Bonjour.
-Bonjour.
-Je vois que vous êtes venus pour le poste de secrétaire, dit-il en regardant Nathalie.
Il était assez jeune, des cheveux bruns coupés courts encadraient son visage, ses yeux bruns pénétrants donnèrent des frissons à Nathalie.
-Oui en effet, dit elle calmement.
-Bien, dans ce cas, je vous invite à pénétrer dans mon bureau.
Il les fit entrer et les pria de s'assoire, il contourna son bureau de travail et s'assit sur son fauteuil.
-Bien quelles sont vos motivations?
-J'aime m'occuper de tout ce qui est rendez-vous, papier important, dossier à classer ect.
-Très bien donc toutes ces choses ne vous posent pas de problème, vous ne rechignez pas au travail donc.
-Oui je puis vous en assurer.
-Je vois, puis-je voir vos diplômes et autres?
Tout d'un coup venu tout droit de nulle part l'ange Gabriel fit son entrée dans le bureau.
-Excusez-moi de vous déranger mais cette jeune femme est de ma famille et elle a oublié toutes les paperasses à la maison et je suis venu les lui rendre.
Il les donna à l'homme qui le remercia.
-Tout cela est parfait, il n'y a rien à dire vous êtes la personne dont j'ai besoin.Vous n'êtes pas comme toutes ces empotées.
Il les rendit à l'archange.
-Elle a de la chance de connaître une personne aussi avenante.
Il s'éloigna avec les papiers et s'évapora.
-Vous êtes engagée, comment vous appelez vous.
-Nathalie.
-Moi c'est Lapointe, Christian Lapointe, vous viendrez demain à 7h30 je compte sur vous.
-Merci.
Ils se serrèrent la main, Nathalie et Nicolas sortirent du bâtiment, une fois arrivés à la voiture, ils démarrèrent, rentrèrent à Paris.
Ils se rendirent chez lui, ils s'assirent à la table du salon et discutèrent.
-Nous t'avons trouvé un travail maintenant il faudrait penser à ta tenue, comment va-t-on procéder.
-Il me faudrait des habits moulants pour ne pas être encombrée, un pantalon moulant bleu azur, des bottes bleu azur, un juste au corps bleu azur et enfin épée et fourreau.
-Ça en fait des choses et comment compte tu acheter tout ça?
Ils se rendirent à une armurerie, ils y trouvèrent une pièce unique, une superbe épée parfaitement équilibrée, poignée couverte de satin bleu, des filigranes argentés recouvraient une partie, la lame fine et tranchante.
Elle paya l'armurier tellement vite qu'il n'avait pas vu qu'elle avait fait apparaître de l'argent dans sa main, une fois sortie Nicolas lui dit.

-Je vois comment tu procèdes.
-Il n'y avait que ça à faire.
Ils se rendirent en ville et y achetèrent le juste au corps de satin bleu, les bottes et le pantalon moulants en cuir bleu.
Ensuite dans une maroquinerie ils achetèrent deux brassards en cuir.
Une fois retournée chez Nicolas elle alla se changer.
-Au faite ou se cache ces pourritures d'adeptes ?
-Dans les catacombes.
-C'est un lieu à leur image, j'imagine.
-Oui.
Elle monta, déposa les affaires et se déshabilla, retira le pull, le tee-shirt et le pantalon.
Elle enfila le juste au corps, mit le pantalon en cuir, chaussa les bottes à talons et ceint son fourreau à une ceinture en argent enfin elle rengaina son épée et attacha les brassards en cuir à ses poignets.
Elle était enfin prête à l'action. Ses vêtements adoptèrent ses courbes gracieuses ses mouvements gardèrent leur fluidité exceptionnelle.
Ses yeux bleu azur brillaient de mille feux, ses cheveux châtains claires étaient éclatants.
Elle ouvrit la fenêtre de la chambre et se jeta à corps perdu dans le vide.
Elle fit un salto avant et retomba sur ses jambes fléchies avec élégance.
Elle courut ses cheveux flottaient au vent, une fois arrivé au cimetière des saints innocents, elle dégaina son épée et inspecta les tombes une à une puis elle vit une crypte et, sous le toit, elle pouvait voir gravée dans la pierre une main rouge.
-C'est ici.
Elle poussa la grille qui glissa sur ses gonds rouillés.
Puis elle s'empara d'un flambeau et descendit les escaliers quatre à quatre, le bruit de ses talons se répercutait sur les murs de la crypte. Une fois descendue elle avança au milieu d'une rangée de tombes creusées dans les murs.
Elle avait de la chance de ne pas voir les squelettes en décompositions.
Tout d'un coup un vent violent ferma la grille et souffla la flamme du flambeau.
Elle se trouva dans l'obscurité la plus totale, à sa grande surprise, ses yeux brillèrent dans le noir et elle vit la vie en bleu.
Elle était étonnée, mais elle continua quand même.
Tout d'un coup, elle entendit des pas, elle les suivit.
Puis elle rattrapa l'hérétique et le fit tomber.
Elle lui retira sa cape sombre et la mit sur ses épaules, elle ferma le fermoir, et mit la capuche devant ses yeux, elle lui déroba ensuite une arbalète pliante qui pouvait se fixait au poignet.
Elle l'attacha sur un de ses brassards puis dissimula ses habits grâce à la cape.
Elle fit apparaître sur ses mains des gants de cuir fin et ramassa son épée qu'elle avait soigneusement déposée sur l'une des marches.
Une fois en bas, elle se trouva dans une salle remplie de fidèles encapuchonnés.
Elle se glissa dans la foule compacte puis attendit, au fond de la salle, la statue de Satan reposait sur un pied d'estale en bronze, un homme entra dans la salle.
Il actionna un levier et une table de sacrifice sortit du sol. Deux autres fidèles arrivèrent, ils portaient un enfant drogué.
Ils le déposèrent sur la table des sacrifices.
L'homme qui se trouvait près de la statue pouvait facilement être identifiable, car il portait une cape rouge, la silhouette de l'inconnue était fine et d'assez petite taille comparé aux autres fidèles.
-C'est une femme, se dit Nathalie.
L'inconnue se mit à parler tout en levant les bras au ciel.
-Qu'on le sacrifie.
Leur chef sortit un poignard et le brandit au-dessus de sa tête.
Nathalie d'un geste vif et précis déplia l'arbalète, tendit son bras et décocha le carreau.
La flèche creva l'œil gauche de leur chef.
Celui-ci se tenait le visage, il enleva d'un coup le trait, souleva son capuchon c'était un homme.
Une rage monstrueuse s'empara de son corps, sa mince silhouette se transforma et il prit du muscle.
Ses yeux étaient rouge sang.
Il tendit ses bras et des flammes rougeoyantes sortirent de la paume de ses mains.
Des tatouages étaient gravés sur son corps, il déchiqueta ses habits.
Nathalie partit à sa rencontre, les fidèles se poussèrent.
Elle enleva son capuchon et laissa découvrir son visage.
Une vague de souvenir lui embauma le corps et l'esprit et elle dit.
-Red Sun.
Elle enleva sa cape et dégaina son arme Red Sun fit de même, son arme était colossale, son crâne chauve luisait.
-Soeurette.
Il sauta sur la table de pierre et se mit à courir vers Nathalie, celle-ci l'esquiva et lui trancha le flanc.
Elle se dirigea vers les piliers et les découpa.
Le plafond se mit à s'écrouler, tous les fidèles empruntèrent les canalisations des égouts.
Nathalie prit l'enfant au passage et sortit de la crypte.
Alors que tout s'écroulait Red Sun se dressa sur la table et cria.
-Blue Moon.
Et un morceau de plafond l'aplatit sur le sol.


