ICE DRAGON

My name is DRAGON, ICE DRAGON. Passe temps: écrire

06 août 2007

BLUE MOON

BLUE MOON

CHAPITRE
1
Une froide soirée d’hiver, un temps où il ne faisait vraiment pas bon vivre à l’extérieur.
La lune était à ce moment-là en quartier, en croissant pour être plus précis.
L’astre lunaire avait ce jour changé de couleur, au lieu de revêtir son habituelle couleur blanche, elle s’était tout d’un coup mise au bleu, mais un bleu azur vraiment très spéciale, car de l’argent rendait la couleur féerique, inoubliable.
On n’eut pas rêvé mieux, on aurait même voulu la voir toujours ainsi.
Sans se lasser, les rares piétons étaient subjugués, une euphorie collective se propagea sur tous les visages, qu’il soit vieux ou jeunes et l’on avait de la chance car cette nuit spéciale, le ciel était dégagé, pas un seul nuage ne vint gâcher ce spectacle particulier, on aurait cru que la lune était vivante et qu’elle voulait qu’on la voit bien sur toute les coutures et sur tous les angles.
Le prêtre de Notre Dame de Paris la regardait ce même jour, on était le vingt-cinq Décembre au soir et la neige tellement attendu ne se le fit pas dire deux fois pour apparaître enfin.
Ce jour, saint marquera plus qu’à l’accoutumé les esprits.
Il y eut tout à coup un trait doré qui se dessina sur la voie lactée, c’était une étoile filante. Ce genre de phénomène commençait à se faire de plus en plus rare.
Personne ne le savait, mais ce jour pas comme les autres, allait à jamais changer leur vie, en ce vingt et unième siècle mouvementé, car il y avait très peu de gens ces jours-ci, pas à cause du froid glacial de décembre, mais à cause d’une secte, la Main Rouge, qui commençait à se faire menaçante de jour en jour.
Tout le monde se mit à courir car les adeptes de Satan allaient bientôt être de sortie, tuant tous ceux qui seraient en travers de leur chemin.
Le prêtre retourna dans la cathédrale et referma la lourde porte, plus rien n’était comme avant depuis leur arrivée.
Le président restait cloîtré chez lui avec sa femme, se souciant très peu de ses très chers concitoyens.

Tous les soirs, on pouvait voir les serviteurs de Satan, drapés de noir et sur le devant de leur tunique une main rouge était brodée.

Ils avaient fait de nombreux raids dans les musées et ils se baladaient le soir avec des armes Moyenâgeuses et un sourire macabre se peignait sur leurs lèvres.

CHAPITRE
2

La cloche sonna douze coups et la terreur s’abattit sur tout Paris, ce jour devait être un jour de fête, mais personne n’en profita, car certaine personne avait peur d’être choisi, pour l’inquiétante procession.
Personne ne bougeait, tous étaient calmes et l’obscurité la plus totale s’abattit sur la ville apeurée.
Déjà les adeptes de Satan commençaient à sortir des catacombes, leurs mains gantées soulevèrent les lourdes plaques d’égout et se mirent à encercler l’Arc de Triomphe, leurs armes faisaient des bruits agaçants mais cela ne les incommodait pas.
Soudain près de la tour d’Eiffel, une lumière blanchâtre s’abattit près de l’édifice et un corps de femme gisait sur la neige, ses longs cheveux châtain clair s’étalèrent sur le tapis blanc, ses yeux étaient couleur bleu azur, sa peau était douce, les formes de son corps étaient régulières.
Des étranges tatouages brillaient sur son dos et sur la paume de ses mains.
Soudain elle se releva, ses membres frémirent et des éclairs bleus s’en échappèrent.
La tour de Gustave Eiffel se recouvrit d’un épais manteau de glace et de givre, ses yeux brillaient de mille feux, la secte qui avait vu la lumière blanche, accouru.
La jeune femme était encerclée.
Les hérétiques approchèrent armes en mains et se ruèrent sur elle.
Tout à coup une onde de choc les percuta et ils furent suspendus dans les airs un court instant, ensuite leurs corps décrivirent une courbe et tombèrent lourdement sur le sol neigeux.
Le corps de la femme s’allongea et de puissantes pattes remplacèrent ses jambes frêles, sa silhouette se transforma complètement elle était devenue un majestueux dragon bleu azur cerné d’argent.
Elle les fixa avec un air de mépris et cracha des flammes rougeoyantes.
Les adeptes s’enfuirent en hurlant, puis la fille retomba sur le sol sous sa forme première.
Pour l’instant elle n’avait pas de nom donc je me permets de la de la surnommer Blue Moon à cause de cette nuit où la lune était bleue.
Soudain elle se releva, il était tôt dans la matinée.
Elle fit trois pas pour se remettre d’aplomb, puis fit de grandes enjambées, enfin elle se dirigea vers l’Arc de Triomphe.
Elle marcha plusieurs heures et se trouva près de la cathédrale.
Elle chancela et tomba sur le parvis de Notre Dame.
Le lendemain matin, le prêtre se rendit à la cathédrale et la vit allongée sur le dos, la peau bleutée car elle avait pris froid, mais il n’entendit aucun soufle rien.
Comment cela se fait-il pensait sûrement l’homme d’église.
Il la prit dans ses bras et repartit chez lui le souffle haletant car il n’était plus très jeune.
Il vivait non loin de là, il habitait la maison d’en face.
Il monta à l’étage et la déposa sur un lit à baldaquin.
Elle se réveilla et découvrit qu’elle était dans un lit, des habits étaient posés sur une chaise, ainsi qu’un plateau, un bol de chocolat chaud et des tartines.
Elle attrapa le plateau et saisit le bol fumant.
Elle voulut boire, mais il était trop chaud.
Elle le serra bien fort et le breuvage ne fuma plus.
Elle put le boire puis elle mangea les tartines et déposa le plateau sur le sol, enfin elle se leva puis elle saisit les habits, elle regarda sa paume droite et vit que son tatouage était tout mouillé comme si elle avait oublié de la sécher après l’avoir mise sous l’eau.
Elle ne comprenait pas comment elle avait pu faire tout ce qu’elle avait fait la veille, d’ailleurs elle ne savait rien d’elle, elle savait peut-être marcher, parler, mais elle n’avait aucune idée de la façon dont elle est venue ici, puis finalement elle n’y pensa plus.
Elle mit soutien gorge, slip, puis enfila le jean et mit un tee-shirt puis un pull-over, enfin elle décida de descendre, elle entendit des voix qui provenaient d’en bas.
Elle descendit jusqu’au bas des marches, vit un vieil homme et un ange parler et su qu’il s’appelait Gabriel, archange pour être plus précis.
-Yahvé notre seigneur a envoyé sur terre cette jeune femme descendue tout droit du jardin d'Éden, où elle a été façonnée la tâche était ardu, car pour pouvoir un être aussi parfait il fallait être soi-même parfait en tous points.
Des pouvoirs hors du commun lui ont été donnés.
Elle peut contrôler la glace, l'eau…
-Je vois, mais que dois je faire?
-Il vous a choisi pour l'intégrer dans la société et pour lui apprendre l'exorcisme chose, que notre seigneur ne pouvait lui inculquer.
-Comment devrais-je l'appeler?
-Nathalie.
Gabriel s'éleva et disparut.
Le prêtre se retourna: Nathalie, j'avais senti ta présence.
Elle s'avança, ce qu'elle avait entendu l'avait chamboulée.
Elle réussit quand même à dire une phrase.

