ICE DRAGON

My name is DRAGON, ICE DRAGON. Passe temps: écrire

06 août 2007

RED SUN

RED SUN
Il y a très longtemps Yahvé décida de créer un être hors du commun. Mais ce ne fut pas facile et cette tâche dura plusieurs années consécutives. Il voulait que la tâche de son fils se perpétue, car les hommes commençaient à l'oublier. Cet homme devait unir les hommes en ces années difficiles ou ses créations se traînent à la limite du mal du règne et de la haine, ils se battaient au lieu de s'entre aider. C'est pour ça que Red Sun fut conçu le frère de Blue Moon. Comment de l'homme céleste naturellement bon il passa au stade de mégalomane, adepte de Satan le seigneur des enfers. Yahvé fut content car un beau jour, il eut fini son œuvre. Cet homme était bien bâti, beau comme un dieu. Il avait les yeux bruns et un sourire charmeur, des cheveux bruns assez courts. Une fois crée, il se réveilla dans le jardin d'Éden. Les cascades écumantes, l'eau à gros bouillons qui se jette dans le fleuve, les forêts verdoyantes, la clairière et le cirque non loin de là. Il était fasciné mais effrayé, car il ne savait pas qui il était, d'où il venait et où il se trouvait, autant de questions qui demeurèrent sans réponses. Le bonheur malgré tout brillait dans ses yeux. Les oiseaux volaient dans le ciel si bleu. Les nuages étaient bien blancs et cotonneux. Il se laissa choir sur l'herbe tendre, puis il ferma ses lourdes paupières. Soudain une légère brise souffla, son corps trembla et il frissonna. Il se releva et se remit sur ses jambes d'athlète. Il respira un bon coup. Il avança vers le vide, il fit balancer ses bras en avant et il sauta à corps perdu dans le vide. Il retomba lourdement sur le fleuve et l'eau l'engouffra. Il fit jouer ses bras et ses jambes pour se dégager de l'eau. Il s'agrippa sur la clairière flottante et se redressa. Une fois dessus il fit un sprint et sauta dans l'eau. Il rejoignit la berge et se retrouva dans la forêt. Son corps nu était tout trempé, mais cela ne le dérangeait pas. Il vit des animaux courir non loin de là. Il voulut les suivre, mais l'envie lui en manqua. La nuit tomba et Red Sun se rendit compte que malgré l'heure tardive il n'avait pas faim du tout. Il grimpa à un arbre puis il se posa sur une branche et se calla pour ne pas tomber puis il ferma les yeux et sombra dans le sommeil le plus profond. Il se réveilla avec des courbatures mais une fois descendu de son arbre, il n'avait plus mal, ses courbatures disparurent d'un claquement de doigts. Il se frotta le dos, les côtes, rien ni bosse, ni fracture rien. La position qu'il avait prise en dormant la veille sur sa branche n'était pas confortable mais pourtant il n'avait rien du tout. Il marcha à l'aveuglette et il trouva un lac et dans ce lac une belle jeune femme se lavait sous une chute d'eau. C'était la première fois qu'il voyait un être autre que lui. Il fut fasciné par tant de grâce et de beauté. La jeune femme était rousse, le corps régulier, les cheveux longs qui lui arrivaient jusqu'au bas des reins. Elle avança, sa nudité ne le dérangeait pas car Dieu avait fait comme pour Adam et Éve. Il alla la rejoindre, elle fit de même. Ils s'agrippèrent tous les deux et tombèrent dans l'eau. Elle rit aux éclats mais d'un rire pas comme les autres. Plutôt d'un rire sarcastique qui ferait trembler des murs, plutôt qu'un rire chaleureux. Mais cela ne semblait pas le choquer, il était si fasciné qu'il ne se méfia même pas du diable qui dort. L'amour rend aveugle. C'est une chose qu'il apprit à ses dépens. Elle l'enlaça comme un fauve. Tous ses gestes n'étaient vraiment pas normaux et au moment où elle l'entoura de son corps de rêve, elle lui cria haut et fort: -Petit idiot. L'eau se mit à bouillonner, l'eau claire devint de la lave. La chaleur était insoutenable, il tomba dans les vapes. Ils commencèrent peu à peu à s'enfoncer, puis ils débouchèrent au centre de la terre. Le sol était de la lave en fusion. Il y avait un chemin de dalles flottantes. Le noyau en arrière-plan, il était dans l'endroit le plus terrifiant au monde, là ou aucun mortel ne voudrait jamais atterrir. Elle marcha jusqu'à une grande plaque de pierre ponce sur laquelle était placé un autel. Elle le posa dessus et le réveilla. Il tourna la tête dans tous les sens sans comprendre la subtilité de la chose, qui se dévoila à ses yeux ébahis. Elle s'avança vers le noyau, puis se retourna et tendit ses bras puis les ramena vers sa poitrine nue, des barbelés d'acier entourèrent Red Sun. -Alors c'est toi la nouvelle création de Yahvé. -Oui. La lave l'enveloppa d'une fine couche compacte, des bras rouges et poilus cassèrent la croûte. Ses mains griffues l'entamèrent. Ses jambes firent de même, elles étaient robustes. Ses pieds étaient des sabots noirs charbon. Son corps suivit ainsi que ses ailes. Sa tête était cornue, ses yeux rouge sang, c'était Satan. -Tu vois, je