CHAPITRE
3

Nathalie retourna chez Nicolas l'enfant dans les bras, le déposa sur le canapé, Nicolas arriva dans la pièce.
-Puis je savoir où tu étais passée.
Il avait la mine patibulaire, des cernes et il était en robe de chambre.
-Je suis allé là-bas.
-J'aurais dû m'en douter quand tu m'as demandé ou ils étaient terrés.
Il lui prépara un chocolat chaud dans la cuisine.
Elle s'assit dans un fauteuil, se cacha le visage et dit les yeux larmoyants.
-J'ai un frère Nicolas.
Il s'approcha d'elle en disant.
-Et il fait des sacrifices humains?
-Oui
Il lui donna la tasse, puis s'assit en face d'elle et il continua.
A-t-il un nom?
Red Sun.
-Soleil rouge tu parles d'un nom.
-Moi je m'appelle bien Blue Moon.
-Encore une chose que l'on a oublié de me dire, au faite comment le sais-tu?
-Je ne sais pas, tout d'un coup, j'ai eu une illumination, au faite comment pourrais-je avoir un frère vu que Yahvé m'a conçue.
J'avoue moi-même ne rien comprendre.
-Au faite pour l'enfant, tu comptes faire quoi?
Elle se retourna, pas de respiration pas de pouls.
Elle avait beau le toucher par tout, aucun signe de vie.
Puis elle réalisa soudain.
-Il est mort! C'est un vrai bourreau! Comment a-t-il pus faire une chose aussi cruelle?
-Il a donné l'âme de l'enfant à Satan.
-Comment savez-vous ça, lui dit-elle sur un ton de reproche.
-Nous autres les gens d'église nous sommes mobilisés pour combattre cette menace, je reçois les ordres du Vatican à Rome.
-Je vois.
Elle lui en voulut de ne pas lui avoir dit ça avant, mais sa colère se dissipa.
-Comme nous sommes dans les confidences, je vais te dire la quête de ton frère.
Cet homme apparut sur terre il était impitoyable, il a décidé de créer une secte, la Main Rouge, il a fait un pacte avec Satan en échange des pouvoirs qu'il donnerait à ses hommes, il devait faire que ses adeptes sacrifient un peu de leur sang pour que chacun soit envahi par un démon.
Qui leur conféreraient le pouvoir absolu.
Tant que ces ignominies resteront dans leur corps, ils ne pourront mourir, donc tu devras exorter ces démons. Il faudra que tu dises "vade rétro Satanas" bien sur, il faudrait être à proximité car le mot seul ne suffit pas.
Il faudra exercer ta pensée sur le démon et l'éjecter de l'enveloppe charnelle.
-Ça a l'air compliqué.
-Non ça ne l'est pas il faudra de la patience et beaucoup de travail.
-Au fait, l'enfant que vas-tu en faire maintenant que tu sais qu'il est mort?
-Je ne vais quand même pas le laisser là. Pourquoi ne pas aller le rendre aux siens?
-Ma pauvre c'est compliqué.
-Comment ça compliqué? On peut mettre des affiches.
-Je ne parle pas de ça, si la société sait ce que tu as fait, elle t'en voudra.
-Je ne comprends pas.
-Ils ont tellement peur de la Main rouge qu'ils emprisonneraient n'importe qui par peur des représailles.
-Je vois.
-Nous sommes exclus par tous, les églises ne servent plus à rien vu que tout le monde se met à nous détester nous les gens d'églises. Tous les autres sont là-bas à Rome.
Ils sont nourris logés en échange des combats qu'ils mènent contre le mal. Nous sommes comme les jedis dans Star Sars.
-Et pourquoi ne les avez-vous pas rejoints?
-Parce que j'espère qu'un jour ils auront une autre façon de nous voir.
-Tu ne crois pas que c'est une perte de temps considérable.
-Non pas du tout.
-Tu es vraiment persévérant.
-Oui et aussi inconscient.
Car si ses pourris apprenaient un jour où je vis je ne t'expliques pas.
-Ils te tueraient.
-Oui et sans cérémonie.
Nathalie eut froid dans le dos, elle ne voudrait surtout pas qu'ils s'en prennent à lui.
Tout d'un coup une flèche enflammée atteignit l'enfant qui se mit à flamber.
Nathalie accula Nicolas au sol sans explication.
Déjà une pluie de flamme s'abattit sur la maison.
Les adeptes enfoncèrent la porte incandescente dans une gerbe d'étincelle.
Deux hérétiques entrèrent fléau en main.
Des morceaux du toit se mirent à tomber, les deux adversaires tailladèrent avec une force et une précision surnaturelle, les débris qui leur tombaient dessus.
Nathalie courut vers l'entrée et se jeta sur eux, elle saisit leurs deux têtes encapuchonnées et les heurtèrent l'une contres l'autres, un craquement sourd se fit entendre.
Ils se redressèrent et l'envoyèrent valser sur le canapé enflammé.
Ils approchèrent du mobilier et virent sur le canapé une longue flaque d'eau ruisselante.
Puis ils pivotèrent et la virent sans comprendre.
Elle fit voler la flaque et l'envoya sur eux et elle les congela.
Puis elle dit en les fixant droit dans les yeux.
-Vade rétro Satanas.
Sa force psychique fit le reste, il y eut tout d'un coup un tremblement.
Les deux adeptes étaient pris de convulsions puis deux démons surgirent hors des deux corps.
Ils étaient rouges, des cornes saillantes sur le sommet du crâne et le corps bariolé de longue bande rouge.
Ils avaient les yeux injectés de sang.
Ils la regardèrent avec envie et des fines canines pointues comme des poignards garnirent leur dentition.
Nathalie dégaina son arme et fit apparaître dans sa main libre une fiole d'eau bénite.
Elle en imbiba la lame et laissa tomber la fiole qui éclata en des milliers de petits éclats de verre fin.
Elle saisit son arme à deux mains et tailla les deux démons en deux.
Les spectres explosèrent et une formidable onde de choc acheva les murs. Nathalie prit Nicolas et se mit à courir.
Le toit qui était resté en suspend s'abattit lourdement sur le sol, des fragments de tuiles volèrent dans tous les sens.
Les adeptes étaient partis et Nathalie et Nicolas s'écroulèrent sur le béton brûlant, la carcasse de la maison fumante derrière eux.
Il était tôt dans la matinée, les pompiers étaient venus peu après.
Ils furent tous les deux mis sur des brancards et ensuite dans une ambulance.
Juste avant qu'on les emmène un pompier avait extirpé l'enfant de sous les décombres.
-Chef.
-Qu' y a-t-il?
-J'ai trouvé cet enfant sous les décombres.
-Juste ciel nous sommes arrivés trop tard.
Une fois à l'hôpital, ils furent couchés sur des lits.
Le corps de l'enfant lui, fut emporté au commissariat pour subir des tests.
Le commissaire adjoint suivi de deux policiers entra dans le hall de l'hôpital.
-C'est pour qui? Demanda l'infirmière.
-Les deux personnes qui ont été déposées hier.
-Attendez, je vais voir.
Elle se mit à taper frénétiquement sur les touches de son clavier puis leur lança.
-C'est la chambre 11, au premier étage, à gauche des escaliers. Vous pouvez leur rendre visite.
-Merci.
Il fit signe aux deux autres, puis ils prirent l'ascenseur.
Une fois à l'étage, ils rentrèrent dans la chambre. Le commissaire adjoint se dirigea vers leurs lits et dit.
-Vous deux, on vous embarque pour quelques questions.
Ils furent sous le choc.
-Pourquoi? Demanda laconiquement Nicolas.
-Parce qu'on vous suspect, répondit-il en perdant patience.
-Veuillez m'excuser car je suis dans la force de l'âge et mon cerveau n'est plus aussi frais que le vôtre.
-Ça va pour cette fois.
Ils sortirent de leur lit et les suivirent.
Ils quittèrent l'hôpital encadré par les deux policiers qui les emmenèrent dans la fourgonnette.
Une fois au commissariat, ils furent conduit dans le bureau du commissaire en chef, qui les invita à entrer.
-Je n'irais pas par quatre chemin, vous êtes accusés d'avoir gardé chez vous un dénommé Bastien.
Ils restèrent tous deux perplexes.
-Qui?
-Un dénommé Bastien.
-Vous devez faire erreur nous ne le connaissons pas.
-Il a été vu chez vous ce matin, à moitié calciné. Ses parents ont affirmé que leur fils avait été emmené au cimetière.
Il avait été choisi par la Main Rouge et à cause de vous ils s'en prendront à eux. Il est formellement interdit d'aller là-bas et en plus de repartir avec le sacrifice humain, vous voulez notre mort à tous c'est ça, dit-il en donnant un coup sur la table, et bien vous serez jugé.
Les deux policiers les saisirent et les mirent dans une cellule.
Nathalie devait se faire à cette réalité, Nicolas avait raison, les gens sont cruels entre eux.
Le lendemain matin on leur donna à manger.
Ils mangèrent à belles dents puis ils se laissèrent choir sur leur lit.
La cellule était vraiment exigu, la fenêtre était barricadée.
Ils s'ennuyèrent à mourir, ils rêvassèrent, puis somnolèrent.
Trois jours se succédèrent et rien ne se passa.
Le quatrième jour, on vent les chercher pour les faire comparaître devant le tribunal.
Deux brigadiers les emmenèrent, une fois arrivés dans la bâtisse, ils firent la connaissance de leur avocat maître Phirmon.
-Je ne crois pas vous être d'un grand secours, leur annonça-il.
-Car votre crime entre guillemets est très grave et je ne pourrais pas me battre pour vous très longtemps.
-Dites tou de suite que nous sommes dans une impasse, lança Nathalie.
-J'ai bien peur que vous n'ayez raison.
Quand ils rentrèrent, ils virent que la salle était bondée de gens de toutes les nationalités.
Ils avancèrent mal à l'aise puis on les fit s'asseoir près du bureau du juge.
Les deux brigadiers les encadrèrent de leurs masses imposantes, un air suspicieux sur le visage.
Ils fixèrent Nathalie et Nicolas qui se préparaient à toute éventualité.
Le juge et les deux magistrats firent leur apparition, puis ils s'assirent.
Le juge était un homme enveloppé et grincheux.
Il portait une moustache noire, sa perruque poudreuse lui donnait un drôle d'air.
Les deux magistrats étaient sérieux, leurs visages étaient d'un blanc immaculé.
Le juge prit le marteau et déclara la séance ouverte.
Leur avocat démarra au quart de tour.
-Monsieur le Juge, mes clients pensaient bien faire en délivrant l'enfant. Ils n'ont pas pesé le pour et le contre, mais ils ont voulu arrêter l'abjecte procession.
Une voix sinistre s'éleva du public.
-Toi là-bas au fond, le petit grassouillet tu peux m'expliquer pourquoi on prend leur défense, je m'oppose à tout celà remballer tout car…
Red Sun se leva et s'avança en costume cravate, l'air sombre, son crâne astiquer.
-…je suis dans mes droits et pouvons, nous en dire autant, sur ces personnes-là.
-Bien sûr que non, mais la procédure stipule que…
-Au diable la procédure, je veux être dédommagé sinon vous savez ce qui vous pend au nez. Je veux qu'ils soit incarcérés dans mon bagne.
-Mais…
-Il n'y a pas de mais, le débat est clos.
Il partit de la salle, l'assistance étaient sous le choc.
-Très bien, donc, les deux accusés seront mis aux travaux forcés.
-Vous ne risquez plus rien maintenant, car le juge n'est pas idiot et il n'aime pas quand on le remet en question.
-Nous vous remercions, dirent Nicolas et Nathalie.
-Il n'y a pas de quoi!