-Qui êtes-vous?
-Je suis un prêtre.
-C'est vrai ce qu'il a dit à mon sujet?
-Oui.
-Ils te plaisent?
-De quoi vous voulez parler?
Elle fixa les habits qu'elle portait.
-Oui.
-Ils appartenaient à ma fille, dit-il en courbant l'échine.
-Je suis désolée.
-Je suis ravie qu'ils vous plaisent.
-Il y a des choses inexplicables.
-Lesquelles?
-Sur le pourquoi du comment je suis venu ici.
Il y a des choses qu'il faudrait peut-être oublier.
-Je ne veux pas oublier ce qu'il a dit.
-Qui te dit que tu dois les oublier, dit-il en lui souriant, au faite je m'appelle Nicolas.
-Je vous remercie pour toutes les choses que vous avez faites pour moi.
-Ce n'est rien, il faudrait te trouver un travail.
-Oui.
Ils partirent de la maison de Nicolas et prirent sa voiture.
-Que voudrais tu faire?
-Secrétaire dans la tour Montparnasse.
-En voilà des ambitions.
Une fois arrivés à Montparnasse ils se rendirent à la tour.
-Et voilà on est arrivé.
Nathalie fixa la tour impressionnée.
-Il ne faut pas avoir le vertige, lui dit-il.
Nathalie et Nicolas rentrèrent dans le bâtiment.
Un tapis rouge était posé sur le sol, les murs étaient peints en jaune orangé, des allogènes étaient disséminés un peu partout.
Ils arrivèrent à l'ascenseur, ils y entrèrent et sélectionnèrent le dernier étage.
La cabine monta lentement, on pouvait entendre le frottement des câbles et toutes les mécaniques.
L'ascension finie, les lourds battants s'ouvrirent.
Toujours la même couleur sur les murs et ce tapis toujours rouge.
Ils aperçurent enfin la porte du secrétariat et ils frappèrent, aucun bruit, puis une voix haut perchée les invita à entrer.
Nathalie et Nicolas entrèrent, ils ne virent d'abord personne, puis un homme fit son apparition dans la pièce, il sortait de son bureau.
-Bonjour.
-Bonjour.
-Je vois que vous êtes venus pour le poste de secrétaire, dit-il en regardant Nathalie.
Il était assez jeune, des cheveux bruns coupés courts encadraient son visage, ses yeux bruns pénétrants donnèrent des frissons à Nathalie.
-Oui en effet, dit elle calmement.
-Bien, dans ce cas, je vous invite à pénétrer dans mon bureau.
Il les fit entrer et les pria de s'assoire, il contourna son bureau de travail et s'assit sur son fauteuil.
-Bien quelles sont vos motivations?
-J'aime m'occuper de tout ce qui est rendez-vous, papier important, dossier à classer ect.
-Très bien donc toutes ces choses ne vous posent pas de problème, vous ne rechignez pas au travail donc.
-Oui je puis vous en assurer.
-Je vois, puis-je voir vos diplômes et autres?
Tout d'un coup venu tout droit de nulle part l'ange Gabriel fit son entrée dans le bureau.
-Excusez-moi de vous déranger mais cette jeune femme est de ma famille et elle a oublié toutes les paperasses à la maison et je suis venu les lui rendre.
Il les donna à l'homme qui le remercia.
-Tout cela est parfait, il n'y a rien à dire vous êtes la personne dont j'ai besoin.Vous n'êtes pas comme toutes ces empotées.
Il les rendit à l'archange.
-Elle a de la chance de connaître une personne aussi avenante.
Il s'éloigna avec les papiers et s'évapora.
-Vous êtes engagée, comment vous appelez vous.
-Nathalie.
-Moi c'est Lapointe, Christian Lapointe, vous viendrez demain à 7h30 je compte sur vous.
-Merci.
Ils se serrèrent la main, Nathalie et Nicolas sortirent du bâtiment, une fois arrivés à la voiture, ils démarrèrent, rentrèrent à Paris.
Ils se rendirent chez lui, ils s'assirent à la table du salon et discutèrent.
-Nous t'avons trouvé un travail maintenant il faudrait penser à ta tenue, comment va-t-on procéder.
-Il me faudrait des habits moulants pour ne pas être encombrée, un pantalon moulant bleu azur, des bottes bleu azur, un juste au corps bleu azur et enfin épée et fourreau.
-Ça en fait des choses et comment compte tu acheter tout ça?
Ils se rendirent à une armurerie, ils y trouvèrent une pièce unique, une superbe épée parfaitement équilibrée, poignée couverte de satin bleu, des filigranes argentés recouvraient une partie, la lame fine et tranchante.
Elle paya l'armurier tellement vite qu'il n'avait pas vu qu'elle avait fait apparaître de l'argent dans sa main, une fois sortie Nicolas lui dit.