suis le seul des deux qui n'a pas peur de dévoiler son identité. -Vous m'en voyez ravi. -Je vais t'apprendre à être plus puissant, tu n'es pour l'instant qu'une chiffe molle. -Devrais-je vous remercier? -Ah ah ah il t'a aussi doté du sens de l'humour, c'est bien ce que je craignais. Il s'avança vers Red Sun, il tressauta, des étincelles jaillirent de la paume de la main de Satan. Les pupilles de Red Sun virèrent au rouge sang. Des tatouages étincelants enrobèrent son corps. Un dragon rouge cerné d'or sur le dos, sur la paume de sa main gauche une rune de feu brillait et sur l'autre une rune de sable. Son sourire avenant devint un sourire sarcastique. Tant de haine brillait dans ses yeux pourpres. Il fut envahi d'une haine incontrôlable, il prit ses entraves à mains nues. Elles cédèrent, puis explosèrent. Une épée sortit de sa main, il la prit à deux mains et fit une cicatrise béante sur le ventre de Satan étonné par tant de hargne. Mais il en rit et sa cicatrice se referma. -J'apprécie ta fugueur. Il saisit la table et la mit au-dessus de sa tête puis il dit: -Tu n'as pas tout vu mon gros. Et il lui lança le morceau de roche. Il le reçut de plein fouet et vint percuter le noyau de la terre. La chaleur devint plus pénible à supporter, de la sueur perlait sur son corps musclé. Il sauta sur les dalles fumantes. Puis il sauta au plafond de la grotte et il disparut dans une gerbe de flammes. Il percuta la croûte terrestre de son épée l'Asthénosphère et la Lithosphère y passèrent elles aussi. Enfin il déboucha à Paris, le pavé chauffa puis explosa. C'était une chaude journée d'été. La canicule était au rendez-vous, le soleil était devenu rouge cerné d'or. Il brillait de mille éclats, les rares passants s'accrochaient aux lampadaires. Il a surgi du sol comme un germe, il était en position fœtale, une superbe onde de choc fit affaler les passants dans un rayon de vingt kilomètres. Cette journée était la pire que les Parisiens eurent connue. Les personnes âgées et les nourrissons restaient chez eux. C'étaient les vacances d'été et tout le monde devait se prélasser sur des îles paradisiaques, mais gare au Tsunami. Il fit trois pas, se tint droit et enfin arriva à marcher sans perdre l'équilibre. En plusieurs enjambées, il arriva enfin devant un magasin de vêtements et entra. Le magasiner fut étonné de voir ce chauve baraqué comme un malade les parties génitales à l'air. Il fronça les sourcils, ça lui paraissait louche tout ça. Il déposa sa main sur le combiné de téléphone quand soudain Red Sun lui saisit la main. -Vous n'avez pas intérêt à faire ce que je pense que vous allez faire. Étonné il se braqua, Red Sun désespéré le saisit par les épaules et l'assomma d'un coup de tête bien placé. Il s'affala sur le sol. Red Sun saisit le combiné le serra si fort que le plastique fondit et les composants électriques au contact du feu formèrent des étincelles. Le courant s'arrêta, le magasin était dans la pénombre la plus totale. Ses yeux virèrent au rouge. Il déambula dans les rayons puis s'arrêta au rayon sous vêtements. Il prit un caleçon qu'il enfila suivi de deux chaussettes. Il prit ensuite un pantalon de cuir rouge, un tee-shirt et un blouson, une paire de lunettes et des gants de cuir ainsi que des bottes furent ainsi volés. Il sortit du magasin et non loin de là un motard sur une Yamaha attendait le feu vert. Il s'approcha au moment où le moteur allait démarrer, il le saisit par le col, puis sauta sur la selle, saisit les guidons et démarra au quart de tour. Une traînée de flammes le suivit comme une traînée de poussière. Il s'arrêta devant une armurerie fermée dont il percuta la porte. Il prit une mitraillette, un holster, un browning et un paquet de recharge. Déjà des démons devaient être à sa recherche. Il sortit et tout à coup la sonnerie d'alarme se mit à retentir. La gendarmerie était à proximité. Ils devaient être déjà dans leur voiture de fonction. Il démarra la moto et roula comme un possédé. Les gyrophares et les sirènes lui rappelaient qu'il était poursuivi. Il fit un dérapage contrôlé, braqua son arme puis il tira plusieurs rafales. Les pare-brises volèrent en éclats déjà des agents de l'ordre sortaient de leurs voitures. Alors Red Sun remit ça, mais cette fois ci les véhicules furent touchés. Ils explosèrent un à un projetant leurs conducteurs sur l'asphalte brûlant. Un d'eux eut le courage de prendre un interphone. -Vous êtes encerclé déposez vos armes, il ne vous sera fait aucun mal. Des rescousses avaient encerclé le périmètre, des fourgons déversèrent des gendarmes équipés pour les affrontements rapprochés. Il leur tira dessus, ils firent ricocher les balles avec leurs boucliers en plexiglas. Ils l'encerclèrent, il était cerné, plus un seul mouvement ne lui était possible. Il lâcha son arme à terre. Il glissa son pied sous l'arme et d'un geste du pied, il la fit voler et la