CHAPITRE
4

Ils furent ramenés à la cellule, un repas leur fut servi.
Le lendemain, une jeune policière d'une vingtaine d'années aux cheveux blonds et aux yeux bleus vint les chercher.
Ses talons résonnèrent dans les couloirs du commissariat.
La jeune femme avait un chemisier bleu avec des épaulettes noires sa jupe aussi était noire ainsi que ses chaussures à talons.
Ses cheveux étaient longs et soyeux.
Un petit képi posait sur sa tête. Un ceinturon était accroché à sa taille ainsi qu'un pistolet.
Le gardien la laissa entrer, ils la suivirent jusqu'à la sortie.
Tout d'un coup ont l'interpella.
Elle se retourna et se mit à tirer sur les brigadiers qui la prirent en chasse.
Elle les fit monter dans une voiture de police et démarra.

Quelques jours après ils arrivèrent en Bretagne.
Elle les emmena sur une plage où ils prirent un bateau pneumatique.
Ils débarquèrent ensuite sur une île et elle les conduisit au bagne.
Une fois la sécurité passée elle les emmena dans un couloir puis les enferma dans une cellule.
-Qui êtes-vous?
Elle leur répondit d'une voix douce.
-Je m'appelle Hélène.
Le lendemain ils furent convoqués dans son bureau.
On les laissa dans la pièce, enfin elle arriva.
-Bienvenue au bagne la Main Rouge.
-Comment?
Tu as bien entendu Blue Moon.
La frêle silhouette se transforma en un corps d'athlète.
Les cheveux soyeux disparurent et laissèrent place au crâne chauve et luisant.
-Comment on se retrouve soeurette.
-Toi
-Et oui c'est bien moi ton cher frangin, ça faisait un bout de temps.
-Non tu vois bien.
- Bon voici notre nouvelle base, elle te plait c'est une bonne couverture. Le bagne d'Hélène qui oserait dire que tout n'est pas bien orchestré comme un vrai bagne.
-Un (e) chef moi, des prisonniers et des flics.
J'avoue que tu tires bien partie de tout ça.
-Tu nous a enlevés.
-C'était la seule façon, bien, maintenant, excuse moi, mais j'ai un rôle à jouer et une guerre pour la domination, à mener à bien.
Il reprit son apparence d'emprunt et dit sur un ton ferme.
-Emmenez les.
Les gardes les empoignèrent et les envoyèrent bouler dans leurs cellules.
Le lendemain matin, ils furent emmenés dans la cour du pénitencier.
Les adeptes les plus corpulents jouaient très bien le rôle du prisonnier confirmé.
Tout avait été calculé au millimètre, les pénitenciers qui se mêlent des affaires des autres, la mauvaise humeur des gardiens, la violence.
C'était incroyable tout le monde s'acquittaient à sa tâche sans broncher.
Alors que Nathalie s'occupait à casser des pierres, un des acteurs l'air bravache, les muscles saillants, la mine sombres et la lèvre retroussée laissant découvrir des dents jaunies, l'envoya balader, celle-ci se redressa.
L'adepte courait vers elle en faisant des moulinets avec ses bras noueux.
Elle lui donna un revers, puis direct du gauche.
Le colosse eut le souffle coupé, elle le plaqua au sol.
Puis se jeta sur lui, l'homme était épuisé et poussiéreux, mais son démon s'empara de son corps et le fit se relever.
-Vade rétro Satanas.
L'homme tomba lourdement sur le sol, le spectre fut renvoyé hors du corps et fit un vol plané, elle le congela dans son élan.
Son hôte mourut peu après, prit de convulsion et trépassa sur place.
Hélène arriva quand Nathalie voulut se redresser, elle la fit tomber d'un crochet à la mâchoire.
Du sang coula de son nez et de sa bouche.
Elle lui fit un croche-pied qui la fit tomber lourdement sur le béton.
Hélène prit son revolver et tira, Nathalie reçu la balle sur le bras.
Elle se releva, le projectile s'extirpa, de son bras.
Soudain, Hélène s'éleva dans le ciel, sa poitrine gonfla, des ailes apparurent, des cornes poussèrent, des écailles recouvrirent son corps ,qui s'allongea.
Nathalie fut prise aussi de convulsions et fut entraînée elle aussi.
Les deux énormes corps de dragon tombèrent sur la terre ferme faisant un énorme cratère. Nicolas se mit de coter.
Des flammes rouges et bleues se mêlèrent entre elles et une formidable explosion ébranla l'île de part en part, les murs s'écroulèrent.
Plusieurs adeptes furent tués sur le coup.
Le sol se déroba sous leurs pattes, Nicolas faillit tomber, mais Nathalie le récupéra.
Hélène, elle tomba, mais se mit à battre frénétiquement des ailes.
Elle se trouvait au milieu du trou, les façades et les fondations s'écroulaient autour d'elle, sa rage fut grande quand elle vit s'éloigner Nathalie.
Ils rentrèrent à Paris serein et l'esprit tranquille, car ils se croyaient enfin débarrassés d'elle, mais tout celà ne suffisait pas à les contenter.
Christian Lapointe ne la voyant pas revenir a dû s'empresser de la remplacer.
Malgré ça elle se rendit quand même là-bas.
Elle empreinta les couloirs, l'ascenseur et enfin elle arriva devant le secrétariat du dernier étage.
Elle frappa, mais rien ne se passa, elle recommença de plus belle, mais rien n'y fit, elle allait s'engager dans le couloir quand soudain. Christian et Nathalie se percutèrent. Nathalie confuse se releva.
-Je suis désolée.
-Non ce n'est rien.
Puis il se redressa et enfin il regarda à qui il avait à faire, à Nathalie des plus gênées qui se mordillait la lèvre inférieure.
-Mais c'est vous je vous avais complètement oublié.
-C'est de ma faute, j'ai eu plusieurs empêchements et…
-Non je ne parlais pas de ça.
Il s'arracha le peu de cheveux qu'il avait, puis il prit une grande bouffée d'air et dit.
-J'avais oublié de vous appeler car voyez-vous, j'étais cloué au lit et…
Soudain des bruits de pas se firent entendre.
-Ils sont à votre recherche.
-Qui?
Il prit ses jambes à son cou attrapa le poigné de Nathalie et la plaqua contre un mur.
Il lui plaqua sa main sur sa bouche et hacha un à un les mots.
-L…a…M…ain R…ouge.
Les pas se firent de plus en plus menaçants.
Ils rentrèrent dans la pièce et fermèrent la porte à clef.
-Ils savent que vous êtes là, depuis que je vous ai vue devant le tribunal à la télé.
-J'ai su que vous n'étiez pas comme les autres, c'était une avant-première que le tribunal et les flics se mettent à travailler de nouveau. Car tout le monde se tenait à carreau.
-Donc vous n'êtes pas fâché.
-Non mais j'étais perplexe, car pour qu'ils s'en prennent autant à vous, vous avez dû vraiment leur chercher querelle.
-On peut dire les choses de cette façon.
-Aucune autre femme avant vous, ne m'a fait autant d'impression.
-Peut-être parce que je ne suis pas comme toutes les personnes que vous aviez eu le plaisir de rencontrés.
-Que voulez-vous dire par là?
-Je viens du paradis.
-Vous êtes un ange gardien.
-Oui mais de l'humanité alors.
-Tout s'éclaircie, ils veulent vous tuer pour ne pas que vous remplissiez votre mission sur terre.
-Oui en quelque sorte.
Tout d'un coup un fléau défonça la porte.
Une main traversa la fissure et tourna la clef.
Un coup de pied fit sauter la porte, qui tomba sur la moquette du secrétariat.
Elle taillada la moquette, la saisie et les fit tomber.
Les adeptes se relevèrent, elle se jeta sur eux et les taillada de son épée, ils tombèrent en un tas de corps désarticulé et sans vie.
Elle fit signe à Christian de la suivre, déjà les renforts commençaient à affluer. Elle se retourna saisie Lapointe et sauta par une fenêtre ouverte, ils planèrent dans les airs puis atterrir sur le parvis de Notre Dame.
Nicolas l'attendait sur les marches.
Tous les trois maintenant réunis se dépêchèrent d'entrer.
Nathalie referma la lourde porte derrière eux.
Hélène arrive peut après, les hérétiques se trouvaient derrière elle.
Elle fixa la porte, tendit ses bras et des tourbillons de flammes s'en échappèrent, puis fracassa la porte en feu.
Les adeptes entrèrent à l'intérieur.
Une ligne fut postée vers l'avant, ils lâchèrent une pluie de flèches qui s'abattit sur l'orgue.
Nathalie s'avança devant ses ennemis, épée à la main, ses yeux brillaient de mille éclats.
-Comme on se retrouve.
-Tu l'as dit.
-Formation.
Les hommes formèrent un triangle autour de Red rechargèrent leurs armes.
Nathalie les givra et une volée de shurikens sortit de nulle part et leur coupa la gorge.
Elle s'avança un tsunami emporta le reste, elles se regardèrent toute deux sans ciller.
Elles croisèrent leurs armes, les lames se frottèrent en formant des étincelles, Nathalie fit une pirouette dans les airs et détendit sa jambe gauche sur Hélène qui fut projetée en arrière.
Elle se redressa et fit jouer son arme.
Nathalie fit une parade parfaite et la cloua au sol.
Hélène sauta et fit un salto avant, Nicolas était juste à côté, elle atterrit près de lui et au moment où elle allait le tuer un bloc de glace la percuta à la poitrine.
Elle fut projetée en arrière sur un mur et fit une formidable tempête de sable.
-Nathalie ou êtes-vous? S'époumona Lapointe.
-Ici.
-Où ça?
Puis il vit une silhouette.
-C'est vous.
Et, pour toute réponse, il eut un coup de pied dans la mâchoire.
Hélène le laissa et envoya des flammèches, le sable se transforma instantanément en labyrinthe de verre chaud et s'éleva.
Nathalie avança, elle congelait une à une les parois puis d'un mouvement souple du poignet les barrières explosèrent,
Hélène joua sa dernière carte, elle lança un poignard sur le prêtre qui tomba à terre. Christian se leva comme il put, il se traîna, récupéra le poignard qui était planta dans le cou de Nicolas.
Hélène lâcha sur un ton acerbe.
-J'ai tué ton moine.
Christian était debout et il lui répondit "c'est moi qui vais te tuer".
Il lança larme qui siffla aux oreilles d' Hélène sans pour autant la toucher, elle le poussa mentalement hors de sa vue.
-Et maintenant je vais me rendre la haut pour faire le ménage.
Nathalie courut vers Nicolas, elle s'agenouilla près de lui,
Lapointe vint à sa hauteur;
-Peux-tu le sauver?
-Non je ne peux pas, dit elle en pleurant.
Elle le regarda et lui dit.
-Reste là.
Hélène s'envola et abattit le toit, Nathalie la pourssuivit, des tuiles tombèrent sur Lapointe.
-Nathaliiiiiiiiiiiie.
Il sortit de sous les décombres, complètement défiguré il était en haillons, ses larmes creusèrent des sillons sur sa face ravagée.
Nathalie vola autant qu'elle pu et vit une longue traînée dorée, elle traversa les nuages et la suivit, puis elle aperçut le dragon pourpre devant elle.
La rage s'empara de son corps.
Elle vola jusqu'à lui, elle cracha des flammes bleutées. Hélène fut touchée, celle-ci se retourna et fondit sur Nathalie.
Le vortex s'empara d'elles, elles se mordaient, se griffaient le combat était impitoyable.
Elles furent entraînées vers le haut.
Puis un bruit se fit entendre, elles débouchèrent soudain au paradis.
Elles tombèrent sur l'herbe tendre est verdoyante.
Tout autour d'elles, elles virent des cascades d'eau qui s'abattaient sur un lac en contrebas.
Elles étaient sur une plaine recouverte de végétation et pouvaient entendre l'eau bouillonnée.
Le jardin d'Éden s'étendait sur plusieurs kilomètres, il était sans fin.
Des oiseaux volaient au-dessus de leurs têtes.
En bats des cascades à côté du lac. Une petite prairie flottait sur l'eau.
Des montagnes formaient plus loin un cirque où se trouvait le pommier de la connaissance.
Des animaux peuplaient le jardin, des forêts parsemaient chaque recoin du domaine.
Et dans le ciel des cumulus et autres nuages parsemaient le ciel.
Un long trait de lumière éclairait le cirque.
Hélène se retourna vers Nathalie et dit.
-Blue Moon tu ne m'auras pas, je détruirais chaque parcelle, chaque mètre de terrain. Pense-tu m'arrêter à temps.
Elle s'envola et survola le jardin.
Elle prit une grande bouffée d'air et au moment où elle allait recracher ses flammes meurtrières.
Nathalie lui envoya son épée dans les côtes.
Hélène tomba dans le cirque.
Nathalie atteint l'endroit sans difficulté, puis elle atterrit près de l'arbre. Red Sun redevenue lui-même, agonisa sur le sol.
Il retira l'arme de ses côtes dans un bruit de sussions et l'envoya près des jambes de Nathalie.
-Tue-moi.
Puis ne la voyant pas réagir, il cria.
-Vas-y tue-moi qu'on en finisse, réagis Blue, réagis soeurette.
Il fit voler l'arme et la rattrapa et il posa la lame contre son torse.
-Tue-moi où, je vais avoir le plaisir de le faire pour toi.
-Je ne peux pas.
-Tu es trop fragile d'esprit.
-J'ai tué des centaines de personnes.
-Christian.
-Il compte tout sur toi.
-Je ne suis pas assez forte.
-Tu vas me faire pleurer.
Elle détendit ses jambes et le percuta, il tomba en arrière, elle le suivit en un plongeon et retomba dans l'écume.
Elle monta sur la prairie flottante.
Elle le releva et le remit d'aplomb.
-Pourquoi tu as fait ça.
-Je ne voulais pas te voir mourir.
-Tu seras bien obligé si tu veux les sauver.
Il s'entailla la gorge avec l' épée qu'il n'avait pas lâchée.
-Tout ce qui commence par le sang doit finir par le sang, j'en ais trop fait couler. Maintenant c'est au mien de couler.
Il continua, elle le poussa.
Il se mit à nager frénétiquement dans l'eau avec ses bras pour s'enfuir et mourir en paix.
Ils arrivèrent dans l'une des nombreuses forêts du jardin.
Red Sun courut comme il pouvait, puis il aperçut une branche d'arbre, pointue.
Il s'élança et retomba lourdement sur la branche.
-Nonnnnn.
-Soeurette.
Il ferma ses paupières et son âme s'enfonça dans le sol.
Nathalie l'extirpa de la branche.
Elle pleura pendant un bout de temps, il se releva avec ses bras, la cicatrice se referma.
Elle comprit soudain, il avait vendu son âme au diable.
Écoeuré par cette flagrante découverte.
Elle dégaina son épée, il lui fit face.
Elle planta son arme dans le corps.
Il tomba lourdement sur son épaule et il dit à son oreille.
-Merci Blue Moon, ma soeurette tueuse de démons.
Il ferma les yeux.
Nathalie ne su que faire, elle eu finalement l'idée de retourner sur terre pour l'enterrer.
Puis elle se dit.
-Je vais l'incinérer et éparpiller ses cendres.
Elle le fit dans le cirque.
Puis elle prit une grosse poignée.
Elle s'avança soudain une brise légère se leva, elle desserra son poing et le vent les emporta, puis elle se donna la mort.
Son esprit s'éleva et grimpa au paradis, les portes s'ouvrirent soudain, une voix dit doucement.
-Je suis là.
Elle vit une ombre dorée de l'autre cotée de la porte grillagée qui c'était ouverte.
Elle se mit soudain à pleurer de joie car c'était Red Sun.