-Je vois comment tu procèdes.
-Il n'y avait que ça à faire.
Ils se rendirent en ville et y achetèrent le juste au corps de satin bleu, les bottes et le pantalon moulants en cuir bleu.
Ensuite dans une maroquinerie ils achetèrent deux brassards en cuir.
Une fois retournée chez Nicolas elle alla se changer.
-Au faite ou se cache ces pourritures d'adeptes ?
-Dans les catacombes.
-C'est un lieu à leur image, j'imagine.
-Oui.
Elle monta, déposa les affaires et se déshabilla, retira le pull, le tee-shirt et le pantalon.
Elle enfila le juste au corps, mit le pantalon en cuir, chaussa les bottes à talons et ceint son fourreau à une ceinture en argent enfin elle rengaina son épée et attacha les brassards en cuir à ses poignets.
Elle était enfin prête à l'action. Ses vêtements adoptèrent ses courbes gracieuses ses mouvements gardèrent leur fluidité exceptionnelle.
Ses yeux bleu azur brillaient de mille feux, ses cheveux châtains claires étaient éclatants.
Elle ouvrit la fenêtre de la chambre et se jeta à corps perdu dans le vide.
Elle fit un salto avant et retomba sur ses jambes fléchies avec élégance.
Elle courut ses cheveux flottaient au vent, une fois arrivé au cimetière des saints innocents, elle dégaina son épée et inspecta les tombes une à une puis elle vit une crypte et, sous le toit, elle pouvait voir gravée dans la pierre une main rouge.
-C'est ici.
Elle poussa la grille qui glissa sur ses gonds rouillés.
Puis elle s'empara d'un flambeau et descendit les escaliers quatre à quatre, le bruit de ses talons se répercutait sur les murs de la crypte. Une fois descendue elle avança au milieu d'une rangée de tombes creusées dans les murs.
Elle avait de la chance de ne pas voir les squelettes en décompositions.
Tout d'un coup un vent violent ferma la grille et souffla la flamme du flambeau.
Elle se trouva dans l'obscurité la plus totale, à sa grande surprise, ses yeux brillèrent dans le noir et elle vit la vie en bleu.
Elle était étonnée, mais elle continua quand même.
Tout d'un coup, elle entendit des pas, elle les suivit.
Puis elle rattrapa l'hérétique et le fit tomber.
Elle lui retira sa cape sombre et la mit sur ses épaules, elle ferma le fermoir, et mit la capuche devant ses yeux, elle lui déroba ensuite une arbalète pliante qui pouvait se fixait au poignet.
Elle l'attacha sur un de ses brassards puis dissimula ses habits grâce à la cape.
Elle fit apparaître sur ses mains des gants de cuir fin et ramassa son épée qu'elle avait soigneusement déposée sur l'une des marches.
Une fois en bas, elle se trouva dans une salle remplie de fidèles encapuchonnés.
Elle se glissa dans la foule compacte puis attendit, au fond de la salle, la statue de Satan reposait sur un pied d'estale en bronze, un homme entra dans la salle.
Il actionna un levier et une table de sacrifice sortit du sol. Deux autres fidèles arrivèrent, ils portaient un enfant drogué.
Ils le déposèrent sur la table des sacrifices.
L'homme qui se trouvait près de la statue pouvait facilement être identifiable, car il portait une cape rouge, la silhouette de l'inconnue était fine et d'assez petite taille comparé aux autres fidèles.
-C'est une femme, se dit Nathalie.
L'inconnue se mit à parler tout en levant les bras au ciel.
-Qu'on le sacrifie.
Leur chef sortit un poignard et le brandit au-dessus de sa tête.
Nathalie d'un geste vif et précis déplia l'arbalète, tendit son bras et décocha le carreau.
La flèche creva l'œil gauche de leur chef.
Celui-ci se tenait le visage, il enleva d'un coup le trait, souleva son capuchon c'était un homme.
Une rage monstrueuse s'empara de son corps, sa mince silhouette se transforma et il prit du muscle.
Ses yeux étaient rouge sang.
Il tendit ses bras et des flammes rougeoyantes sortirent de la paume de ses mains.
Des tatouages étaient gravés sur son corps, il déchiqueta ses habits.
Nathalie partit à sa rencontre, les fidèles se poussèrent.
Elle enleva son capuchon et laissa découvrir son visage.
Une vague de souvenir lui embauma le corps et l'esprit et elle dit.
-Red Sun.
Elle enleva sa cape et dégaina son arme Red Sun fit de même, son arme était colossale, son crâne chauve luisait.
-Soeurette.
Il sauta sur la table de pierre et se mit à courir vers Nathalie, celle-ci l'esquiva et lui trancha le flanc.
Elle se dirigea vers les piliers et les découpa.
Le plafond se mit à s'écrouler, tous les fidèles empruntèrent les canalisations des égouts.
Nathalie prit l'enfant au passage et sortit de la crypte.
Alors que tout s'écroulait Red Sun se dressa sur la table et cria.
-Blue Moon.
Et un morceau de plafond l'aplatit sur le sol.