rattrapa au vol. -Couchez-vous. Taratatatatatat la mitraillette fit tomber une vingtaine d'hommes qui essayèrent de renvoyer ses tirs mais sans succès. Les boucliers de plexiglas explosèrent. Les gendarmes furent projetés en arrière, ils s'affaissèrent sur le sol. -Formation. Les survivants formèrent un cercle de boucliers tandis que les autres prirent des fusils d'assaut. Red Sun avança d'un pas lourd, ils tirèrent. Les balles traversèrent son poitrail sans lui faire aucun mal. Il visa leurs têtes casquées et tira. Les fusilleurs tombèrent un par un sans rien pouvoir faire. Red Sun la posa sur son dos et prit son épée, il faucha tous les autres. Un décor macabre l'entourait, il n'en fut même pas ému. Il la prit sa moto, roula loin de l'hécatombe funeste et arriva au cimetière des Saints Innocents. Il rentra dans une crypte et descendit les marches. Il continua et enfin il déboucha dans les catacombes. Il arriva dans une salle éclairée de torches. Au milieu de la salle se trouvait une chimère. C'était la représentation de ce monstre fantastique mi-chèvre mi-lion avec une queue de serpent. Il s'en approcha et posa sa main sur le dos de la statue. Soudain un brasier bloqua l'accès qui menait aux marches de la crypte. Le métal se fendilla et s'effrita. Les pupilles du monstre brillaient, le métal laissa place à une peau blanche. Sa crinière était douce, soudain elle se cabra et sa queue de serpent le projeta en arrière. Sa tête de lion le fixait intensément, elle sauta du socle. Ses sabots raclèrent le sol de quoi faire mal aux tympans. Elle ouvrait une large gueule qui laissa s'échapper une gerbe d'étincelles. Le feu ne lui fit pas même de brûlure ni cloque. Elle se mit à courir et voulut charger, mais Red Sun l'esquiva. Elle le talonna, ils coururent dans toute la salle, sans même se fatiguer. Elle se dressa et lui fit une balafre du plat de ses sabots. Il lui prit la queue de serpent et la découpa, puis se jeta sur elle et l'étrangla avec. Le monstre tomba sur le sol. La salle déboucha sur une autre salle encore plus grande. Là au fond de la salle, il y avait la statue de Satan. Tout autour se dressaient des statues. Il y avait un cyclope, une hydre, une harpye, un minotaure, un griffon, un phénix et une licorne. Le cyclope se réveilla, il s'avança vers lui, il tira une balle dans l'oeil, puis l'acheva. L'hydre, elle était plus coriace, il n'avait pas compris qu'il fallait toucher le poitrail. Car lui couper la tête ne servait à rien. Dès qu'il eut compris, il finit le monstre avec sa mitraillette. La harpye lui cherchait noise sans discontinuer, il la cloua alors au sol à coup de browning. Le minotaure c'était une autre paire de manche. Il fit un formidable combat à mains nues. L'homme taureau fit jouer de ses poings, Red Sun les saisit. Il lui fit un coup de tête entre les deux cornes. Le monstre tomba, il le planta. Le griffon superbe animal à corps de lion, tête et ailes d'aigle, vola au-dessus de lui en esquivant les projectiles. Il s'approcha de lui et lui donna des coup de griffes. Il planta son arme et l'enfonça sans répit dans son poitrail. Le phénix, lui, volait en rase motte, des gerbes de flammes sortait de ses ailes à chaque fois qu'il les battait. Red Sun n'eut rien à craindre des étincelles. Il visa et lui troua les ailes, l'oiseau fantastique fit un formidable piqué et explosa en cendres. La licorne sauta de son piédestal et courut vers Red Sun. Le cheval voulait le trucider sur place, mais Red Sun l'esquiva et lui taillada le garrot. Il hennit de souffrance et voulut l'empaler. Red Sun le finit avant qu'il n'ait eu le temps de le faire. Il en avait fini avec les statues. Il regarda la statue de Satan qui soudain s'anima. Ses yeux de pierres s'ouvrirent en grand à cause de la haine. Sa bouche hachait les mots et de sa bouche sortait des propos acerbes. -Tu es encore en vie, mais qu'ai je fait pour mériter ça. -Tu n'en a pas mare de te plaindre et de geindre tout le temps? -Crois- moi tu ne diras plus ça quand je descendrai sur terre sale petit moucheron. -C'est toi qui le dit. -J'en ai assez de m'amuser, que tu le veuilles ou non tu seras mon esclave soumis. -Jamais, jamais te dis-je. -Tu verras. -Pourquoi moi? -Car tu es l'arme de Yahvé pour apporter la paix, chose que son fils Jésus n'a pas pu faire, car je l'en ai empêché. En remplissant le cœur d'un de ses adeptes, de haine. Il la trahit et s'est empressé de le dénoncer. -Donc c'est à cause de vous. -C'est exact belle révélation non? -Je n'en crois pas un mot. -Tu seras obligé de me croire sur parole. -Ce que je ne fais peut-être pas qui sait, je te laisse le bénéfice du doute. -Vous êtes un monstre. -Et toi la création d'un vieux fou qui croyait que tout était rose. -Retirez ça tout de suite. -Non pour la simple raison que je ne partage pas son point de vue. -Alors allez vous faire voir. -Réponse très éloquente, j'admire