Fin


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KHENCHAR THE WARRIOR

KHENCHAR
THE
WARRIOR

CHAPITRE1
La scène se passe dans un clan de léopards appelé Shernate dont le chef de tribu est Sharnayme le conquérant. Un nouveau-né engendré par Cassandre la femme du chef de la tribu, poussa un cri perçant que tout le clan entendit. Sa mère le calma comme elle put. Son père entra en trombe.

-Que se passe-t-il ici ?
- C’est ton fils.
Elle le lui tendit.
- Alors canaille c’est toi qui a poussé ce rugissement ?
Il hocha la tête et tendit ses petits bras vers son père.
-C’est le digne fils de son père, dit il en le prenant dans ses bras.

Un jeune guerrier entra dans la tente le souffle coupé.
- Seigneur, c’est le clan de Tarkane.
- Qui l'a invité celui-là, je vais l’étriper de mes mains.

Il mit l’enfant dans les bras de sa mère et passa son armure.
Il prit son épée sortit de la tente, fixa l’horizon et vit son ennemi fier comme un coq, c’était Tarkane le balafré, le plus féroce des tigres blancs, qui ne craignait personne pas même Sharnayne le cadet de ses soucis.

-Qu’as-tu Sharnayme? Tu as peur, lança t'il dans un air de défit.
-Je n’ai pas peur le balafré...
-Laisse moi te dire que tu trembles comme une feuille.
Tarkane dégaina un long cimeterre, la lame était de couleur pourpre.
-Ma lame est maculée du sang de ton père, et bientôt le tien viendra s’y ajouter.
-Je ne crois pas.
-C’est ce qu’on verra.

Il courut vers Sharnayme. Celui ci l’esquiva.
-Pas mal pour un vieux croûton. Lança t'il.
-Ce n’est que le prélude.
Il fit volte face et dirigea sa lame vers le cœur de Sharnayne.
-Qui est le vieux maintenant?

Il sectionna sa queue: Sharnayme, poussa un hurlement de douleur et percuta de plein fouet son ennemi. Il se redressa et enfonça sa lame dans son poitrail jusqu'à atteindre son cœur. Il mourut sur le coup.
-Brûlez tout, cria le vainqueur.

CHAPITRE2
Les guerriers de Tarkane mirent le feu aux tentes, Cassandre s’était enfuie.
Elle tenait son fils qui gazouillait gaiement, elle courait pour partir de cet enfer.
Son homme était mort au combat, le clan décimé et le camp brûlé. Elle n’avait nulle part où aller, c’était le désert à perte de vue.
Elle pensait à la merveilleuse année qu’elle avait passée avant l’arrivée de ces guerriers venus d’Asie.
Mais son fils vengera sa famille un jour, il fera repartir ces mécréants dans leur pays.
Mais ce jour là, n’est pas encore venu. Elle ne cache pas qu’eux aussi, avant d’arriver en Afrique, ils vivaient là-bas, ils étaient partis car déjà auparavant Tarkane avait fait régner le chaos et la débauche.
Elle ne pensait pas que plus tard il voudrait étendre son pouvoir jusqu’ici.