CHAPITRE
3

Nathalie retourna chez Nicolas l'enfant dans les bras, le déposa sur le canapé, Nicolas arriva dans la pièce.
-Puis je savoir où tu étais passée.
Il avait la mine patibulaire, des cernes et il était en robe de chambre.
-Je suis allé là-bas.
-J'aurais dû m'en douter quand tu m'as demandé ou ils étaient terrés.
Il lui prépara un chocolat chaud dans la cuisine.
Elle s'assit dans un fauteuil, se cacha le visage et dit les yeux larmoyants.
-J'ai un frère Nicolas.
Il s'approcha d'elle en disant.
-Et il fait des sacrifices humains?
-Oui
Il lui donna la tasse, puis s'assit en face d'elle et il continua.
A-t-il un nom?
Red Sun.
-Soleil rouge tu parles d'un nom.
-Moi je m'appelle bien Blue Moon.
-Encore une chose que l'on a oublié de me dire, au faite comment le sais-tu?
-Je ne sais pas, tout d'un coup, j'ai eu une illumination, au faite comment pourrais-je avoir un frère vu que Yahvé m'a conçue.
J'avoue moi-même ne rien comprendre.
-Au faite pour l'enfant, tu comptes faire quoi?
Elle se retourna, pas de respiration pas de pouls.
Elle avait beau le toucher par tout, aucun signe de vie.
Puis elle réalisa soudain.
-Il est mort! C'est un vrai bourreau! Comment a-t-il pus faire une chose aussi cruelle?
-Il a donné l'âme de l'enfant à Satan.
-Comment savez-vous ça, lui dit-elle sur un ton de reproche.
-Nous autres les gens d'église nous sommes mobilisés pour combattre cette menace, je reçois les ordres du Vatican à Rome.
-Je vois.
Elle lui en voulut de ne pas lui avoir dit ça avant, mais sa colère se dissipa.
-Comme nous sommes dans les confidences, je vais te dire la quête de ton frère.
Cet homme apparut sur terre il était impitoyable, il a décidé de créer une secte, la Main Rouge, il a fait un pacte avec Satan en échange des pouvoirs qu'il donnerait à ses hommes, il devait faire que ses adeptes sacrifient un peu de leur sang pour que chacun soit envahi par un démon.
Qui leur conféreraient le pouvoir absolu.
Tant que ces ignominies resteront dans leur corps, ils ne pourront mourir, donc tu devras exorter ces démons. Il faudra que tu dises "vade rétro Satanas" bien sur, il faudrait être à proximité car le mot seul ne suffit pas.
Il faudra exercer ta pensée sur le démon et l'éjecter de l'enveloppe charnelle.
-Ça a l'air compliqué.
-Non ça ne l'est pas il faudra de la patience et beaucoup de travail.
-Au fait, l'enfant que vas-tu en faire maintenant que tu sais qu'il est mort?
-Je ne vais quand même pas le laisser là. Pourquoi ne pas aller le rendre aux siens?
-Ma pauvre c'est compliqué.
-Comment ça compliqué? On peut mettre des affiches.
-Je ne parle pas de ça, si la société sait ce que tu as fait, elle t'en voudra.
-Je ne comprends pas.
-Ils ont tellement peur de la Main rouge qu'ils emprisonneraient n'importe qui par peur des représailles.
-Je vois.
-Nous sommes exclus par tous, les églises ne servent plus à rien vu que tout le monde se met à nous détester nous les gens d'églises. Tous les autres sont là-bas à Rome.
Ils sont nourris logés en échange des combats qu'ils mènent contre le mal. Nous sommes comme les jedis dans Star Sars.
-Et pourquoi ne les avez-vous pas rejoints?
-Parce que j'espère qu'un jour ils auront une autre façon de nous voir.
-Tu ne crois pas que c'est une perte de temps considérable.
-Non pas du tout.
-Tu es vraiment persévérant.
-Oui et aussi inconscient.
Car si ses pourris apprenaient un jour où je vis je ne t'expliques pas.
-Ils te tueraient.
-Oui et sans cérémonie.
Nathalie eut froid dans le dos, elle ne voudrait surtout pas qu'ils s'en prennent à lui.
Tout d'un coup une flèche enflammée atteignit l'enfant qui se mit à flamber.
Nathalie accula Nicolas au sol sans explication.
Déjà une pluie de flamme s'abattit sur la maison.
Les adeptes enfoncèrent la porte incandescente dans une gerbe d'étincelle.
Deux hérétiques entrèrent fléau en main.
Des morceaux du toit se mirent à tomber, les deux adversaires tailladèrent avec une force et une précision surnaturelle, les débris qui leur tombaient dessus.
Nathalie courut vers l'entrée et se jeta sur eux, elle saisit leurs deux têtes encapuchonnées et les heurtèrent l'une contres l'autres, un craquement sourd se fit entendre.
Ils se redressèrent et l'envoyèrent valser sur le canapé enflammé.
Ils approchèrent du mobilier et virent sur le canapé une longue flaque d'eau ruisselante.
Puis ils pivotèrent et la virent sans comprendre.
Elle fit voler la flaque et l'envoya sur eux et elle les congela.
Puis elle dit en les fixant droit dans les yeux.
-Vade rétro Satanas.
Sa force psychique fit le reste, il y eut tout d'un coup un tremblement.
Les deux adeptes étaient pris de convulsions puis deux démons surgirent hors des deux corps.
Ils étaient rouges, des cornes saillantes sur le sommet du crâne et le corps bariolé de longue bande rouge.
Ils avaient les yeux injectés de sang.
Ils la regardèrent avec envie et des fines canines pointues comme des poignards garnirent leur dentition.
Nathalie dégaina son arme et fit apparaître dans sa main libre une fiole d'eau bénite.
Elle en imbiba la lame et laissa tomber la fiole qui éclata en des milliers de petits éclats de verre fin.
Elle saisit son arme à deux mains et tailla les deux démons en deux.
