ICE DRAGON

My name is DRAGON, ICE DRAGON. Passe temps: écrire

06 août 2007

KHENCHAR THE WARRIOR

KHENCHAR
THE
WARRIOR

CHAPITRE1
La scène se passe dans un clan de léopards appelé Shernate dont le chef de tribu est Sharnayme le conquérant. Un nouveau-né engendré par Cassandre la femme du chef de la tribu, poussa un cri perçant que tout le clan entendit. Sa mère le calma comme elle put. Son père entra en trombe.

-Que se passe-t-il ici ?
- C’est ton fils.
Elle le lui tendit.
- Alors canaille c’est toi qui a poussé ce rugissement ?
Il hocha la tête et tendit ses petits bras vers son père.
-C’est le digne fils de son père, dit il en le prenant dans ses bras.

Un jeune guerrier entra dans la tente le souffle coupé.
- Seigneur, c’est le clan de Tarkane.
- Qui l'a invité celui-là, je vais l’étriper de mes mains.

Il mit l’enfant dans les bras de sa mère et passa son armure.
Il prit son épée sortit de la tente, fixa l’horizon et vit son ennemi fier comme un coq, c’était Tarkane le balafré, le plus féroce des tigres blancs, qui ne craignait personne pas même Sharnayne le cadet de ses soucis.

-Qu’as-tu Sharnayme? Tu as peur, lança t'il dans un air de défit.
-Je n’ai pas peur le balafré...
-Laisse moi te dire que tu trembles comme une feuille.
Tarkane dégaina un long cimeterre, la lame était de couleur pourpre.
-Ma lame est maculée du sang de ton père, et bientôt le tien viendra s’y ajouter.
-Je ne crois pas.
-C’est ce qu’on verra.

Il courut vers Sharnayme. Celui ci l’esquiva.
-Pas mal pour un vieux croûton. Lança t'il.
-Ce n’est que le prélude.
Il fit volte face et dirigea sa lame vers le cœur de Sharnayne.
-Qui est le vieux maintenant?

Il sectionna sa queue: Sharnayme, poussa un hurlement de douleur et percuta de plein fouet son ennemi. Il se redressa et enfonça sa lame dans son poitrail jusqu'à atteindre son cœur. Il mourut sur le coup.
-Brûlez tout, cria le vainqueur.

CHAPITRE2
Les guerriers de Tarkane mirent le feu aux tentes, Cassandre s’était enfuie.
Elle tenait son fils qui gazouillait gaiement, elle courait pour partir de cet enfer.
Son homme était mort au combat, le clan décimé et le camp brûlé. Elle n’avait nulle part où aller, c’était le désert à perte de vue.
Elle pensait à la merveilleuse année qu’elle avait passée avant l’arrivée de ces guerriers venus d’Asie.
Mais son fils vengera sa famille un jour, il fera repartir ces mécréants dans leur pays.
Mais ce jour là, n’est pas encore venu. Elle ne cache pas qu’eux aussi, avant d’arriver en Afrique, ils vivaient là-bas, ils étaient partis car déjà auparavant Tarkane avait fait régner le chaos et la débauche.
Elle ne pensait pas que plus tard il voudrait étendre son pouvoir jusqu’ici.

Elle se mit à pleurer pensant qu’elle n’en réchapperait pas. Son enfant s’était endormi, il suçait son pouce tranquillement.
Elle le sera dans ses bras et déposa un baiser sur son front. Puis elle tomba, exténué, la chaleur et la soif avaient fait leur œuvre.
Elle était morte, ses yeux étaient révulsés, un sourire s’était peint sur ses lèvres.
Elle fixait le ciel, une lionne passant par là, vit Cassandre et dans ses bras le petit léopard qui ne cessait de remuer. Elle le prit et le soupesa, elle le regarda avec tendresse.

-Quel beau bébé il est seul, et il doit avoir faim. Je vais le ramener au clan.
Une fois arrivée à son clan, elle le montra à son époux.

-C’est quoi cette boule de poils, demanda son mari en baillant.
-C’est un léopard, je crois.
-Tu crois ou tu en es sure
-J’en suis sure et certaine.
-Très bien, tu peux le garder, mais à condition qu’il ne me dérange pas pendant la sieste.
-Je te le promets.
Il bailla bruyamment, s’étira puis se redormit en ronflant.
-Je pensais lui donner un nom.
-Et bien c’est le mauvais moment, laisse moi dormir.
-D'accord nous verrons cela plus tard.
L’heure passa tellement vite que le lion est encore à moitié dans les vapes.
-Tu voulais lui donner un nom, c’est bien ça?
-Affirmatif.
-Très bien, moi je pensais l’appeler Karkan.
-Moi j’aurais dit Khenchar le guerrier.
-D'accord si tu veux l’appeler ainsi et bien soit, comme bon te semblera.
-Tu est d’accord? Demanda t’elle à l’enfant.
Même si il n’émettait pas encore des sons, il secoua la tête comme s’il avait compris.
Elle partit ensuite à la chasse le petit accroché derrière son dos. Elle tenait une lance et une corde.
Elle était parée à toute éventualité, elle avait même pris une gourde en peau de chèvre.
La broussaille, le sable et quelques arbres solitaires étaient le seul décor. C’était ce qu’elle avait l’habitude de voir. Son regard se fixa sur une antilope qui broutait. Elle se mit à quatre pattes se servant des quelques herbes pour camouflage.
Elle lui fit face, mais l’animal ne l’avait pas remarquée. Elle prépara sa lance, puis la lança: L’antilope touchée, galopa, la lionne sur les talons.
Elle courut aussi vite qu’elle pouvait malgré la lance fichée dans ses côtes. L’antilope tomba, la lionne se jeta sur elle et l’acheva d’un coup de patte.
Elle saisit le cou et l’attacha avec la corde.
Elle tira le corps derrière elle jusqu à son clan.
Elle réveilla son mari qui s’était assoupi.