Elle se mit à pleurer pensant qu’elle n’en réchapperait pas. Son enfant s’était endormi, il suçait son pouce tranquillement.
Elle le sera dans ses bras et déposa un baiser sur son front. Puis elle tomba, exténué, la chaleur et la soif avaient fait leur œuvre.
Elle était morte, ses yeux étaient révulsés, un sourire s’était peint sur ses lèvres.
Elle fixait le ciel, une lionne passant par là, vit Cassandre et dans ses bras le petit léopard qui ne cessait de remuer. Elle le prit et le soupesa, elle le regarda avec tendresse.

-Quel beau bébé il est seul, et il doit avoir faim. Je vais le ramener au clan.
Une fois arrivée à son clan, elle le montra à son époux.

-C’est quoi cette boule de poils, demanda son mari en baillant.
-C’est un léopard, je crois.
-Tu crois ou tu en es sure
-J’en suis sure et certaine.
-Très bien, tu peux le garder, mais à condition qu’il ne me dérange pas pendant la sieste.
-Je te le promets.
Il bailla bruyamment, s’étira puis se redormit en ronflant.
-Je pensais lui donner un nom.
-Et bien c’est le mauvais moment, laisse moi dormir.
-D'accord nous verrons cela plus tard.
L’heure passa tellement vite que le lion est encore à moitié dans les vapes.
-Tu voulais lui donner un nom, c’est bien ça?
-Affirmatif.
-Très bien, moi je pensais l’appeler Karkan.
-Moi j’aurais dit Khenchar le guerrier.
-D'accord si tu veux l’appeler ainsi et bien soit, comme bon te semblera.
-Tu est d’accord? Demanda t’elle à l’enfant.
Même si il n’émettait pas encore des sons, il secoua la tête comme s’il avait compris.
Elle partit ensuite à la chasse le petit accroché derrière son dos. Elle tenait une lance et une corde.
Elle était parée à toute éventualité, elle avait même pris une gourde en peau de chèvre.
La broussaille, le sable et quelques arbres solitaires étaient le seul décor. C’était ce qu’elle avait l’habitude de voir. Son regard se fixa sur une antilope qui broutait. Elle se mit à quatre pattes se servant des quelques herbes pour camouflage.
Elle lui fit face, mais l’animal ne l’avait pas remarquée. Elle prépara sa lance, puis la lança: L’antilope touchée, galopa, la lionne sur les talons.
Elle courut aussi vite qu’elle pouvait malgré la lance fichée dans ses côtes. L’antilope tomba, la lionne se jeta sur elle et l’acheva d’un coup de patte.
Elle saisit le cou et l’attacha avec la corde.
Elle tira le corps derrière elle jusqu à son clan.
Elle réveilla son mari qui s’était assoupi.

CHAPITRE3
Le clan mangea à belles dents la carcasse saignante.
La lionne, Tatiana allaitait Khenchar, il était content, le lait coulait à flot dans son gosier.
Elle lui sourit tendrement, les autres lionnes l’aperçurent avec l’enfant.
Elle se demandait d'où il pouvait venir puis en voyant les marques noires elle comprit qu’il n’était pas dés leurs. Une lionne qui n’avait pas la langue dans sa poche, dit à Tatiana.
-   Alors Tatiana tu donnes le sein à un bâtard ?
-   Ce n’est pas un bâtard, dit le chef
-   C’est le fils de Sharnayme le conquérant.
-   Alors tant mieux persifla-t’elle, car si ce n’étais le cas, il serait mort de mes griffes.
Il fixa longuement sa femme puis dans un excès de rage :
-   Comment peux tu héberger ce fils de chacal, il a tué notre fils je te le rappelle et toi tu le nourris.
-   Sa mère et lui étaient les derniers, ils sont tous morts. L’enfant était encore en vie, mais il allait mourir si je ne l’avais pas ramené au clan.
-   Le sang de son père coule dans ses veines, quand tu lui diras ses origines, il nous massacrera tous, c’est un tueur. Et en plus tu me fais honte plus personne ne me respectera, à cause de lui.
-   Tu n’es plus ma femme, et s’il fait, quoi que ce soit, je vous bannirais est ce bien clair ?
-   Oui, ça l’est.
Le soir était tombé, elle dormait à bonne distance des autres membres du clan. Elle sanglota, Khenchar dans ses bras. Que pouvait elle faire? Puis une idée germa dans son esprit.
Elle en fera un guerrier, le digne fils de son père, il tuera son mari qui devait sûrement se prélasser avec une célibataire.

Une lueur d’espoir brillait dans ses yeux, elle en fera un guerrier impitoyable, tout le monde le craindra il la vengera puis son père et sa mère. Il forgera son épée. Pour le métal ce n’était pas compliqué, elle prendrait ses bijoux, puis elle l’entrainera à être imbattable.
Il sera son champion, elle reprendra son titre et plus jamais personne ne la traitera d’insoumise.

CHAPITRE4
Vingt ans après

Khenchar se réveilla tard dans la matiné. Tatiana lui dit dans l’oreille.

-C’est le moment de te forger une arme digne d’un guerrier.
Elle lui donna une bourse.
-Voilà tout ce que j’ai pu dénicher, maintenant à toi.

Il prépara un immense brasier, prit une grande pierre plate. Il avait tout préparé loin du clan, il saisit le métal et cogna avec une pierre les bijoux pour qu’il ne fasse plus qu’un, il mit le métal au feu puis le récupéra à patte nue.
Il le posa sur la pierre plate et se mit à l’ouvrage, le résultat était époustouflant.
La lame était longue et bien droite, la garde était passée longue de quoi la tenir à deux pattes. Sa mère était stupéfaite, elle le regarda avec un sourire carnassier puis lui dit.
-Il est temps
-Oui mère.
-Enfin ma vengeance va porter ses fruits ; depuis tant d’années, j’étais recluse, mais ça va changer. Il se fait vieux c’est le moment d’apporter le coup fatal et de faire régner l’ordre et le respect qui me sont dus. Je suis fière de toi ta patience aura porté ses fruits.
-Maintenant il faudra que tu le défies.
- Je lui ferai ravaler son orgueil, je le tuerai, il croit me faire peur mais ce n’est pas le cas.
Car je serai fort et déterminé, je ne crains personne, je suis prêt.
Ils repartirent au camp, satisfaits.
Tout le monde pouvait voir Khenchar se pavaner. Le chef sortit de sa case et le vit fier comme un paon, il ne comprit pas tous de suite, mais en voyant l’épée il comprit tout.
-Je te défie, lança Khenchar
-Très bien.
Le chef prit sa machette et fonça vers lui. Khenchar se prépara il tenait bien fermement son arme, le lion leva sa machette et l’abattit mais dans le vide, car Khenchar avait fait un moulinet, la lame de la machette se trouvait par terre. Il ne tenait plus que le manche.
-Tu a perdu. Lui dit-il sa lame sur sa gorge.
-Laisse- moi la vie.
-Non car je veux venger ma mère.
-Ce n’est pas ta mère, elle est morte en te sauvant la vie.
-Tu mens.
D’un coup net et précis, il lui coupa la tête.
-Qui veut me défier ?
Personne ne parlait, ils étaient pétrifiés.
-Ils ont compris, lui dit elle, tu as gagné.
-Est ce vrai ce qu’il m’a dit.
-Oui.
-Pourquoi me l’avais tu caché?
-Si je te l’avais dit tu aurais voulu partir pour les venger et moi je serais restée insoumise.
-Qui les a tués ?
-Tarkane le balafré.
-Où vit-il ?
-En Inde dans le territoire de Goa, dans la ville de Panjim.
-J’irai là-bas.
-C’est de l’autre coté de la mer tu ne pourras pas traverser.
Il partit sans se retourner, le soleil dans le dos et le sourire sur les lèvres. Son épée dans la patte droite il regardait l’étendue de sable qui s’allongeait au loin.
<< Comment pourrais-je traverser cette étendue de sable brûlant? Se dit-il pour lui-même.>>
Puis il aperçut non loin de là un baobab.
Il courut vers ce point d’ombre inespéré. Le souffle haletant et la démarche bien cadencée il y arriva et s’allongea sous les branches.

CHAPITRE5
Il y dormit toute la nuit jusqu’au lendemain matin.
Il se leva puis se remit à courir de plus belle.
Il avait le souffle coupé, les arbres commençaient à se faire rares, et l’eau n’était plus que chimère.
Il se rapprochait de plus en plus de l’Océan Indien.
Puis au moment où il s’y attendait le moins, un nuage de poussière se forma à l’horizon. C’était Tatiana et ses guerriers, qui portaient des lances et de longs boucliers en peau de chèvre. Ils étaient tous peinturlurés de la tête aux pieds.
-Reviens Khenchar, crier une voix au loin.
-Tu m'apartiens depuis que je t'ai recueilli.
-Jamais tu ne disposeras de ma vie, j’en fais le serment solennel.
-Alors tu mourras.
Un javelot se ficha près de ses pattes.
Il le ramassa et l’envoya sur son propriétaire, il saisit son épée et trucida le premier guerrier à sa portée.
Sa lame vibra et s’abattit sur une autre victime, personne ne réussit à le toucher. Il se jetait à corps perdu dans la bataille. Le guerrier qui était en lui se réveilla.
Tatiana se jeta sur lui toutes griffes dehors. Il fit en sorte que son arme soit sur sa trajectoire, elle s’empala.
Un hoquet de douleur eut le temps de sortir de sa gueule. Elle tomba lourdement sur le sol.
Elle contemplait le ciel sans doute attendait-t’elle la lumière divine et le repos éternel auxquels elle aspirait.
Le sable en quelques secondes ressemblait à la mer Rouge, comme dans la Bible avec Moïse. En bon-chrétien, il pardonna à leur âme tourmentée et comrompue et il les enterra après force prière. Il repartit lui et son cortége de mort.