Les spectres explosèrent et une formidable onde de choc acheva les murs. Nathalie prit Nicolas et se mit à courir.
Le toit qui était resté en suspend s'abattit lourdement sur le sol, des fragments de tuiles volèrent dans tous les sens.
Les adeptes étaient partis et Nathalie et Nicolas s'écroulèrent sur le béton brûlant, la carcasse de la maison fumante derrière eux.
Il était tôt dans la matinée, les pompiers étaient venus peu après.
Ils furent tous les deux mis sur des brancards et ensuite dans une ambulance.
Juste avant qu'on les emmène un pompier avait extirpé l'enfant de sous les décombres.
-Chef.
-Qu' y a-t-il?
-J'ai trouvé cet enfant sous les décombres.
-Juste ciel nous sommes arrivés trop tard.
Une fois à l'hôpital, ils furent couchés sur des lits.
Le corps de l'enfant lui, fut emporté au commissariat pour subir des tests.
Le commissaire adjoint suivi de deux policiers entra dans le hall de l'hôpital.
-C'est pour qui? Demanda l'infirmière.
-Les deux personnes qui ont été déposées hier.
-Attendez, je vais voir.
Elle se mit à taper frénétiquement sur les touches de son clavier puis leur lança.
-C'est la chambre 11, au premier étage, à gauche des escaliers. Vous pouvez leur rendre visite.
-Merci.
Il fit signe aux deux autres, puis ils prirent l'ascenseur.
Une fois à l'étage, ils rentrèrent dans la chambre. Le commissaire adjoint se dirigea vers leurs lits et dit.
-Vous deux, on vous embarque pour quelques questions.
Ils furent sous le choc.
-Pourquoi? Demanda laconiquement Nicolas.
-Parce qu'on vous suspect, répondit-il en perdant patience.
-Veuillez m'excuser car je suis dans la force de l'âge et mon cerveau n'est plus aussi frais que le vôtre.
-Ça va pour cette fois.
Ils sortirent de leur lit et les suivirent.
Ils quittèrent l'hôpital encadré par les deux policiers qui les emmenèrent dans la fourgonnette.
Une fois au commissariat, ils furent conduit dans le bureau du commissaire en chef, qui les invita à entrer.
-Je n'irais pas par quatre chemin, vous êtes accusés d'avoir gardé chez vous un dénommé Bastien.
Ils restèrent tous deux perplexes.
-Qui?
-Un dénommé Bastien.
-Vous devez faire erreur nous ne le connaissons pas.
-Il a été vu chez vous ce matin, à moitié calciné. Ses parents ont affirmé que leur fils avait été emmené au cimetière.
Il avait été choisi par la Main Rouge et à cause de vous ils s'en prendront à eux. Il est formellement interdit d'aller là-bas et en plus de repartir avec le sacrifice humain, vous voulez notre mort à tous c'est ça, dit-il en donnant un coup sur la table, et bien vous serez jugé.
Les deux policiers les saisirent et les mirent dans une cellule.
Nathalie devait se faire à cette réalité, Nicolas avait raison, les gens sont cruels entre eux.
Le lendemain matin on leur donna à manger.
Ils mangèrent à belles dents puis ils se laissèrent choir sur leur lit.
La cellule était vraiment exigu, la fenêtre était barricadée.
Ils s'ennuyèrent à mourir, ils rêvassèrent, puis somnolèrent.
Trois jours se succédèrent et rien ne se passa.
Le quatrième jour, on vent les chercher pour les faire comparaître devant le tribunal.
Deux brigadiers les emmenèrent, une fois arrivés dans la bâtisse, ils firent la connaissance de leur avocat maître Phirmon.
-Je ne crois pas vous être d'un grand secours, leur annonça-il.
-Car votre crime entre guillemets est très grave et je ne pourrais pas me battre pour vous très longtemps.
-Dites tou de suite que nous sommes dans une impasse, lança Nathalie.
-J'ai bien peur que vous n'ayez raison.
Quand ils rentrèrent, ils virent que la salle était bondée de gens de toutes les nationalités.
Ils avancèrent mal à l'aise puis on les fit s'asseoir près du bureau du juge.
Les deux brigadiers les encadrèrent de leurs masses imposantes, un air suspicieux sur le visage.
Ils fixèrent Nathalie et Nicolas qui se préparaient à toute éventualité.
Le juge et les deux magistrats firent leur apparition, puis ils s'assirent.
Le juge était un homme enveloppé et grincheux.
Il portait une moustache noire, sa perruque poudreuse lui donnait un drôle d'air.
Les deux magistrats étaient sérieux, leurs visages étaient d'un blanc immaculé.
Le juge prit le marteau et déclara la séance ouverte.
Leur avocat démarra au quart de tour.
-Monsieur le Juge, mes clients pensaient bien faire en délivrant l'enfant. Ils n'ont pas pesé le pour et le contre, mais ils ont voulu arrêter l'abjecte procession.
Une voix sinistre s'éleva du public.
-Toi là-bas au fond, le petit grassouillet tu peux m'expliquer pourquoi on prend leur défense, je m'oppose à tout celà remballer tout car…
Red Sun se leva et s'avança en costume cravate, l'air sombre, son crâne astiquer.
-…je suis dans mes droits et pouvons, nous en dire autant, sur ces personnes-là.
-Bien sûr que non, mais la procédure stipule que…
-Au diable la procédure, je veux être dédommagé sinon vous savez ce qui vous pend au nez. Je veux qu'ils soit incarcérés dans mon bagne.
-Mais…
-Il n'y a pas de mais, le débat est clos.
Il partit de la salle, l'assistance étaient sous le choc.
-Très bien, donc, les deux accusés seront mis aux travaux forcés.
-Vous ne risquez plus rien maintenant, car le juge n'est pas idiot et il n'aime pas quand on le remet en question.
-Nous vous remercions, dirent Nicolas et Nathalie.
-Il n'y a pas de quoi!