CHAPITRE3
Le clan mangea à belles dents la carcasse saignante.
La lionne, Tatiana allaitait Khenchar, il était content, le lait coulait à flot dans son gosier.
Elle lui sourit tendrement, les autres lionnes l’aperçurent avec l’enfant.
Elle se demandait d'où il pouvait venir puis en voyant les marques noires elle comprit qu’il n’était pas dés leurs. Une lionne qui n’avait pas la langue dans sa poche, dit à Tatiana.
-   Alors Tatiana tu donnes le sein à un bâtard ?
-   Ce n’est pas un bâtard, dit le chef
-   C’est le fils de Sharnayme le conquérant.
-   Alors tant mieux persifla-t’elle, car si ce n’étais le cas, il serait mort de mes griffes.
Il fixa longuement sa femme puis dans un excès de rage :
-   Comment peux tu héberger ce fils de chacal, il a tué notre fils je te le rappelle et toi tu le nourris.
-   Sa mère et lui étaient les derniers, ils sont tous morts. L’enfant était encore en vie, mais il allait mourir si je ne l’avais pas ramené au clan.
-   Le sang de son père coule dans ses veines, quand tu lui diras ses origines, il nous massacrera tous, c’est un tueur. Et en plus tu me fais honte plus personne ne me respectera, à cause de lui.
-   Tu n’es plus ma femme, et s’il fait, quoi que ce soit, je vous bannirais est ce bien clair ?
-   Oui, ça l’est.
Le soir était tombé, elle dormait à bonne distance des autres membres du clan. Elle sanglota, Khenchar dans ses bras. Que pouvait elle faire? Puis une idée germa dans son esprit.
Elle en fera un guerrier, le digne fils de son père, il tuera son mari qui devait sûrement se prélasser avec une célibataire.

Une lueur d’espoir brillait dans ses yeux, elle en fera un guerrier impitoyable, tout le monde le craindra il la vengera puis son père et sa mère. Il forgera son épée. Pour le métal ce n’était pas compliqué, elle prendrait ses bijoux, puis elle l’entrainera à être imbattable.
Il sera son champion, elle reprendra son titre et plus jamais personne ne la traitera d’insoumise.

CHAPITRE4
Vingt ans après

Khenchar se réveilla tard dans la matiné. Tatiana lui dit dans l’oreille.

-C’est le moment de te forger une arme digne d’un guerrier.
Elle lui donna une bourse.
-Voilà tout ce que j’ai pu dénicher, maintenant à toi.

Il prépara un immense brasier, prit une grande pierre plate. Il avait tout préparé loin du clan, il saisit le métal et cogna avec une pierre les bijoux pour qu’il ne fasse plus qu’un, il mit le métal au feu puis le récupéra à patte nue.
Il le posa sur la pierre plate et se mit à l’ouvrage, le résultat était époustouflant.
La lame était longue et bien droite, la garde était passée longue de quoi la tenir à deux pattes. Sa mère était stupéfaite, elle le regarda avec un sourire carnassier puis lui dit.
-Il est temps
-Oui mère.
-Enfin ma vengeance va porter ses fruits ; depuis tant d’années, j’étais recluse, mais ça va changer. Il se fait vieux c’est le moment d’apporter le coup fatal et de faire régner l’ordre et le respect qui me sont dus. Je suis fière de toi ta patience aura porté ses fruits.
-Maintenant il faudra que tu le défies.
- Je lui ferai ravaler son orgueil, je le tuerai, il croit me faire peur mais ce n’est pas le cas.
Car je serai fort et déterminé, je ne crains personne, je suis prêt.
Ils repartirent au camp, satisfaits.
Tout le monde pouvait voir Khenchar se pavaner. Le chef sortit de sa case et le vit fier comme un paon, il ne comprit pas tous de suite, mais en voyant l’épée il comprit tout.
-Je te défie, lança Khenchar
-Très bien.
Le chef prit sa machette et fonça vers lui. Khenchar se prépara il tenait bien fermement son arme, le lion leva sa machette et l’abattit mais dans le vide, car Khenchar avait fait un moulinet, la lame de la machette se trouvait par terre. Il ne tenait plus que le manche.
-Tu a perdu. Lui dit-il sa lame sur sa gorge.
-Laisse- moi la vie.
-Non car je veux venger ma mère.
-Ce n’est pas ta mère, elle est morte en te sauvant la vie.
-Tu mens.
D’un coup net et précis, il lui coupa la tête.
-Qui veut me défier ?
Personne ne parlait, ils étaient pétrifiés.
-Ils ont compris, lui dit elle, tu as gagné.
-Est ce vrai ce qu’il m’a dit.
-Oui.
-Pourquoi me l’avais tu caché?
-Si je te l’avais dit tu aurais voulu partir pour les venger et moi je serais restée insoumise.
-Qui les a tués ?
-Tarkane le balafré.
-Où vit-il ?
-En Inde dans le territoire de Goa, dans la ville de Panjim.
-J’irai là-bas.
-C’est de l’autre coté de la mer tu ne pourras pas traverser.
Il partit sans se retourner, le soleil dans le dos et le sourire sur les lèvres. Son épée dans la patte droite il regardait l’étendue de sable qui s’allongeait au loin.
<< Comment pourrais-je traverser cette étendue de sable brûlant? Se dit-il pour lui-même.>>
Puis il aperçut non loin de là un baobab.
Il courut vers ce point d’ombre inespéré. Le souffle haletant et la démarche bien cadencée il y arriva et s’allongea sous les branches.