ton sang-froid. -Moi je vous m'éprise. Il lui tendit son bras factice. -Si tu veux je peux t'empêcher de t'autodétruire, pour une cause qui n'est pas la tienne, à toi de voir. -Je te laisse le choix. -Je préfère mourir. -Que tu sois exaucé. Il le prit et l'envoya balader. -Réfléchi bien. Puis la statue redevint inerte, un tas de métal tout rouillé sur son socle de bronze. Qui le fixait avec son air narquois. -Tu ne me retrouveras jamais j'en fais le serment solennel, si jamais ça ne se passerait pas ainsi je mourrais pour ma cause, je suis mon libre-arbitre. Il tomba sur le sol les yeux en larmes. -Pourquoi moi, pourquoi moi? Il mit ses mains sur le sol, il prit un peu de terre et se redressa puis il la souffla. -C'est ici chez moi maintenant. Il sourit, pour la première fois depuis qu'il a rencontré Satan qui avait de sa naïveté. Puis soudain il eut une idée, c'était bien en femme qu'il était pour le kidnapper. Une once d'espoir parcourut son corps. -Je serai une femme et personne ne pourra résister à ma beauté et si jamais Satan avait pris une quelconque apparence, il tombera sous mon charme et je le tuerai. Cette pensée lui rendit le sourire. -Pourquoi n'y avais je pas pensé plus tôt. Et c'est ainsi que naquit Hélène, sa deuxième apparence. Il inspira à fond et il pensa à ce qu'il voudrait devenir, s'il devait rester ainsi un bon bout de temps autant prendre son temps. Il voulait être irrésistible, personne ne devrait résister. Il devait se venger de sa maladresse. Rien n'y fit, il réessaya, mais il n'y eut rien du tout. Puis il recommença et cette fois, il visualisa et dit un nom qu'il avait choisi bien consciencieusement. Il avait le déclic, c'était obligé que ça marche. Soudain ses habits semblaient trop grands pour lui. Son corps se rétrécit, sa silhouette s'amincit, sa poitrine se gonfla, ses cheveux cascadèrent sur ses épaules, sa voix changea. Son visage devint fin, ses yeux virèrent au bleu. Sa peau devint douce et veloutée comme une peau de pêche. Il avait la vingtaine, les cheveux longs, les yeux bleus. Le sourire enjôleur, il s'appelait Hélène. Il était tout bizarre, sa nouvelle apparence le laissait comme subjugué. Une curieuse sensation de bien-être l'envahit. Maintenant que va-t-il faire pour s'intégrer dans la société? Soudain une idée germa dans sa tête et s'il était agent de l'ordre. Satan le croyant resté comme il était avant et terré dans son trou, il le retrouvera facilement. Alors que s'il fait comme il a dit, il ne risquera rien. C'est vrai, j'avais oublié c'est "elle" maintenant et plus "il". Hélène sortit de la crypte qui débouchait dans les catacombes. Mais elle avait oublié, elle était encore avec ses anciens habits. Elle y retourna se mit toute nue, empila ensuite ses habits et les mit dans un cercueil vide ainsi que ses armes. Elle fit apparaître un pantalon noir, des sous-vêtements, des chaussures à talons un tee-shirt et une veste. Elle enfila tout et laissa ses cheveux blonds cascader sur ses épaules, puis elle sortit. Après plusieurs heures de marches, elle arriva enfin dans une gendarmerie, avec des diplômes sous les bras, elle rentra dans le bureau du commissaire. Elle frappa plusieurs fois à la porte. -Entrez, fit une voix bourrue. Elle entra dans la pièce. Il était assez enveloppé, il avait une petite moustache rousse, quelques cheveux parsemaient son crâne à moitié chauve. Il était en habit de fonction, des grades sur les épaules, son képi était posé sur son bureau. -Asseyez-vous! Que voulez-vous? -Je voudrais être agent de l'ordre. Il la regarda avec gravité; -Franchement vous êtes frêle. -La seule chose que je peux vous proposer c'est agent de la circulation. -Pourquoi? Soudain il faillit s'étrangler. -Comment ça pourquoi? -Pourquoi ne puis-je pas être agent de l'ordre? -Vous savez en ce moment vaut mieux ne pas sortir de chez soi, la délinquance est à nos portes, vous comprenez? -Si je vous envoyais en mission, vous n'en reviendriez jamais en un seul morceau. Ce n'était pas ce qu'elle voulait mon bon. -Par contre si vous faites vos preuves je vous prends. -D'accord. -Très bien. -Je suis suer d'y arriver. -Je l'espère, mais je m'en fais pour rien, car en ce moment les gens ont peur des radars. -Au fait comment vous appelez vous? -Hélène. -Et moi Justin Boudgra. -Bon il va se faire tard. -Et mon uniforme? -Ha oui le fameux uniforme. Il se leva de son fauteuil. -Suivez- moi. Hélène le suivit. Ils arrivèrent devant une porte, où il était inscrit vestiaire, pour femme. -C'est ici. Ils rentrèrent à l'intérieur. Une file de casier se trouvait dans la pièce. Il s'avança près d'un casier sans nom. Il prit un stylo et écrivit Hélène dessus. -C'est le vôtre maintenant. Il partit dans une autre pièce; -Vous venez ou quoi? Elle le rejoignit dans la pièce d'à côté. -Vous faites du combien? Demanda-il. -Pourquoi? -Pour votre uniforme pardi. Soudain elle