CHAPITRE
4

Ils furent ramenés à la cellule, un repas leur fut servi.
Le lendemain, une jeune policière d'une vingtaine d'années aux cheveux blonds et aux yeux bleus vint les chercher.
Ses talons résonnèrent dans les couloirs du commissariat.
La jeune femme avait un chemisier bleu avec des épaulettes noires sa jupe aussi était noire ainsi que ses chaussures à talons.
Ses cheveux étaient longs et soyeux.
Un petit képi posait sur sa tête. Un ceinturon était accroché à sa taille ainsi qu'un pistolet.
Le gardien la laissa entrer, ils la suivirent jusqu'à la sortie.
Tout d'un coup ont l'interpella.
Elle se retourna et se mit à tirer sur les brigadiers qui la prirent en chasse.
Elle les fit monter dans une voiture de police et démarra.

Quelques jours après ils arrivèrent en Bretagne.
Elle les emmena sur une plage où ils prirent un bateau pneumatique.
Ils débarquèrent ensuite sur une île et elle les conduisit au bagne.
Une fois la sécurité passée elle les emmena dans un couloir puis les enferma dans une cellule.
-Qui êtes-vous?
Elle leur répondit d'une voix douce.
-Je m'appelle Hélène.
Le lendemain ils furent convoqués dans son bureau.
On les laissa dans la pièce, enfin elle arriva.
-Bienvenue au bagne la Main Rouge.
-Comment?
Tu as bien entendu Blue Moon.
La frêle silhouette se transforma en un corps d'athlète.
Les cheveux soyeux disparurent et laissèrent place au crâne chauve et luisant.
-Comment on se retrouve soeurette.
-Toi
-Et oui c'est bien moi ton cher frangin, ça faisait un bout de temps.
-Non tu vois bien.
- Bon voici notre nouvelle base, elle te plait c'est une bonne couverture. Le bagne d'Hélène qui oserait dire que tout n'est pas bien orchestré comme un vrai bagne.
-Un (e) chef moi, des prisonniers et des flics.
J'avoue que tu tires bien partie de tout ça.
-Tu nous a enlevés.
-C'était la seule façon, bien, maintenant, excuse moi, mais j'ai un rôle à jouer et une guerre pour la domination, à mener à bien.
Il reprit son apparence d'emprunt et dit sur un ton ferme.
-Emmenez les.
Les gardes les empoignèrent et les envoyèrent bouler dans leurs cellules.
Le lendemain matin, ils furent emmenés dans la cour du pénitencier.
Les adeptes les plus corpulents jouaient très bien le rôle du prisonnier confirmé.
Tout avait été calculé au millimètre, les pénitenciers qui se mêlent des affaires des autres, la mauvaise humeur des gardiens, la violence.
C'était incroyable tout le monde s'acquittaient à sa tâche sans broncher.
Alors que Nathalie s'occupait à casser des pierres, un des acteurs l'air bravache, les muscles saillants, la mine sombres et la lèvre retroussée laissant découvrir des dents jaunies, l'envoya balader, celle-ci se redressa.
L'adepte courait vers elle en faisant des moulinets avec ses bras noueux.
Elle lui donna un revers, puis direct du gauche.
Le colosse eut le souffle coupé, elle le plaqua au sol.
Puis se jeta sur lui, l'homme était épuisé et poussiéreux, mais son démon s'empara de son corps et le fit se relever.
-Vade rétro Satanas.
L'homme tomba lourdement sur le sol, le spectre fut renvoyé hors du corps et fit un vol plané, elle le congela dans son élan.
Son hôte mourut peu après, prit de convulsion et trépassa sur place.
Hélène arriva quand Nathalie voulut se redresser, elle la fit tomber d'un crochet à la mâchoire.
Du sang coula de son nez et de sa bouche.
Elle lui fit un croche-pied qui la fit tomber lourdement sur le béton.
Hélène prit son revolver et tira, Nathalie reçu la balle sur le bras.
Elle se releva, le projectile s'extirpa, de son bras.
Soudain, Hélène s'éleva dans le ciel, sa poitrine gonfla, des ailes apparurent, des cornes poussèrent, des écailles recouvrirent son corps ,qui s'allongea.
Nathalie fut prise aussi de convulsions et fut entraînée elle aussi.
Les deux énormes corps de dragon tombèrent sur la terre ferme faisant un énorme cratère. Nicolas se mit de coter.
Des flammes rouges et bleues se mêlèrent entre elles et une formidable explosion ébranla l'île de part en part, les murs s'écroulèrent.
Plusieurs adeptes furent tués sur le coup.
Le sol se déroba sous leurs pattes, Nicolas faillit tomber, mais Nathalie le récupéra.
Hélène, elle tomba, mais se mit à battre frénétiquement des ailes.
Elle se trouvait au milieu du trou, les façades et les fondations s'écroulaient autour d'elle, sa rage fut grande quand elle vit s'éloigner Nathalie.
Ils rentrèrent à Paris serein et l'esprit tranquille, car ils se croyaient enfin débarrassés d'elle, mais tout celà ne suffisait pas à les contenter.
Christian Lapointe ne la voyant pas revenir a dû s'empresser de la remplacer.
Malgré ça elle se rendit quand même là-bas.
Elle empreinta les couloirs, l'ascenseur et enfin elle arriva devant le secrétariat du dernier étage.