CHAPITRE5
Il y dormit toute la nuit jusqu’au lendemain matin.
Il se leva puis se remit à courir de plus belle.
Il avait le souffle coupé, les arbres commençaient à se faire rares, et l’eau n’était plus que chimère.
Il se rapprochait de plus en plus de l’Océan Indien.
Puis au moment où il s’y attendait le moins, un nuage de poussière se forma à l’horizon. C’était Tatiana et ses guerriers, qui portaient des lances et de longs boucliers en peau de chèvre. Ils étaient tous peinturlurés de la tête aux pieds.
-Reviens Khenchar, crier une voix au loin.
-Tu m'apartiens depuis que je t'ai recueilli.
-Jamais tu ne disposeras de ma vie, j’en fais le serment solennel.
-Alors tu mourras.
Un javelot se ficha près de ses pattes.
Il le ramassa et l’envoya sur son propriétaire, il saisit son épée et trucida le premier guerrier à sa portée.
Sa lame vibra et s’abattit sur une autre victime, personne ne réussit à le toucher. Il se jetait à corps perdu dans la bataille. Le guerrier qui était en lui se réveilla.
Tatiana se jeta sur lui toutes griffes dehors. Il fit en sorte que son arme soit sur sa trajectoire, elle s’empala.
Un hoquet de douleur eut le temps de sortir de sa gueule. Elle tomba lourdement sur le sol.
Elle contemplait le ciel sans doute attendait-t’elle la lumière divine et le repos éternel auxquels elle aspirait.
Le sable en quelques secondes ressemblait à la mer Rouge, comme dans la Bible avec Moïse. En bon-chrétien, il pardonna à leur âme tourmentée et comrompue et il les enterra après force prière. Il repartit lui et son cortége de mort.