CHAPITRE6
Il se battit contre les tempêtes de sable, la faim, la soif. Plus il marchait et plus il se rapprochait de l’Océan Indien. La crainte, l’angoisse et l’amertume se firent ressentir.
Il n’avait pas peur de mourir. Mais il avait peur du jugement dernier (l’Armaguédon).
Il pensait qu’après tout ce qu’il avait fait il ne méritait pas sa place au paradis. Il était peut-être impitoyable, mais il avait une part de bonté. Il tomba, mais il ne se releva pas il allait mourir c’était inévitable.
Il n’avait même pas eu le temps de se confesser. Le guerrier au grand cœur avait seulement achevé le prélude, sa vie vient juste de prendre du sens. Il se fit porter par les pattes et fut déposé sur un chameau. Il se réveilla, il était attaché, des fennecs le voyant se réveiller l’assomérent sans cérémonie. Le soir tomba, un feu de camp était préparé par ses agresseurs. C’étaient des marchands d’esclaves. Leur chef se dirigea vers lui, c’était un serval.
-Qui es tu?
-Ton pire cauchemar.
-Tu vas apprendre à me respecte, quelques coups de fouet vont t'apprendre les bonnes manières.
Il était habillé d’une cape de voyage, un pantalon bouffant, des bottes et un turban. Un anneau passé à l’une de ses oreilles, il portait à son côté une dague et avait dans la main un poignard kattar. Il le pointa contre sa gorge.
-Alors tu me réponds chien d’infidèle.
-Mon nom seul inspire la crainte.
-Tu crois me faire peur petit malin, mais tu rigoleras moins quand je te vendrai au puissant Tarkane el Poussa dit le balafré.
-Jamais tu ne me vendras à lui.
-Tu crois ? je suis sûr que oui.
Il partit vers le feu de camp. Le lendemain matin, la caravane se remit en marche. Le serval, El Katarane était sur un beau pur-sang à robe blanche.
-Tu rameras dans ma galère jusqua ce que tu me dises ton nom et peut-être finiras tu le voyage dans ma cabine.
El Katarane arriva lui et ses hommes à la mer, là attendait sa galère: Le Condamnateur.
Ils laissèrent les chameaux sur la terre ferme. Mais le pur-sang, lui, fut mis sur le pont, ils prirent leurs provisions et le butin de leur rapine et les mirent dans la calle.
Le serval sourit et dit à Khenchar qui était maintenu par deux puissants fennecs.
-Tu vois, j’ai eu tout cela grâce aux esclaves vendus, aux pillages et aux raids.
-Tu gagnes ta croûte sur le dos des autres, tu parles d’un métier.
-Le monde est cruel, car seul les plus forts survivent, que veux-tu c’est la vie.
-Tu ne t’attireras que le mépris des autres, belle vie en perspective.
-Ton arrogance est sans fin, un jour, quelqu'un te tuera pour ça.
-Vous l’attacherez avec les autres, qu’il rame jusqu'à en être éreinté et là vous le fouetterez avec force coups de fouet. Jusqu'à ce qu’il révèle son identité comme ça je le dirai à Tarkane el Poussa pour qu’il sache à qui il avait à faire.
Il fit volte-face et monta la passerelle, les deux gardes avec lui. Ils ouvrirent deux lourds battants et s’engouffrèrent dans la galère.
Des bancs étaient disposés prés des rames.
Des esclaves étaient assis les pattes posées sur les avirons, leurs pattes étaient entravées par des chaînes qui étaient accrochées au banc.
Khenchar les regarda bien sous toutes les coutures, leur corpulence et leur âge.
Les galériens étaient tous assez âgés, ce qui n’arrangeait pas le guerrier, car il avait besoin de jeunes gens forts et robustes, pour le soutenir lors de sa sortie rapide car il ne voulait nullement rester accroché sur un banc et ramer jusqu’à s’en briser l’échine.
Les deux fennecs l’asssirent de force sur le banc en bois et l’enchaînèrent.
L’un d’entre eux retourna au fond de la galère, il s’assit, prit deux bâtons et se mit à tambouriner des tablas (tambour).
Le deuxième quant à lui prit un fouet et se mit à frapper quelques esclaves jusqu’à ce qu’ils se mettent tous à ramer.
Khenchar se plia aux règles, tout en cogitant sous l’oeil de son gardien qui le regarda avec un sourire édenté.

-Alors tu ne veux toujours pas délier ta langue c’est embétant.
-Car ça m’obligera à détendre mon poignet et à te donner une jolie balafre sur ta face de rat ?
Au moment où il allait le faire, le léopard lui enleva sa virilité grâce à un coup de patte bien placé.
Le gredin tomba à terre, Khenchar le souleva et lui fit un coup de boule en plein milieu du crâne, il y eut un craquement dérriére lui, le bruit avait cessé et la premiére vermine lui fit une bosse sur le haut du crâne, Khenchar tomba à terre. Un sourire satisfait se dessina sur les babines du fennec. Il détacha Khenchar et le ramena sur le pont. El Katarane qui avait tout entendu était sorti de sa cabine.
-Qu’il y a t’il ?
-C’est le prisonnier qui a envoyé Rardine aux cieux.
El Katarane rit jaune et d’un air supérieur lui dit.
-Mon bon Kamel quel dommage que je doive en arriver là.
-Vous allez me monter en grade ?
-Mais bien sûr mon ami.
Sa patte se posa sur le manche de son poignard kattar et d’un geste vif lui ôta la vie. Kamel tomba à genoux puis sa carcasse percuta le sol.
-Voilà qui est dommage mon cher, dit-il en regardant Khenchar.
- Car il va falloir te punir pour la mort de mes deux hommes en qui j’avais une confiance absolue, dit-il sur un ton mélodramatique.
Deux gardes l’empoignèrent.
-Comment osez vous, c’est vous qui venez de le tuer espèce de chien.
-Qu’on l’attache au mat, dit-il sur un ton sec.
Les deux gardes obéirent.
-Tu vas apprendre le respect.
Il se saissit d’un fouet le leva et baissa violemment son poignet. Une balafre suivie d’un peu de sang marqua sa peau. Khenchar le regarda sur un air de défit.
El Katarane continua de plus belle, le guerrier décrocha ses entraves et se rua sur le serval qui dégaina sa dague moghole. Khenchar se saisit du fouet que le brigand avait fait tomber.
Il lui fit une cicatrice sur toute la longueur de sa tête. Un effroyable flot de sang sortit de la coupure.
El Katarane se jeta sur lui le visage ensanglanté.
Le léopard prit le poignard kattar qui êtait au côté de la vermine et le planta dans le cou de son bourreau.
-T … tu…me paieras…ça.
Il tomba sur le sol, tout le monde avait regardé la scène, ébahi. Khenchar les regarda tous, il les méprisait.

CHAPITRE7
Tous les fennecs se jetèrent à corps perdu dans la mer. Khenchar descendit par la trappe et dit aux galériens.
-Vous êtes libres.
Tout le monde le regarda étonné car ils ne semblaient pas comprendre.
-Elkatarane est mort.
Il brisa leurs chaînes puis ils eurent une lueur dans le regard, puis un sourire se forma sur leurs babines.
Ils pourraient enfin goûter à la liberté. Ils montérent les marches une par une et une fois arrivés sur le pont ils pouvaient voir de nouveau le soleil, et respirer l’air marin à grandes bouffées, Khenchar se mit au gouvernail.
Le vent gonfla les voiles et la galéré avança, il pouvait déjà voir se profiler l’Inde.
Ils appareillèrent à l’aube. Une fois sur la terre ferme il distribua à tous de l’or et de l’argent qu’il avait prit dans les calles du serval.
Il était dans le territoire de Goa enfin. Des kshatryas (guerrier) approchérent de la galére.
-Êtes-vous El Katarane?
-Je suis désolé de vous le dire, mais non.
Au moment où il eut fini sa phrase les kshatryas dégainèrent des dagues.
Khenchar, lui avait déjà son arme à la patte, ce qui était pratique surtout encas d’extrême urgence.
Les dagues de ses adversaires tombérent sur le sol.
Ils n’avaient pas le temp de se jeter sur lui.
Ils s’étaient faits prendre sottement.
-Est que c’est Tarkane qui vous envoie ?
-Oui.
-Est ce que Panjim est loin ?
-Vous y êtes.
-Très bien je n’ai plus besoin de vous.
Il les taillada de part en part leurs corps tombérent.
La rage se lisait dans ses yeux.
-Namaste (bonjour).
Il se retourna c’était un brahmane (prêtre).
-Êtes vous un vaiçyas (paysan) ou un kshatriyas?
-Heu oui je suis kshatryas, mais je travaille pour mon compte voyez-vous.
-Très intéressant, notre souverain est un barbare un monstre d’ingratitude, je vous propose une chose.
Je vous paye armure et équipement plus le salut de votre âme. Et en échange tuez le.
-Avec joie d’ailleurs j’ai quelque démêlé avec lui.
-Parfait.
Il se retourna tout en faisant une pujas (prière).
-Attendez.
Le brahmane se retourna.
-Irais je au nirvana (paradis).
-Oui et vous avez la bénédiction de Brahmâ (le créateur).
Il lui donna une escarcelle remplie d’argent et le salua.
Khenchar courut de ce pas chercher un forgeron.
La ville de Panjim était très grande, on aurait pu se perdre dans son dédale de rues d’habitations et de temples immenses. La nuit arriva et il arréta de chercher.
Il dormit d’un sommeil réparateur sur le pavé.