Elle frappa, mais rien ne se passa, elle recommença de plus belle, mais rien n'y fit, elle allait s'engager dans le couloir quand soudain. Christian et Nathalie se percutèrent. Nathalie confuse se releva.
-Je suis désolée.
-Non ce n'est rien.
Puis il se redressa et enfin il regarda à qui il avait à faire, à Nathalie des plus gênées qui se mordillait la lèvre inférieure.
-Mais c'est vous je vous avais complètement oublié.
-C'est de ma faute, j'ai eu plusieurs empêchements et…
-Non je ne parlais pas de ça.
Il s'arracha le peu de cheveux qu'il avait, puis il prit une grande bouffée d'air et dit.
-J'avais oublié de vous appeler car voyez-vous, j'étais cloué au lit et…
Soudain des bruits de pas se firent entendre.
-Ils sont à votre recherche.
-Qui?
Il prit ses jambes à son cou attrapa le poigné de Nathalie et la plaqua contre un mur.
Il lui plaqua sa main sur sa bouche et hacha un à un les mots.
-L…a…M…ain R…ouge.
Les pas se firent de plus en plus menaçants.
Ils rentrèrent dans la pièce et fermèrent la porte à clef.
-Ils savent que vous êtes là, depuis que je vous ai vue devant le tribunal à la télé.
-J'ai su que vous n'étiez pas comme les autres, c'était une avant-première que le tribunal et les flics se mettent à travailler de nouveau. Car tout le monde se tenait à carreau.
-Donc vous n'êtes pas fâché.
-Non mais j'étais perplexe, car pour qu'ils s'en prennent autant à vous, vous avez dû vraiment leur chercher querelle.
-On peut dire les choses de cette façon.
-Aucune autre femme avant vous, ne m'a fait autant d'impression.
-Peut-être parce que je ne suis pas comme toutes les personnes que vous aviez eu le plaisir de rencontrés.
-Que voulez-vous dire par là?
-Je viens du paradis.
-Vous êtes un ange gardien.
-Oui mais de l'humanité alors.
-Tout s'éclaircie, ils veulent vous tuer pour ne pas que vous remplissiez votre mission sur terre.
-Oui en quelque sorte.
Tout d'un coup un fléau défonça la porte.
Une main traversa la fissure et tourna la clef.
Un coup de pied fit sauter la porte, qui tomba sur la moquette du secrétariat.
Elle taillada la moquette, la saisie et les fit tomber.
Les adeptes se relevèrent, elle se jeta sur eux et les taillada de son épée, ils tombèrent en un tas de corps désarticulé et sans vie.
Elle fit signe à Christian de la suivre, déjà les renforts commençaient à affluer. Elle se retourna saisie Lapointe et sauta par une fenêtre ouverte, ils planèrent dans les airs puis atterrir sur le parvis de Notre Dame.
Nicolas l'attendait sur les marches.
Tous les trois maintenant réunis se dépêchèrent d'entrer.
Nathalie referma la lourde porte derrière eux.
Hélène arrive peut après, les hérétiques se trouvaient derrière elle.
Elle fixa la porte, tendit ses bras et des tourbillons de flammes s'en échappèrent, puis fracassa la porte en feu.
Les adeptes entrèrent à l'intérieur.
Une ligne fut postée vers l'avant, ils lâchèrent une pluie de flèches qui s'abattit sur l'orgue.
Nathalie s'avança devant ses ennemis, épée à la main, ses yeux brillaient de mille éclats.
-Comme on se retrouve.
-Tu l'as dit.
-Formation.
Les hommes formèrent un triangle autour de Red rechargèrent leurs armes.
Nathalie les givra et une volée de shurikens sortit de nulle part et leur coupa la gorge.
Elle s'avança un tsunami emporta le reste, elles se regardèrent toute deux sans ciller.
Elles croisèrent leurs armes, les lames se frottèrent en formant des étincelles, Nathalie fit une pirouette dans les airs et détendit sa jambe gauche sur Hélène qui fut projetée en arrière.
Elle se redressa et fit jouer son arme.
Nathalie fit une parade parfaite et la cloua au sol.
Hélène sauta et fit un salto avant, Nicolas était juste à côté, elle atterrit près de lui et au moment où elle allait le tuer un bloc de glace la percuta à la poitrine.
Elle fut projetée en arrière sur un mur et fit une formidable tempête de sable.
-Nathalie ou êtes-vous? S'époumona Lapointe.
-Ici.
-Où ça?
Puis il vit une silhouette.
-C'est vous.
Et, pour toute réponse, il eut un coup de pied dans la mâchoire.
Hélène le laissa et envoya des flammèches, le sable se transforma instantanément en labyrinthe de verre chaud et s'éleva.
Nathalie avança, elle congelait une à une les parois puis d'un mouvement souple du poignet les barrières explosèrent,
Hélène joua sa dernière carte, elle lança un poignard sur le prêtre qui tomba à terre. Christian se leva comme il put, il se traîna, récupéra le poignard qui était planta dans le cou de Nicolas.
Hélène lâcha sur un ton acerbe.
-J'ai tué ton moine.
Christian était debout et il lui répondit "c'est moi qui vais te tuer".
Il lança larme qui siffla aux oreilles d' Hélène sans pour autant la toucher, elle le poussa mentalement hors de sa vue.