CHAPITRE6
Il se battit contre les tempêtes de sable, la faim, la soif. Plus il marchait et plus il se rapprochait de l’Océan Indien. La crainte, l’angoisse et l’amertume se firent ressentir.
Il n’avait pas peur de mourir. Mais il avait peur du jugement dernier (l’Armaguédon).
Il pensait qu’après tout ce qu’il avait fait il ne méritait pas sa place au paradis. Il était peut-être impitoyable, mais il avait une part de bonté. Il tomba, mais il ne se releva pas il allait mourir c’était inévitable.
Il n’avait même pas eu le temps de se confesser. Le guerrier au grand cœur avait seulement achevé le prélude, sa vie vient juste de prendre du sens. Il se fit porter par les pattes et fut déposé sur un chameau. Il se réveilla, il était attaché, des fennecs le voyant se réveiller l’assomérent sans cérémonie. Le soir tomba, un feu de camp était préparé par ses agresseurs. C’étaient des marchands d’esclaves. Leur chef se dirigea vers lui, c’était un serval.
-Qui es tu?
-Ton pire cauchemar.
-Tu vas apprendre à me respecte, quelques coups de fouet vont t'apprendre les bonnes manières.
Il était habillé d’une cape de voyage, un pantalon bouffant, des bottes et un turban. Un anneau passé à l’une de ses oreilles, il portait à son côté une dague et avait dans la main un poignard kattar. Il le pointa contre sa gorge.
-Alors tu me réponds chien d’infidèle.
-Mon nom seul inspire la crainte.
-Tu crois me faire peur petit malin, mais tu rigoleras moins quand je te vendrai au puissant Tarkane el Poussa dit le balafré.
-Jamais tu ne me vendras à lui.
-Tu crois ? je suis sûr que oui.
Il partit vers le feu de camp. Le lendemain matin, la caravane se remit en marche. Le serval, El Katarane était sur un beau pur-sang à robe blanche.
-Tu rameras dans ma galère jusqua ce que tu me dises ton nom et peut-être finiras tu le voyage dans ma cabine.
El Katarane arriva lui et ses hommes à la mer, là attendait sa galère: Le Condamnateur.
Ils laissèrent les chameaux sur la terre ferme. Mais le pur-sang, lui, fut mis sur le pont, ils prirent leurs provisions et le butin de leur rapine et les mirent dans la calle.
Le serval sourit et dit à Khenchar qui était maintenu par deux puissants fennecs.
-Tu vois, j’ai eu tout cela grâce aux esclaves vendus, aux pillages et aux raids.
-Tu gagnes ta croûte sur le dos des autres, tu parles d’un métier.
-Le monde est cruel, car seul les plus forts survivent, que veux-tu c’est la vie.
-Tu ne t’attireras que le mépris des autres, belle vie en perspective.
-Ton arrogance est sans fin, un jour, quelqu'un te tuera pour ça.
-Vous l’attacherez avec les autres, qu’il rame jusqu'à en être éreinté et là vous le fouetterez avec force coups de fouet. Jusqu'à ce qu’il révèle son identité comme ça je le dirai à Tarkane el Poussa pour qu’il sache à qui il avait à faire.
Il fit volte-face et monta la passerelle, les deux gardes avec lui. Ils ouvrirent deux lourds battants et s’engouffrèrent dans la galère.
Des bancs étaient disposés prés des rames.
Des esclaves étaient assis les pattes posées sur les avirons, leurs pattes étaient entravées par des chaînes qui étaient accrochées au banc.
Khenchar les regarda bien sous toutes les coutures, leur corpulence et leur âge.
Les galériens étaient tous assez âgés, ce qui n’arrangeait pas le guerrier, car il avait besoin de jeunes gens forts et robustes, pour le soutenir lors de sa sortie rapide car il ne voulait nullement rester accroché sur un banc et ramer jusqu’à s’en briser l’échine.
Les deux fennecs l’asssirent de force sur le banc en bois et l’enchaînèrent.
L’un d’entre eux retourna au fond de la galère, il s’assit, prit deux bâtons et se mit à tambouriner des tablas (tambour).
Le deuxième quant à lui prit un fouet et se mit à frapper quelques esclaves jusqu’à ce qu’ils se mettent tous à ramer.
Khenchar se plia aux règles, tout en cogitant sous l’oeil de son gardien qui le regarda avec un sourire édenté.

-Alors tu ne veux toujours pas délier ta langue c’est embétant.
-Car ça m’obligera à détendre mon poignet et à te donner une jolie balafre sur ta face de rat ?
Au moment où il allait le faire, le léopard lui enleva sa virilité grâce à un coup de patte bien placé.
Le gredin tomba à terre, Khenchar le souleva et lui fit un coup de boule en plein milieu du crâne, il y eut un craquement dérriére lui, le bruit avait cessé et la premiére vermine lui fit une bosse sur le haut du crâne, Khenchar tomba à terre. Un sourire satisfait se dessina sur les babines du fennec. Il détacha Khenchar et le ramena sur le pont. El Katarane qui avait tout entendu était sorti de sa cabine.
-Qu’il y a t’il ?
-C’est le prisonnier qui a envoyé Rardine aux cieux.
El Katarane rit jaune et d’un air supérieur lui dit.
-Mon bon Kamel quel dommage que je doive en arriver là.
-Vous allez me monter en grade ?
-Mais bien sûr mon ami.
Sa patte se posa sur le manche de son poignard kattar et d’un geste vif lui ôta la vie. Kamel tomba à genoux puis sa carcasse percuta le sol.
-Voilà qui est dommage mon cher, dit-il en regardant Khenchar.
- Car il va falloir te punir pour la mort de mes deux hommes en qui j’avais une confiance absolue, dit-il sur un ton mélodramatique.
Deux gardes l’empoignèrent.
-Comment osez vous, c’est vous qui venez de le tuer espèce de chien.
-Qu’on l’attache au mat, dit-il sur un ton sec.
Les deux gardes obéirent.
-Tu vas apprendre le respect.
Il se saissit d’un fouet le leva et baissa violemment son poignet. Une balafre suivie d’un peu de sang marqua sa peau. Khenchar le regarda sur un air de défit.
El Katarane continua de plus belle, le guerrier décrocha ses entraves et se rua sur le serval qui dégaina sa dague moghole. Khenchar se saisit du fouet que le brigand avait fait tomber.
Il lui fit une cicatrice sur toute la longueur de sa tête. Un effroyable flot de sang sortit de la coupure.
El Katarane se jeta sur lui le visage ensanglanté.
Le léopard prit le poignard kattar qui êtait au côté de la vermine et le planta dans le cou de son bourreau.
-T … tu…me paieras…ça.
Il tomba sur le sol, tout le monde avait regardé la scène, ébahi. Khenchar les regarda tous, il les méprisait.