CHAPITRE8
Le lendemain matin, il alla chercher de la nourriture, il déambulait dans les rues, l’air avait mille et une senteurs. Il pouvait voir des Indiens et des Indiennes assis sur des tapis orientaux. Ils avaient disposé des épices, des fruits, de la soie et de l’orfèvrerie.
Des Indiennes habillées de sari richement décorés, aux couleurs chatoyantes.
Elles faisaient leur marché, avec des paniers pleins à craquer, elles les portaient sur la tête ou par la poignée. Les Indiens eux, avec leur turban blanc sur la tête, dirigeaient leur mulet dans la foule compacte, certains faisait danser des serpents avec leur flageolet (flûte). Khenchar les narines frémissantes et les yeux écarquillés regardait le monde qui l’entourait. Il ne savait plus où donner de la tête, il était étourdi et abasourdi par toutes ces couleurs, il était émerveillé. Puis il vit un étal et acheta des chappattis (galette de pain) et il trouva un forgeron, un Français.
-Namaste ;
-Namaste que puis je pour vous ?
-J’aurai besoin d’une armure compléte, mais pas de soleret ni de gantelet, des poignards kattar et des glaives s’il vous plait.
Le forgeron le regarda longuement puis demanda.
-Vous ne voulez pas d’épée ?
Il lui montra la sienne.
-Belle piéce, bon je vais m’y mettre, mais j’aurai besoin de votre taille.
-Pourriez vous aussi me faire un heaume qui ressemble trait pour trait à ma tête.
- Je prendrai la tête de mon apprentit comme modèle. Lui aussi est un léopard, mais en tout cas tout ça prendra du temps.
-J’ai tout mon temps.
-Ça tombe bien car il me faudra une semaine.
-Une semaine.
-Je suis désolé ce sera un travail de longue haleine.
-Très bien je reviendrai dans une semaine.
Il sortit le cœur léger enfin il les vengera.
Il se dirigea vers le temple qui était derrière Panjim, Il fit quelques kilomètres dans la brousse et trouva un portique et, sur les deux colonnes, il aperçut une scène, de la vie de çakyamuni (Bouddha).
Il vit le monastère juste après. Il était immense, il y avait de hautes tours carrées aux étages superposers. L’édifice avait une toiture pyramidale surchargée de nombreuses corniches en retrait, les colonnes et les murs étaient recouverts de bas-relief. Il retrouva le brahmane à l’intérieur, celui-ci fut content de le revoir, c’était un vieux singe gentil comme tout, il avait une grande expérience de la vie de brahmane.
-Pourrais je trouver refuge ici ?
Bien sûr et le grand Hanuman (le dieu des singes) veillera sur vous.
-Est ce qu’il serait possible d’être un brahmane en même tant guerrier ?
-Tu voudrais être templier.
-Oui mais être seul.
-Tu as de la chance, je suis aussi chrétien, bouddhiste…
CHAPITRE9
Le premier jour, le monastère était en effervescence, car ils surent qu’un guerrier devrait passer une semaine dans son enceinte. Penchaï, le brahmane qui a aidé Khenchar devait leur dire.
-Mes amis n’ayez crainte, car ce léopard nous sauvera de l’oppression.
-Êtes vous bien sûr qu’il ne nous fera rien ? Demanda un novice.
-Ne craignez rien car il veut sauver son âme et voudrait goutter au repos éternel.
-Nous lui enseignerons l’une des nombreuses croyances que nous cultivons depuis des siècles, le christianisme.
- Comment lui faire apprendre le christianisme? Dit un père assez âgé.
-Eh oui.
-Mais ce n’est qu’un souillon un va nu pied, que dis-je un tueur à gage.
-Il voudrait se laver de tous ses pêchers et se mettre au service du Seigneur. Il aspire au rang de guerrier chrétien.
-Blasphème qu’est ceci.
C’est ce qu’il voudrait nous faire croire, dit celui çi en montrant ses canines menaçantes.
-Vous ne voyez pas c’est un don du ciel, c’est le seul qui veut se mesurer à El Poussa le démon mégalomane, excrément de la terre.
-Qui est avec moi ?
Toutes les pattes se levèrent dans un cri de joie.
Khenchar avait carte blanche, il s’en réjouit.
L’un des seuls à avoir tué un maharadjah.
Tout jouait en son avantage sauf l’équipement. Encore six jours complets avant le combat tant attendu.
Panjim s’ouvre devant ses yeux, il était à la fois émerveillé et apeuré oui apeuré, car il avait peur de se perdre.
La capitale du territoire de Goa lui donnerait du fil à retordre.
Il se débrouilla pour chercher à manger car il ne voulait pas indisposer les brahmanes par son affreuse façon de se comporter à table.
Il trouva un poissonnier et prit une daurade, bien fraîche et une banane mûre.
Il se trouva un coin tranquille pour allumer un feu. Il dépeça le poisson puis le tint au-dessus du feu flamboyant, il le mangea à belles dents puis fit de même avec la banane.

CHAPITRE10
Le soir, il rentra au temple.
Penchaï lui donna une paillasse et une couverture ainsi qu’un oreiller.
-Ne crains rien. Lui dit - il. Car demain ils auront une autre vision de toi.
Le lendemain matin, le singe attendait Khenchar près d’une statue de Shiva (dieu destructeur et fondateur).
-Tu as bien dormi?
-Oui.
-Aujourd’hui deuxième jour nous lirons l’Ancien Testament.
-L’Ancien Testament.
-Oui car il faudra que tu saches comment tout a commencé.
-Comment ça !
-Eh bien vois-tu avant notre arrivée sur terre, notre planète n’existait pas. Suivant plusieurs religions, le créateur avait différents noms et différentes formes. Par exemple Brahmâ et Yahvé a créé notre planète. Avant il faisait nuit tout le temps, puis Yahvé à dit<< Que la lumière soit !>> et la lumière fut. >> Dieu vit que la lumière était bonne et Dieu sépara la lumière des ténèbres : Dieu appela la lumière jour, il appela les ténèbres; nuits. Il y eut un matin premier jour. Dieu dit qu’il y ait une voûte au milieu des eaux et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux! Et il en fut ainsi ! Dieu fit donc comme une voûte et il sépara les eaux qui sont au - dessous de la voûte, des eaux qui sont au - dessus de la voûte Dieu donna un nom à cette voûte: le ciel. Il y eut un soir, il y eut un matin.
- C’est tout ?
-Non jeune mâle ce n’est que le prélude pendant six jours, je t’en dirai un peu plus sur notre mystérieuse existence.

CHAPITRE11
Le troisième jour Khenchar après avoir déjeuné se rendit une fois de plus devant la statue de Shiva. Le brahmane était là sur ses pattes arrière Khenchar s’assit.
-Le deuxième jour. Dieu dit :Que les eaux qui sont au - dessous du ciel s’amassent en une seule masse et que le sol ferme apparaisse ! Il en fut ainsi ; Dieu donna un nom au sol ferme la terre, et il appela mer la masse des eaux ; Dieu vit que cela était bon ; Dieu dit. Que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant sa semence et des arbres qui donnent sur la terre des fruits contenant leur semence chacun selon son espèce ! Il en fut ainsi. La terre produit de la verdure, de l’herbe contenant sa semence selon son espèce, et des arbres dont les fruits ont en eux la semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin.
Khenchar le regarda ébahi.
-Que se passera-t'il ensuite ?
-Tu le sauras demain.
-Très bien.
Il sortit comme à son habitude et chercha à manger.
-Au secours.
Cette voix se fit entendre par Khenchar qui courut autant qu’il pouvait. Une fois arrivé au port, il vit une léoparde se faire malmener par deux musulmans: des rats
-Laissez là, tonna-t'il.
Les deux vermines le virent ce grand guerrier en pagne avec son épée scintillant au soleil. Sa carrure les effraya et le sang leur monta à la tête. L’esclave le regardait avec un visage de gratitude, il était venu la sauver. Il était beau comme un dieu et ses yeux couleur bleu glacier la firent chavirer.
-C’est qui ce guignol? Dit l’un deux.
-Chais pas mais, en tout cas il a l’air féroce le bougre.
-Ca c’est sûr, mais il ne va pas m’empêcher de partir avec l’autre.

Il sortait un cimeterre tout rouillé. Et courrut, Khenchar l’esquiva et lui transperça les côtes. Il eut un hoquet de stupeur et s’étala de tout son long sur le pavé.
-Incroyable. Dit l’autre avant de prendre la fuite.
Khenchar releva l’esclave, celle-ci se cramponna à son cou.
-Mon héros. Dit elle les larmes aux yeux.
Il n’avait jamais ressenti une telle émotion jusqu'à ce jour. Il était comme transporté de joie, il la souleva et la prit dans ses bras. Il courut au temple. Là il la déposa sur sa paillasse.
-Comment vous appelez vous beau guerrier ?
-Khenchar déglutit et enfin il dit.
-Je m’appelle Khenchar et vous ?
-Mathilde. Dit elle en rougissant
-Vous êtes seule?
-Oui.
Puis elle se mit à pleurer.
-Qu’avez-vous ?
-Tarkane a tué mes parents et m’a prise pour épouse, il me maltraitait, ses épouses étaient des pestes. Je me suis donc enfuie, mais ces deux vermines voulaient me violer. Puis me vendre comme esclave et puis vous êtes venu à mon secours comment puis je vous remercier?
-Acceptez de rester ici, vous serez logée, nourrie, blanchie.
-J’accepte.