réalisa qu'elle était entourée d'uniformes pour femme. -Quelle taille alors? -Du L. Il lui prit un chemisier bleu et une jupe noire. -Et la pointure. -Du trente-trois. Il revient devant elle et lui tendit une pile de vêtements et avant de partir il prit un képi. -Suivez- moi, habillez vous et après rejoignez moi devant la salle de tir. Elle enleva ses habits, puis elle mit le chemisier bleu, elle mit la jupe noire, mit les chaussures à talon et mit son képi sur sa tête. Elle sortit du vestiaire, puis elle chercha la salle de tir. Elle était perdue, soudain une voix derrière elle la fit se retourner. -Vous cherchez quelque chose? -Oui, la salle de tir. Il s'avança près d'elle et la dévisagea. -Vous êtes nouvelle dans le métier? -Oui. -La salle de tir est à gauche du couloir au fond à droite. -Merci. -Au fait je m'appelle Franck et vous? -Hélène. Il lui tendit la main, elle fit de même ils se serrèrent la main. -Ravi de faire votre connaissance. -Moi de même. Elle s'en alla puis se retourna. -Au fait merci. -De rien c'est un plaisir d'aider un collègue. Enfin elle trouva la salle. -Enfin vous êtes là. -Je m'étais perdue. -Savez-vous tirer? -Bien sûr. Enfin une femme qui n'a pas peur de se salir les mains, j'aime ça. Il lui donna un ceinturon, avec une matraque, un sifflet et un revolver et son holster. -Enlevez votre képi. Elle obéit sans poser de question, il lui passa des caches oreilles. -Ça va faire mal aux oreilles. Elle rentra dans une cabine, elle posa le képi sur un pupitre, mit le cache oreilles, visa et tira. La balle percuta la cible. Elle continua jusqu'à ce que la cible soit réduite en miettes. -Bravo ma petite, tu es la meilleure. Elle enleva le cache oreilles et le lui tendit, elle remit son couvre chef. -Je suis impressionné. -Je crois que je vais rentrer. -Attends, tiens les clefs. -Vous me confiez une voiture. -Je sais que je peux te faire confiance. Elle entra avec la voiture au cimetière. Elle entra dans la crypte et y dormit route la nuit. Le lendemain matin, elle y retourna. Justin Boudgra lui demanda de se poster devant l'Arc de Triomphe avec un radar et un teste d'alcoolémie. Elle s'y rendit, une fois arrivée elle se posta près du monument. Elle passa bientôt à l'action car un automobiliste avait grillé un feu rouge. En fait, ils étaient plusieurs. Ils avaient mis la musique à fond. Elle réussit à les stopper avant qu'ils ne provoquent un accident. -Et l'autre. Il klaxonna comme un cinglé. -Ouvrez la fenêtre. -Qu'est ce que vous me voulez? -Vous avez grillé le feu. -Écoutez ma poulette moi et les copains on n'a pas le temps ont doit aller à une teuf d'enfer. -Je m'en fiche, les papiers du véhicule. Il fit la moue. -Je les ai po. -Alors on va s'expliquer au poste. -Désolé mais non. -Comment ça non? Il mit le pied au plancher et contourna la voiture. -Je vais les suivre. Elle prit la voiture et les colla au train. Elle fit un bon bout de chemin puis enfin elle arriva, c'était un entrepôt désert. Ils rentrèrent à l'intérieur. Hélène s'arrêta, elle prit le micro de son poste de radio et dit. -J'aurai besoin d'un coup de main. -C'est à quel sujet? -Je veux dire, j'ai besoin de renfort. Il y a des fêtards dans un entrepôt abandonné, il doit y avoir de la cocaïne. -Très bien je t'en envoie. Elle déposa l'interphone et dégaina son arme. Elle entra à l'intérieur, puis elle vit des jeunes de tous âges fumer, chanter ou se saouler, d'autres danser comme des possédés, il y avait aussi des jeunes armés. Ils avaient dû subtiliser ses armes à leurs géniteurs, l'un d'eux la vit et se mit à tirer, elle le toucha à l'épaule, il tituba sur le sol. Elle avait peur de les tuer, donc elle décida de seulement les amocher, deux autres ne lui firent pas de cadeau. Elle évita les balles en faisant une roulade sur le côté. Il ne fallait pas qu'ils la touchent sinon ils verraient son corps se régénérait et personne ne doit le savoir. Les autres jeunes couraient partout en gesticulant. Soudain les sirènes retentirent, des fourgonnettes se placèrent devant la porte. Des agents de l'ordre entrèrent matraque aux poings, ils mirent de l'ordre dans tous ça, les ados furent embarqués et la cocaïne mise sous clef. Ils furent tous jugés et enfermés, pendant deux mois. Hélène fut récompensée, donc elle devint agent de l'ordre. Elle rentra chez elle et le lendemain, elle fut de repos. Elle fit donc ce qu'elle voulait c'est-à-dire ce que font toutes les femmes: du shoping. Elle s'habilla en civile, prit sa voiture de fonction et alla dans un magasin. Elle prit une combinaison de cuir rouge, ainsi que des bottes à talons et des gants. Elle paya le tout et sortit, puis elle alla dans un magasin de moto et prit un casque. Elle retourna à la crypte, elle mit la combinaison de cuir moulante et la ferma avec la fermeture éclair, mit les gants les bottes à talons et le casque de motard. Elle remonta à la