CHAPITRE7
Tous les fennecs se jetèrent à corps perdu dans la mer. Khenchar descendit par la trappe et dit aux galériens.
-Vous êtes libres.
Tout le monde le regarda étonné car ils ne semblaient pas comprendre.
-Elkatarane est mort.
Il brisa leurs chaînes puis ils eurent une lueur dans le regard, puis un sourire se forma sur leurs babines.
Ils pourraient enfin goûter à la liberté. Ils montérent les marches une par une et une fois arrivés sur le pont ils pouvaient voir de nouveau le soleil, et respirer l’air marin à grandes bouffées, Khenchar se mit au gouvernail.
Le vent gonfla les voiles et la galéré avança, il pouvait déjà voir se profiler l’Inde.
Ils appareillèrent à l’aube. Une fois sur la terre ferme il distribua à tous de l’or et de l’argent qu’il avait prit dans les calles du serval.
Il était dans le territoire de Goa enfin. Des kshatryas (guerrier) approchérent de la galére.
-Êtes-vous El Katarane?
-Je suis désolé de vous le dire, mais non.
Au moment où il eut fini sa phrase les kshatryas dégainèrent des dagues.
Khenchar, lui avait déjà son arme à la patte, ce qui était pratique surtout encas d’extrême urgence.
Les dagues de ses adversaires tombérent sur le sol.
Ils n’avaient pas le temp de se jeter sur lui.
Ils s’étaient faits prendre sottement.
-Est que c’est Tarkane qui vous envoie ?
-Oui.
-Est ce que Panjim est loin ?
-Vous y êtes.
-Très bien je n’ai plus besoin de vous.
Il les taillada de part en part leurs corps tombérent.
La rage se lisait dans ses yeux.
-Namaste (bonjour).
Il se retourna c’était un brahmane (prêtre).
-Êtes vous un vaiçyas (paysan) ou un kshatriyas?
-Heu oui je suis kshatryas, mais je travaille pour mon compte voyez-vous.
-Très intéressant, notre souverain est un barbare un monstre d’ingratitude, je vous propose une chose.
Je vous paye armure et équipement plus le salut de votre âme. Et en échange tuez le.
-Avec joie d’ailleurs j’ai quelque démêlé avec lui.
-Parfait.
Il se retourna tout en faisant une pujas (prière).
-Attendez.
Le brahmane se retourna.
-Irais je au nirvana (paradis).
-Oui et vous avez la bénédiction de Brahmâ (le créateur).
Il lui donna une escarcelle remplie d’argent et le salua.
Khenchar courut de ce pas chercher un forgeron.
La ville de Panjim était très grande, on aurait pu se perdre dans son dédale de rues d’habitations et de temples immenses. La nuit arriva et il arréta de chercher.
Il dormit d’un sommeil réparateur sur le pavé.

CHAPITRE8
Le lendemain matin, il alla chercher de la nourriture, il déambulait dans les rues, l’air avait mille et une senteurs. Il pouvait voir des Indiens et des Indiennes assis sur des tapis orientaux. Ils avaient disposé des épices, des fruits, de la soie et de l’orfèvrerie.
Des Indiennes habillées de sari richement décorés, aux couleurs chatoyantes.
Elles faisaient leur marché, avec des paniers pleins à craquer, elles les portaient sur la tête ou par la poignée. Les Indiens eux, avec leur turban blanc sur la tête, dirigeaient leur mulet dans la foule compacte, certains faisait danser des serpents avec leur flageolet (flûte). Khenchar les narines frémissantes et les yeux écarquillés regardait le monde qui l’entourait. Il ne savait plus où donner de la tête, il était étourdi et abasourdi par toutes ces couleurs, il était émerveillé. Puis il vit un étal et acheta des chappattis (galette de pain) et il trouva un forgeron, un Français.
-Namaste ;
-Namaste que puis je pour vous ?
-J’aurai besoin d’une armure compléte, mais pas de soleret ni de gantelet, des poignards kattar et des glaives s’il vous plait.
Le forgeron le regarda longuement puis demanda.
-Vous ne voulez pas d’épée ?
Il lui montra la sienne.
-Belle piéce, bon je vais m’y mettre, mais j’aurai besoin de votre taille.
-Pourriez vous aussi me faire un heaume qui ressemble trait pour trait à ma tête.
- Je prendrai la tête de mon apprentit comme modèle. Lui aussi est un léopard, mais en tout cas tout ça prendra du temps.
-J’ai tout mon temps.
-Ça tombe bien car il me faudra une semaine.
-Une semaine.
-Je suis désolé ce sera un travail de longue haleine.
-Très bien je reviendrai dans une semaine.
Il sortit le cœur léger enfin il les vengera.
Il se dirigea vers le temple qui était derrière Panjim, Il fit quelques kilomètres dans la brousse et trouva un portique et, sur les deux colonnes, il aperçut une scène, de la vie de çakyamuni (Bouddha).
Il vit le monastère juste après. Il était immense, il y avait de hautes tours carrées aux étages superposers. L’édifice avait une toiture pyramidale surchargée de nombreuses corniches en retrait, les colonnes et les murs étaient recouverts de bas-relief. Il retrouva le brahmane à l’intérieur, celui-ci fut content de le revoir, c’était un vieux singe gentil comme tout, il avait une grande expérience de la vie de brahmane.
-Pourrais je trouver refuge ici ?
Bien sûr et le grand Hanuman (le dieu des singes) veillera sur vous.
-Est ce qu’il serait possible d’être un brahmane en même tant guerrier ?
-Tu voudrais être templier.
-Oui mais être seul.
-Tu as de la chance, je suis aussi chrétien, bouddhiste…
CHAPITRE9
Le premier jour, le monastère était en effervescence, car ils surent qu’un guerrier devrait passer une semaine dans son enceinte. Penchaï, le brahmane qui a aidé Khenchar devait leur dire.
-Mes amis n’ayez crainte, car ce léopard nous sauvera de l’oppression.
-Êtes vous bien sûr qu’il ne nous fera rien ? Demanda un novice.
-Ne craignez rien car il veut sauver son âme et voudrait goutter au repos éternel.
-Nous lui enseignerons l’une des nombreuses croyances que nous cultivons depuis des siècles, le christianisme.
- Comment lui faire apprendre le christianisme? Dit un père assez âgé.
-Eh oui.
-Mais ce n’est qu’un souillon un va nu pied, que dis-je un tueur à gage.
-Il voudrait se laver de tous ses pêchers et se mettre au service du Seigneur. Il aspire au rang de guerrier chrétien.
-Blasphème qu’est ceci.
C’est ce qu’il voudrait nous faire croire, dit celui çi en montrant ses canines menaçantes.
-Vous ne voyez pas c’est un don du ciel, c’est le seul qui veut se mesurer à El Poussa le démon mégalomane, excrément de la terre.
-Qui est avec moi ?
Toutes les pattes se levèrent dans un cri de joie.
Khenchar avait carte blanche, il s’en réjouit.
L’un des seuls à avoir tué un maharadjah.
Tout jouait en son avantage sauf l’équipement. Encore six jours complets avant le combat tant attendu.
Panjim s’ouvre devant ses yeux, il était à la fois émerveillé et apeuré oui apeuré, car il avait peur de se perdre.
La capitale du territoire de Goa lui donnerait du fil à retordre.
Il se débrouilla pour chercher à manger car il ne voulait pas indisposer les brahmanes par son affreuse façon de se comporter à table.
Il trouva un poissonnier et prit une daurade, bien fraîche et une banane mûre.
Il se trouva un coin tranquille pour allumer un feu. Il dépeça le poisson puis le tint au-dessus du feu flamboyant, il le mangea à belles dents puis fit de même avec la banane.