CHAPITRE12
Le lendemain Khenchar déjeuna en sa compagnie puis il alla rejoindre Pensaï, le vieux singe.
-Le troisième jour Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires à la voûte du ciel pour séparer le jour de la nuit, pour marquer les saisons, les jours et les années : Ils brilleront à la voûte dit ciel pour éclairer la terre ! Il fut ainsi Dieu fit donc le grand luminaire pour gouverner le jour, et le petit luminaire pour gouverner la nuit. Il en fit aussi les étoiles. Dieu les fixa à la voûte du ciel pour éclairer la terre, pour gouverner le jour et la nuit pour séparer la lumière des ténèbres. Dieu vit que cela était bon il y eut soir, il y eut le matin.
-Khenchar.
-Oui.
-Je sais que tu as fait venir une fille chez nous, il voudra la reprendre.
-Qui? Tarkane? il ne me fait pas peur.
Toute la journée, il parla avec Mathilde.
-Je faisais partie d’une famille de riches marchands. Il nous a fait prisonniers un long moment, nous étions au bord du gouffre. Puis un matin, il a demandé à mon père ma main, il s’y est opposé et donc il les a tous tués et il me garda tu sais la suite.
-Il paiera
-As-tu une famille ?
-Oui mais, je ne l’ai pas connu, j’ai été élevé par une lionne et elle a fait de moi un être sans pitié. Elle a voulu que je tue son mari, je l’ai fait, ensuite je me suis enfui, elle m’a poursuivi, je l’ai tuée. Puis j’ai été capturé par un serval. Je l’ai aussi tué, puis j’ai débarqué ici. Un brahmane m'a logé, nourri, je dois tuer Tarkane et je les sauverai tous au-tant qu’ils sont. J’ai voulu être un garant de la paix et un bon-chrétien. Je n’apporte que la mort, je descends à son niveau.
-Ne dis pas ça tu es brave et tu fais preuve d’une grande bonté.

CHAPITRE 13
Le quatrième jour. Dieu dit : Que les eaux se peuplent d’une multitude d’êtres vivants et qu’il y ait des oiseaux pour voler au - dessus de la terre en dessous de la voûte du ciel ! Dieu créa donc les grands monstres de la mer et tous les êtres vivants qui se glissent et qui foisonnent dans les eaux selon leurs espèces, et tous les oiseaux selon leurs espèces. Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit et leur dit. Développez-vous multipliez-vous remplissez les eaux de la mer et que l'oiseaux se multiplient sur la terre ! Il y eut un soir, il y eut un matin.
-Khenchar tu sauras bientôt la fin.
-Ah bon !
-Oui et que comptes-tu faire ce jour ?
-Tuer Tarkane.
-Très bien j’avais peur que tu oublies pourquoi tu es là.
- Comment pourrais-je oublier tout le mal qu’il a fait.
-Bien évidemment.
La journée était toujours la même, il arpentait la ville à la recherche d’un repas que maintenant il devait partager avec Mathilde. Ce qui ne le dérangeait pas, il avait une compagnie maintenant il n’était plus seul et plus le même. Il avait changé, il portait à la fois le fardeau de Mathilde et le sien. Deux bonnes raisons pour tuer Tarkane. Il payera la mort de ses parents ainsi que la mort des parents de Mathilde. Il retourna au temple avec de quoi soutenir un siége. Ils mangèrent à belles dents, puis il fut temps de se coucher et de reposer son corps et son esprit. Chose dont Khenchar avait le plus besoin. Il dormit d’un sommeil réparateur jusqu’au lendemain.

CHAPITRE14
Le cinquième jour Dieu dit : Que la terre produise des bêtes de toutes espèces : animaux des champs, reptiles, bêtes sauvages, chacun selon son espèce ! Il en fut ainsi. Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les animaux des champs selon leur espèce et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu dit faisons les hommes à notre image notre ressemblance. Qu’il ait autorité sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les animaux des champs et toutes les bêtes sauvages et reptiles qui rampent sur la terre ! Dieu créa l’homme à son image à l’image de Dieu, il le créa ; homme et femme il les créa Dieu les bénit et leur dit : Développez-vous multipliez vous, remplissez la terre et dominez la. Ayez de l’autorité sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui vont et viennent sur la terre ! Dieu dit : Je vous donne en ce jour toutes les plantes à graines qui poussent sur la terre et tous les arbres qui portent des fruits avec leur semence : ce sera la vôtre nourriture. L’herbe verte sera la nourriture des bêtes sauvages, des oiseaux qui vont et viennent sur la terre. Il en fut ainsi. Dieu vit tout ce qu’il avait fait : Cela était très bon. Il y eut un soir, il eut un matin.
Il repartit pensant à tout ce que Pousaï avait dit. Il retrouva Mathilde assise en train de manger son repas, il s’approcha d’elle l’enlaça tendrement et l’embrassa amoureusement. Il était sous le charme, elle était sous le charme, il l’aimait, elle l’aimait. Rien ne le séparera d’elle, rien ne la séparera de lui… Ils continuèrent jusqu'à tard dans l’après-midi, jusqu’au soir, jusqu’au lendemain.
CHAPITRE15
Le sixième jour. C’est ainsi que le ciel et la terre et tout ce qu’ils contiennent furent achevés. Au septième jour Dieu avait achevé son travail et il se reposa en ce septième jour et il en fit un jour saint, parce que ce jour-là Dieu s’était arrêté de travailler après toutes ces créations qu’il avait faites. Voilà l’origine du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés.
-Au revoir Khenchar et n’oublie pas tue le.
-Mathilde on va y aller.
-Tu veux que je te suive?
-Oui ont t’achètera un beau sari et je viendrais voir Tarkane, tu seras ma prisonnière comme ça il ne sera pas en rogne dès le début, on va s’infiltrer en quelque sorte.
-Très bien ton idée tient la route.
Ils arrivèrent tous deux à la forge, le forgeron lui attacha le plastron les tassettes les canons d’avant-bras… Il attacha une ceinture à laquelle pendait le fourreau de cuir pour les poignards cathares. Il attacha aussi le fourreau pour son épée et pour ses glaives qu’il fixa à ses cuissards, il enfila des bottes de cuir marron, des gants et une cape bleu. Il mit son casque et paya le forgeron. En chemin, ils trouvèrent un très beau sari de soie bleu, un voile et une paire de babouches. Elle était resplendissante, ils partirent ensuite vers le palais. Où ils rentrèrent sans trouver la moindre difficulté. Tarkane avait invité du monde ce jour-là. Il se présenta et dit.
-Je vous rapporte votre épouse oh! Puissant Tarkane.
Il fit force courbette et se mit sur le coté.
-Je te remercie guerrier, veux-tu te joindre à nous ?
-Non merci puissant Tarkane car j’ai fort à faire en ce moment.
Il partit dans les jardins fit le tour et se retrouva sous une fenêtre. Pendant ce temps, Tarkane réprimanda Mathilde
- Mathilde mon ange tu m’as désobéi et donc je te laisserai en haut dans tes appartements tu as interdiction d'en sortir.
-Bien
Elle se rendit dans sa chambre et les gardes l’enfermèrent. Elle prit ses draps et elle en fit une corde qu’elle fit glisser contre le mur. Khenchar l’attrapa et escalada la façade. Une fois dans la chambre, il referma la fenêtre. Et il se cacha dans l’entrebâillement de la porte. Mathilde se mit à geindre et à crier.
-Je me meure à l’aide.
Les gardes ouvrirent la porte Kherson se rua sur eux et les tua.
-Reste ici mon amour, je vais m’occuper de lui.
Il descendit les escaliers et fonça dans la salle.
-Tuez le. Cria Tarkane.
Les ksatriyas sortirent de partout et l’encerclèrent. Il dégaina ses deux glaives et les faucha telle une moissonneuse batteuse. Voyant que rien ne pouvait arrêter ce fou, Tarkane s’enferma dans la pièce voisine. Mathilde ne supportait plus cette longue attente elle partit le rejoindre. Il prit ses poignards katars et délogea les gonds de leur attache, les portes tombèrent dans un vacarme épouvantable.
-Tu ne me tueras pas.
Khenchar avança, le regard impassible, il riait intérieurement.
-Qui es tu ?
-Le fils de ton ennemi.
-Tu mourras comme lui.
Mathilde débarqua à l’improviste. Khenchar la regarda Tarkane en profita, il se jeta sur son adversaire, cimeterre en main.
-Attention.
Au moment où le tigre allait abattre son arme Khenchar se retourna et lui taillada le flan gauche ;
-Tu as perdu.
-Non
Il se redressa et se jeta sur le léopard, lui ôta son heaume et essaya de l’étrangler dans un effort surhumain, Khenchar l’envoya valser. Il prit un poignard et le lança, l’arme transperça le fauve dans sa chute.
Khenchar tomba le souffle coupé, une flèche lui transperça la gorge.
-Noooooooooooooon.
Elle prit un poignard et le lança sur l’archer. Le lendemain un mausolée fut érigé en l’honneur de Khenchar. La cérémonie se fit dans le plus grand silence. Ils le déposèrent sur un autel, Mathilde lui mit son épée sur le ventre et croisa ses pattes sur la garde. On le recouvrait de plâtre. Une plaque de marbre fut posé à son chevet pour que l’histoire ne l’oublie pas. Khenchar fixait le plafond comme s’il attendait la lumière divine. Personne ne s’approcha sauf Mathilde qui sanglotait car elle n’avait pas eu le temps de mieux le connaître, à peine mariée et déjà veuve. Elle toucha son ventre rebondi, elle était enceinte. Si c’est un mâle, il reprendra la noble quête de son père. Après tout ce que son paternel avait accompli jamais personne n’oubliera son nom : Khenchar le guerrier

FIN


Posté par ICE DRAGON à 19:49 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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