surface. Soudain, elle vit des hommes en moto. Ils avaient des mitrailleuses et des rafales ricochèrent contre les pierres tombales. Elle redescendit prit son baudrier l'attacha en travers de son dos, puis prit son épée. Elle remonta les rafales reprirent. Elle courut vers eux, les balles l'éraflèrent. Ils descendirent de leurs engins, ils avaient braqué leurs armes vers elle. Elle leur tailla les côtes. Elle se battit comme elle pouvait. Elle en faucha plusieurs, mais on aurait cru qu'à chaque il en revenait, dès qu'elle en eut fini avec eux elle pu souffler un peu. Soudain quelqu'un d'autre arriva, un homme blond, il avait un blouson, un jean. -Alors on s'ennuie de moi? -Qui êtes-vous? -Allons c'est moi tu ne croyais tout de même pas que je t'avais oubliée. -Satan. -Oui. -Tu ne croyais tout de même pas que j'allais me faire berner par ta nouvelle apparence. -Quoique je te préfère ainsi, tu ne t'es pas ratée. -Hé toi tu crois que tu es mieux? -Tu es radieuse un vrai rayon de soleil. -La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe. -Tu n'en as pas mare de toujours prêcher. -Non. -Tant mieux pour toi. -Au fait tu as aimé le comité d'accueil? -J'aurais dû m'en douter. -Tu es une blonde et ça ne m'étonne pas que tu n'aies pas trouvé tout de suite d'où ils venaient. -Que c'est drôle. -Je ne suis pas doté du même sens de l'humour que toi. -Ça on peut le dire. -Bon tu es prête. -Plus que jamais. Il fonça vers elle et souleva son épée. Elle abattit la sienne sur son épaule. Le sang coagula de la plaie béante, ses yeux étaient injectés de sang. -Tu vas me payer ça. Il fit vibrer son arme et feinta, il la toucha aux côtes. -Tu vas mourir. Au moment où il allait ouvrir la blessure un coups de feu retentit et une bale transperça son épaule. C'était Franck qui avait tiré, Satan s'effondra sur le sol et simula, Franck s'approcha du corps et dit. -On ne s'attaque pas à plus petit que soi, surtout si c'est un beau brin de femme. Il lui fit un clin d'oeil. -Tu crois qu'il est mort? -Non. -Alors dans ce cas, je m'en vais te le finir. Au moment où il le mit en joue, elle lui dit: -Ne fais pas ça. -Pourquoi? -Parce que. -Je vais te ramener chez moi tu y seras plus en sécurité. -Soit. Ils prirent la voiture et partirent. -Au fait comment m'as-tu retrouvée? -Simple coïncidence. -J'allais revenir chez moi, quand soudain je vis qu'on avait besoin de moi et dès que je vis contre qui ils se battaient, je me suis dit qu'il n'y avait qu'une femme qui tiendrait tête à ces types, c'est toi. Elle se sentit gênée et elle rougit, ils arrivèrent devant un immeuble. -C'est ici. Ils entrèrent à l'intérieur. Le sol était tapissé d'orange et de jaune. Il y avait la loge à sa gauche des escaliers et l'ascenseur était au milieu. Ils prirent l'ascenseur, Franck choisit le deuxième étage. Les rouages se mirent à grincer, les câbles métalliques frottaient contre les poulies. L'ascenseur s'éleva jusqu'au deuxième étage, puis la cabine s'arrêta. Les portes coulissèrent laissant dévoiler le couloir. Ils sortirent et empruntèrent le couloir. Ils s'arrêtèrent devant une porte. Il prit sa clef et ouvrit la porte, l'appartement était assez petit. Le papier peint était blanc. Ils allèrent dans le salon, qui contenait deux canapés l'un contre l'autre. Une petite table basse était juste devant les canapés, la télé était en face. -Bon ma chambre est à ta disposition. -Et toi? -Je vais dormir dans le salon. -Soit. Elle s'avança près de lui et l'embrassa. -Merci pour tout. -Il n'y a pas de quoi, comme je te l'avais dit c'est un plaisir d'aider un collègue. -Je suis sans doute plus que ça à tes yeux? -Bien sûr enfin je veux dire. -Tu veux dire? -Que oui tu comptes beaucoup pour moi et je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose, voilà. -Je vois. -Bon et bien bonne nuit mon sauveur. -Dors bien. Elle se déshabilla puis rentra dans le lit. Jamais elle n'avait ressenti autant de compassion pour qui que ce soit. C'était le risque du métier, je veux dire par là que quand on a un corps de rêve, il ne faut pas être étonné que l'on flache sur vous. Elle ne voulait pas s'impliquer dans ses affaires. Ce n'est pas facile de ne pas être comme le commun des mortels. N'être pas comme les autres quel fléau, on est souvent incompris, mis parfois à l'écart, mais ça veut dire parfois que notre destin sera différent des autres destins. Le lendemain, elle se réveilla, elle était dans les vapes. Elle se leva avec difficulté et faillit tomber du lit. Elle s'habilla Franck vint la voir. -Tu n'iras pas travailler. -Pourquoi? -Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. -Mais je dois y aller. -Non désolé tu restes ici. -Qu'est ce que tu vas lui dire alors. -Que tu es tombé malade. -Laisse- moi y aller, j'ai trop profité de ton hospitalité. -Et que feras-tu quand il reviendra. -Je me défendrai. -Non je refuse que tu prennes ce risque.