CHAPITRE10
Le soir, il rentra au temple.
Penchaï lui donna une paillasse et une couverture ainsi qu’un oreiller.
-Ne crains rien. Lui dit - il. Car demain ils auront une autre vision de toi.
Le lendemain matin, le singe attendait Khenchar près d’une statue de Shiva (dieu destructeur et fondateur).
-Tu as bien dormi?
-Oui.
-Aujourd’hui deuxième jour nous lirons l’Ancien Testament.
-L’Ancien Testament.
-Oui car il faudra que tu saches comment tout a commencé.
-Comment ça !
-Eh bien vois-tu avant notre arrivée sur terre, notre planète n’existait pas. Suivant plusieurs religions, le créateur avait différents noms et différentes formes. Par exemple Brahmâ et Yahvé a créé notre planète. Avant il faisait nuit tout le temps, puis Yahvé à dit<< Que la lumière soit !>> et la lumière fut. >> Dieu vit que la lumière était bonne et Dieu sépara la lumière des ténèbres : Dieu appela la lumière jour, il appela les ténèbres; nuits. Il y eut un matin premier jour. Dieu dit qu’il y ait une voûte au milieu des eaux et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux! Et il en fut ainsi ! Dieu fit donc comme une voûte et il sépara les eaux qui sont au - dessous de la voûte, des eaux qui sont au - dessus de la voûte Dieu donna un nom à cette voûte: le ciel. Il y eut un soir, il y eut un matin.
- C’est tout ?
-Non jeune mâle ce n’est que le prélude pendant six jours, je t’en dirai un peu plus sur notre mystérieuse existence.

CHAPITRE11
Le troisième jour Khenchar après avoir déjeuné se rendit une fois de plus devant la statue de Shiva. Le brahmane était là sur ses pattes arrière Khenchar s’assit.
-Le deuxième jour. Dieu dit :Que les eaux qui sont au - dessous du ciel s’amassent en une seule masse et que le sol ferme apparaisse ! Il en fut ainsi ; Dieu donna un nom au sol ferme la terre, et il appela mer la masse des eaux ; Dieu vit que cela était bon ; Dieu dit. Que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant sa semence et des arbres qui donnent sur la terre des fruits contenant leur semence chacun selon son espèce ! Il en fut ainsi. La terre produit de la verdure, de l’herbe contenant sa semence selon son espèce, et des arbres dont les fruits ont en eux la semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin.
Khenchar le regarda ébahi.
-Que se passera-t'il ensuite ?
-Tu le sauras demain.
-Très bien.
Il sortit comme à son habitude et chercha à manger.
-Au secours.
Cette voix se fit entendre par Khenchar qui courut autant qu’il pouvait. Une fois arrivé au port, il vit une léoparde se faire malmener par deux musulmans: des rats
-Laissez là, tonna-t'il.
Les deux vermines le virent ce grand guerrier en pagne avec son épée scintillant au soleil. Sa carrure les effraya et le sang leur monta à la tête. L’esclave le regardait avec un visage de gratitude, il était venu la sauver. Il était beau comme un dieu et ses yeux couleur bleu glacier la firent chavirer.
-C’est qui ce guignol? Dit l’un deux.
-Chais pas mais, en tout cas il a l’air féroce le bougre.
-Ca c’est sûr, mais il ne va pas m’empêcher de partir avec l’autre.