-Et maintenant je vais me rendre la haut pour faire le ménage.
Nathalie courut vers Nicolas, elle s'agenouilla près de lui,
Lapointe vint à sa hauteur;
-Peux-tu le sauver?
-Non je ne peux pas, dit elle en pleurant.
Elle le regarda et lui dit.
-Reste là.
Hélène s'envola et abattit le toit, Nathalie la pourssuivit, des tuiles tombèrent sur Lapointe.
-Nathaliiiiiiiiiiiie.
Il sortit de sous les décombres, complètement défiguré il était en haillons, ses larmes creusèrent des sillons sur sa face ravagée.
Nathalie vola autant qu'elle pu et vit une longue traînée dorée, elle traversa les nuages et la suivit, puis elle aperçut le dragon pourpre devant elle.
La rage s'empara de son corps.
Elle vola jusqu'à lui, elle cracha des flammes bleutées. Hélène fut touchée, celle-ci se retourna et fondit sur Nathalie.
Le vortex s'empara d'elles, elles se mordaient, se griffaient le combat était impitoyable.
Elles furent entraînées vers le haut.
Puis un bruit se fit entendre, elles débouchèrent soudain au paradis.
Elles tombèrent sur l'herbe tendre est verdoyante.
Tout autour d'elles, elles virent des cascades d'eau qui s'abattaient sur un lac en contrebas.
Elles étaient sur une plaine recouverte de végétation et pouvaient entendre l'eau bouillonnée.
Le jardin d'Éden s'étendait sur plusieurs kilomètres, il était sans fin.
Des oiseaux volaient au-dessus de leurs têtes.
En bats des cascades à côté du lac. Une petite prairie flottait sur l'eau.
Des montagnes formaient plus loin un cirque où se trouvait le pommier de la connaissance.
Des animaux peuplaient le jardin, des forêts parsemaient chaque recoin du domaine.
Et dans le ciel des cumulus et autres nuages parsemaient le ciel.
Un long trait de lumière éclairait le cirque.
Hélène se retourna vers Nathalie et dit.
-Blue Moon tu ne m'auras pas, je détruirais chaque parcelle, chaque mètre de terrain. Pense-tu m'arrêter à temps.
Elle s'envola et survola le jardin.
Elle prit une grande bouffée d'air et au moment où elle allait recracher ses flammes meurtrières.
Nathalie lui envoya son épée dans les côtes.
Hélène tomba dans le cirque.
Nathalie atteint l'endroit sans difficulté, puis elle atterrit près de l'arbre. Red Sun redevenue lui-même, agonisa sur le sol.
Il retira l'arme de ses côtes dans un bruit de sussions et l'envoya près des jambes de Nathalie.
-Tue-moi.
Puis ne la voyant pas réagir, il cria.
-Vas-y tue-moi qu'on en finisse, réagis Blue, réagis soeurette.
Il fit voler l'arme et la rattrapa et il posa la lame contre son torse.
-Tue-moi où, je vais avoir le plaisir de le faire pour toi.
-Je ne peux pas.
-Tu es trop fragile d'esprit.
-J'ai tué des centaines de personnes.
-Christian.
-Il compte tout sur toi.
-Je ne suis pas assez forte.
-Tu vas me faire pleurer.
Elle détendit ses jambes et le percuta, il tomba en arrière, elle le suivit en un plongeon et retomba dans l'écume.
Elle monta sur la prairie flottante.
Elle le releva et le remit d'aplomb.
-Pourquoi tu as fait ça.
-Je ne voulais pas te voir mourir.
-Tu seras bien obligé si tu veux les sauver.
Il s'entailla la gorge avec l' épée qu'il n'avait pas lâchée.
-Tout ce qui commence par le sang doit finir par le sang, j'en ais trop fait couler. Maintenant c'est au mien de couler.
Il continua, elle le poussa.
Il se mit à nager frénétiquement dans l'eau avec ses bras pour s'enfuir et mourir en paix.
Ils arrivèrent dans l'une des nombreuses forêts du jardin.
Red Sun courut comme il pouvait, puis il aperçut une branche d'arbre, pointue.
Il s'élança et retomba lourdement sur la branche.
-Nonnnnn.
-Soeurette.
Il ferma ses paupières et son âme s'enfonça dans le sol.
Nathalie l'extirpa de la branche.
Elle pleura pendant un bout de temps, il se releva avec ses bras, la cicatrice se referma.
Elle comprit soudain, il avait vendu son âme au diable.
Écoeuré par cette flagrante découverte.
Elle dégaina son épée, il lui fit face.
Elle planta son arme dans le corps.
Il tomba lourdement sur son épaule et il dit à son oreille.
-Merci Blue Moon, ma soeurette tueuse de démons.
Il ferma les yeux.
Nathalie ne su que faire, elle eu finalement l'idée de retourner sur terre pour l'enterrer.
Puis elle se dit.
-Je vais l'incinérer et éparpiller ses cendres.
Elle le fit dans le cirque.
Puis elle prit une grosse poignée.
Elle s'avança soudain une brise légère se leva, elle desserra son poing et le vent les emporta, puis elle se donna la mort.
Son esprit s'éleva et grimpa au paradis, les portes s'ouvrirent soudain, une voix dit doucement.
-Je suis là.
Elle vit une ombre dorée de l'autre cotée de la porte grillagée qui c'était ouverte.
Elle se mit soudain à pleurer de joie car c'était Red Sun.


Fin


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