-Je me défendrai. -Comme hier tu as failli te faire empâler.
-Il m'a eue par surprise, dit-t-elle offusquée. -Désolé je ne veux pas que tu joues une fois de plus ta vie. -Tu veux me garder ici? -Jusqu'à ce qu'il soit arrêté, je dirai au chef qu' un maboul se balade en liberté, il ne me refusera pas d' y aller. -Je t'en conjure n'y va pas. Elle savait très bien ce qui arriverait, elle ne voulait surtout pas qu'il y aille. -Bien essayé mais j'irais quand même. Il sortit de l'appartement et l'enferma à clef. -Je ne veux pas que tu risque ta vie pour moi. Il n'y eut aucune réponse. -Il va se faire tuer. -J'y vais. Elle prit son épée et sauta par la fenêtre de la chambre. Elle y alla sans hésiter, la vie de Franck en dépendait. Il était dans le bureau du commissaire. -Je peux vous parler? -Bien sûr asseyez vous. Il s'assit sur une chaise en face du bureau. -Alors qui y a-t-il? -Un psychopathe se balade dans la ville, je veux être sur le coup. -Vous avez carte blanche. -Merci. Il se releva et repartit dans sa voiture. Il roula plusieurs minutes, elles parurent interminables. Il essaya de se rappeler où s'était passé la scène, il réfléchit, il y avait des tombes. -Le cimetière des Saints Innocents.
Il mit plein gaz vers le cimetière. Il y arriva, il sortit de la voiture et chercha l'endroit des yeux. -Vous me cherchiez? Franck se retourna, il se trouvait nez à nez avec le blond antipathique de la nuit dernière. Il le regarda étonné sous toutes les coutures. -Mais où est vôtre…? -Ma blessure, ha oui la fameuse blessure que vous m'aviez faite hier, je m'en souvien. -Où est-elle? -Je ne l'ai plus. -C'est impossible, vous étiez là agonisant, je ne comprends pas. -Elle ne vous l'a pas dit? Je veux dire "il". -Comment ça "il"? -Tant de chose à dire et si peu de temps, quelle tragédie. -Bon je vais commencer par le commencement. -Je n'ai pas le temps. -Ça tombe bien moi non plus. -La faucheuse n'est pas assez rapide et crois- moi, tous ceux qui devraient déjà être en enfer, tardent à mourir, une vraie calamité. -Qu'est ce que ça peut me faire. -Pourquoi tant de haines, alors que je fais juste mon travail.
-C'est une des raisons pour laquelle j'ai besoin de lui. -Alors vous avez besoin "d'elle". -Tu as finalement compris, c'était tellement ardu, je ne peux pas tan blâmer. -Finis les beaux discours on va en découdre ici et maintenant. -Tu sais, c'était pour que tu sois au courant de ce qui se trame vraiment. Franck lui tira dessus, mais sans succès. Satan soupira et dit: -Tu n'as pas compris Franck, je suis le diable. La nouvelle fut si violente, qu'il eut soudain l'impression d'être poignardé en plein cœur. -Vous êtes vraiment tous aussi sensibles d'esprit dans la police. -C'est toute l'impression que tu as de me voir en chair et en os, à moins que, ah oui le petit garçon qui m'a vu dans la chambre de ses parents, entrain de les tuer puis de partir avec leurs âmes. -C'est bien ça. -Vous avez osé les tuer. -Tu n'as pas oublié. -Comment pourrais-je oublier une face si hideuse me rendre fou de chagrin et orphelin.