Il sortait un cimeterre tout rouillé. Et courrut, Khenchar l’esquiva et lui transperça les côtes. Il eut un hoquet de stupeur et s’étala de tout son long sur le pavé.
-Incroyable. Dit l’autre avant de prendre la fuite.
Khenchar releva l’esclave, celle-ci se cramponna à son cou.
-Mon héros. Dit elle les larmes aux yeux.
Il n’avait jamais ressenti une telle émotion jusqu'à ce jour. Il était comme transporté de joie, il la souleva et la prit dans ses bras. Il courut au temple. Là il la déposa sur sa paillasse.
-Comment vous appelez vous beau guerrier ?
-Khenchar déglutit et enfin il dit.
-Je m’appelle Khenchar et vous ?
-Mathilde. Dit elle en rougissant
-Vous êtes seule?
-Oui.
Puis elle se mit à pleurer.
-Qu’avez-vous ?
-Tarkane a tué mes parents et m’a prise pour épouse, il me maltraitait, ses épouses étaient des pestes. Je me suis donc enfuie, mais ces deux vermines voulaient me violer. Puis me vendre comme esclave et puis vous êtes venu à mon secours comment puis je vous remercier?
-Acceptez de rester ici, vous serez logée, nourrie, blanchie.
-J’accepte.

CHAPITRE12
Le lendemain Khenchar déjeuna en sa compagnie puis il alla rejoindre Pensaï, le vieux singe.
-Le troisième jour Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires à la voûte du ciel pour séparer le jour de la nuit, pour marquer les saisons, les jours et les années : Ils brilleront à la voûte dit ciel pour éclairer la terre ! Il fut ainsi Dieu fit donc le grand luminaire pour gouverner le jour, et le petit luminaire pour gouverner la nuit. Il en fit aussi les étoiles. Dieu les fixa à la voûte du ciel pour éclairer la terre, pour gouverner le jour et la nuit pour séparer la lumière des ténèbres. Dieu vit que cela était bon il y eut soir, il y eut le matin.
-Khenchar.
-Oui.
-Je sais que tu as fait venir une fille chez nous, il voudra la reprendre.
-Qui? Tarkane? il ne me fait pas peur.
Toute la journée, il parla avec Mathilde.
-Je faisais partie d’une famille de riches marchands. Il nous a fait prisonniers un long moment, nous étions au bord du gouffre. Puis un matin, il a demandé à mon père ma main, il s’y est opposé et donc il les a tous tués et il me garda tu sais la suite.
-Il paiera
-As-tu une famille ?
-Oui mais, je ne l’ai pas connu, j’ai été élevé par une lionne et elle a fait de moi un être sans pitié. Elle a voulu que je tue son mari, je l’ai fait, ensuite je me suis enfui, elle m’a poursuivi, je l’ai tuée. Puis j’ai été capturé par un serval. Je l’ai aussi tué, puis j’ai débarqué ici. Un brahmane m'a logé, nourri, je dois tuer Tarkane et je les sauverai tous au-tant qu’ils sont. J’ai voulu être un garant de la paix et un bon-chrétien. Je n’apporte que la mort, je descends à son niveau.
-Ne dis pas ça tu es brave et tu fais preuve d’une grande bonté.

CHAPITRE 13
Le quatrième jour. Dieu dit : Que les eaux se peuplent d’une multitude d’êtres vivants et qu’il y ait des oiseaux pour voler au - dessus de la terre en dessous de la voûte du ciel ! Dieu créa donc les grands monstres de la mer et tous les êtres vivants qui se glissent et qui foisonnent dans les eaux selon leurs espèces, et tous les oiseaux selon leurs espèces. Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit et leur dit. Développez-vous multipliez-vous remplissez les eaux de la mer et que l'oiseaux se multiplient sur la terre ! Il y eut un soir, il y eut un matin.
-Khenchar tu sauras bientôt la fin.
-Ah bon !
-Oui et que comptes-tu faire ce jour ?
-Tuer Tarkane.
-Très bien j’avais peur que tu oublies pourquoi tu es là.
- Comment pourrais-je oublier tout le mal qu’il a fait.
-Bien évidemment.
La journée était toujours la même, il arpentait la ville à la recherche d’un repas que maintenant il devait partager avec Mathilde. Ce qui ne le dérangeait pas, il avait une compagnie maintenant il n’était plus seul et plus le même. Il avait changé, il portait à la fois le fardeau de Mathilde et le sien. Deux bonnes raisons pour tuer Tarkane. Il payera la mort de ses parents ainsi que la mort des parents de Mathilde. Il retourna au temple avec de quoi soutenir un siége. Ils mangèrent à belles dents, puis il fut temps de se coucher et de reposer son corps et son esprit. Chose dont Khenchar avait le plus besoin. Il dormit d’un sommeil réparateur jusqu’au lendemain.