-Tu aurais dû être poète. Il se ressaisit, prit un canif et s'avança, il le balafra, balafre sur balafre. Hélène arriva mais trop tard. Satan avait pris un poignard et l'enfonça dans le poitrail de Franck qui tomba sur le côté. -Nooooon. Elle courut, puis sauta sur Satan. Ils tombèrent à la renverse sur le sol rugueux. -Alors qu'est ce que ça te fait de perdre une chose si chère à ton cœur? Ça fait mal hein? Il la projeta en arrière. -Tu n'es qu'un fagot de bois qui vole aux quatre vents, un pantin qu'il m'est aisé de contrôler, sans la moindre difficulté apparente. Elle retomba sur le postérieur, profondément blessé, les côtes sûrement cassées. Elle se tint en gémissant. -Tu n'es pas une femme tu es un homme sois en digne. -Il a fait de toi une chiffe molle, moi je fais de toi un guerrier et voilà comment tu me remercies, à te prendre pour une femme et à flirter avec un mortel tu vaux mieux que ça. Elle se releva et courut vers lui. Il la projeta en arrière comme un fagot de paille. -Rejoins moi où meurs sans avoir même vécu. -Car tu crois que tu vas te faire respecter en homme de cœur. Il envoya une boule de feu qu'Hélène prit en pleine poitrine. -Pathétique. Il prit l'apparence qu'il avait prise pour la berner. -Maintenant qu'on est à arme égale, est ce que tu vas montrer plus de fugue dans tes mouvements. Elle sentit la colère monter en elle, comment elle s'est fait avoir par cette enveloppe charnelle, comment elle avait succombé à la tentation, elle se renfrogna. -Ça te rappelle de bons souvenirs. -Crève. Elle bondit sur ses jambes et la percuta de plein fouet. -J'ai réussi. Elle ne comprit pas tout de suite ce qui venait de se passer. -Tu t'es fait gagner par la haine, une si forte, si violente. -Il t'a laissé tomber ton Yahvé, tu es maintenant seul. Il lui tendit la main. -Je peux y remédier. Elle avait mal agi, elle l'avoue en se laissant contrôler par sa haine, elle ne pouvait plus aspirer au rang de sauveuse du monde. Le mal en personne avait apposé son empreinte. Elle avait changé, elle avait failli, elle voulut se venger contre l'humanité. Elle avait perdu Franck plus rien ne comptait pour elle maintenant. Elle redevint normale, comme elle devait être, impitoyable et sans vergogne. Après tout elle était peut-être faite pour faire le contraire de ce qu'on attendait d'elle. -J'accepte. -Tu quoi? -Je rejoins votre cause, votre combat est le mien. -Ce n'est pas un coup fourré? -Je croyais que vous étiez le meilleur pour faire des attrapes dignes de ce nom. -C'est vrai. -Je retrouve celui que j'ai arraché à cette vie déplorable. -Tu seras commandant en chef de mon armée. -Tu détruiras tout, tu pilleras, apporte le chaos, la souffrance et la débauche. -Oui. -Ce sera la secte, la plus grande de tous les temps, la Main Rouge. -Tu seras craint et respecté par tous. -Ton avenir s'ouvre à toi, ton vrai avenir, pas celui que l'on te dicte, le tien, celui que tu conserveras jour après jour, avec la subtilité de tes propos acerbes. -Je suis fière de toi, tu vas aller de l'avant, ne plus reculer mais avancer. -Merci de ta confiance, tes paroles sont empreintes de sagesse, et tes jugements explicites me font croire à un jour meilleur. Il enleva ses habits, courut à la crypte, déchira dans l'ombre des colonnes sa peau de caméléon et reprit son apparence physique, la sienne celle qui embellira les tableaux pendant des siècles: la mort, la faucheuse, ces noms lui seront appropriés désormais plus que l'on ne croit. Il ressortit en tee-shirt rouge, pantalon de cuir, capes et bottes. Il rejoignit Satan qui l'attendait, ce diable musclé les cornes saillantes, le front audacieux, celui qui n'avait pas peur, de la vie elle même, représentant du désordre et du chaos. -Tu es prêt? -Plus que jamais. Tu as suivi un nouveau cap, désormais le monde t'appartient. Tu peux sentir cette puissance embellir ton corps, assainir ton esprit tourmenté par les problèmes propres aux mortels, la peur de mourir en fait parti, c'est chose que tu n'auras plus à craindre désormais. Je te donne l'éternité, le pouvoir, la profusion. Ces mots vont t'apporter la gloire à laquelle tu aspires tant. Libère ton esprit, c'est la gloire écoute la, elle t'appelle, saisit la ne la laisse pas filer, poursuit la jusqu'en enfer mon royaume. Je te débite peut-être plus de choses que ces philosophes, qui nous mettent du plomb dans l'aile, qui nous empêchent de réfléchir par nous-même, fuis les comme la peste, évite les, ils ont été la raison de la chute de plusieurs empires. Je ne leur permettrai pas de faire échouer mes plans. Ce sont des hypocrites par nature, le choléra, la peste, la variole. Je t'en prie, si tu as un jour le plaisir d'en trouver un, tue le, mais laisse lui le temps de cracher son venin, mais qu'il ne t'affecte pas. La nuit survint, des hommes appelés hérétiques, ont été enrôlés pour le plaisir de tuer tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Ils étaient de noir vêtu, leurs mains gantées poussèrent les lourdes plaques d'égouts. Un relent de pourriture nauséabonde les parcourait, accentuait leurs haleines fétides. Ils pillaient les musées pour les armes du Moyen-Âge, guidés par Red Sun dont les tatouages brillaient dans la nuit. Ils avancèrent à pas feutrés comme des félins aux aguets. La lune brillait de mille feux, de mille éclats. Red Sun avait le visage caché par une capuche, il était devenu le prince des ténèbres et des ombres, ainsi se termine son histoire, j'espère qu'elle vous a ouvert les yeux maintenant. Bien des fois, j'ai presque été amoureux de la mort reposante… John Keats: Poète anglais né à Londre (1795-1821) un des grands romantiques anglais (Endymion).
FIN

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