CHAPITRE14
Le cinquième jour Dieu dit : Que la terre produise des bêtes de toutes espèces : animaux des champs, reptiles, bêtes sauvages, chacun selon son espèce ! Il en fut ainsi. Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les animaux des champs selon leur espèce et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu dit faisons les hommes à notre image notre ressemblance. Qu’il ait autorité sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les animaux des champs et toutes les bêtes sauvages et reptiles qui rampent sur la terre ! Dieu créa l’homme à son image à l’image de Dieu, il le créa ; homme et femme il les créa Dieu les bénit et leur dit : Développez-vous multipliez vous, remplissez la terre et dominez la. Ayez de l’autorité sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui vont et viennent sur la terre ! Dieu dit : Je vous donne en ce jour toutes les plantes à graines qui poussent sur la terre et tous les arbres qui portent des fruits avec leur semence : ce sera la vôtre nourriture. L’herbe verte sera la nourriture des bêtes sauvages, des oiseaux qui vont et viennent sur la terre. Il en fut ainsi. Dieu vit tout ce qu’il avait fait : Cela était très bon. Il y eut un soir, il eut un matin.
Il repartit pensant à tout ce que Pousaï avait dit. Il retrouva Mathilde assise en train de manger son repas, il s’approcha d’elle l’enlaça tendrement et l’embrassa amoureusement. Il était sous le charme, elle était sous le charme, il l’aimait, elle l’aimait. Rien ne le séparera d’elle, rien ne la séparera de lui… Ils continuèrent jusqu'à tard dans l’après-midi, jusqu’au soir, jusqu’au lendemain.
CHAPITRE15
Le sixième jour. C’est ainsi que le ciel et la terre et tout ce qu’ils contiennent furent achevés. Au septième jour Dieu avait achevé son travail et il se reposa en ce septième jour et il en fit un jour saint, parce que ce jour-là Dieu s’était arrêté de travailler après toutes ces créations qu’il avait faites. Voilà l’origine du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés.
-Au revoir Khenchar et n’oublie pas tue le.
-Mathilde on va y aller.
-Tu veux que je te suive?
-Oui ont t’achètera un beau sari et je viendrais voir Tarkane, tu seras ma prisonnière comme ça il ne sera pas en rogne dès le début, on va s’infiltrer en quelque sorte.
-Très bien ton idée tient la route.
Ils arrivèrent tous deux à la forge, le forgeron lui attacha le plastron les tassettes les canons d’avant-bras… Il attacha une ceinture à laquelle pendait le fourreau de cuir pour les poignards cathares. Il attacha aussi le fourreau pour son épée et pour ses glaives qu’il fixa à ses cuissards, il enfila des bottes de cuir marron, des gants et une cape bleu. Il mit son casque et paya le forgeron. En chemin, ils trouvèrent un très beau sari de soie bleu, un voile et une paire de babouches. Elle était resplendissante, ils partirent ensuite vers le palais. Où ils rentrèrent sans trouver la moindre difficulté. Tarkane avait invité du monde ce jour-là. Il se présenta et dit.
-Je vous rapporte votre épouse oh! Puissant Tarkane.
Il fit force courbette et se mit sur le coté.
-Je te remercie guerrier, veux-tu te joindre à nous ?
-Non merci puissant Tarkane car j’ai fort à faire en ce moment.
Il partit dans les jardins fit le tour et se retrouva sous une fenêtre. Pendant ce temps, Tarkane réprimanda Mathilde
- Mathilde mon ange tu m’as désobéi et donc je te laisserai en haut dans tes appartements tu as interdiction d'en sortir.
-Bien
Elle se rendit dans sa chambre et les gardes l’enfermèrent. Elle prit ses draps et elle en fit une corde qu’elle fit glisser contre le mur. Khenchar l’attrapa et escalada la façade. Une fois dans la chambre, il referma la fenêtre. Et il se cacha dans l’entrebâillement de la porte. Mathilde se mit à geindre et à crier.
-Je me meure à l’aide.
Les gardes ouvrirent la porte Kherson se rua sur eux et les tua.
-Reste ici mon amour, je vais m’occuper de lui.
Il descendit les escaliers et fonça dans la salle.
-Tuez le. Cria Tarkane.
Les ksatriyas sortirent de partout et l’encerclèrent. Il dégaina ses deux glaives et les faucha telle une moissonneuse batteuse. Voyant que rien ne pouvait arrêter ce fou, Tarkane s’enferma dans la pièce voisine. Mathilde ne supportait plus cette longue attente elle partit le rejoindre. Il prit ses poignards katars et délogea les gonds de leur attache, les portes tombèrent dans un vacarme épouvantable.
-Tu ne me tueras pas.
Khenchar avança, le regard impassible, il riait intérieurement.
-Qui es tu ?
-Le fils de ton ennemi.
-Tu mourras comme lui.
Mathilde débarqua à l’improviste. Khenchar la regarda Tarkane en profita, il se jeta sur son adversaire, cimeterre en main.
-Attention.
Au moment où le tigre allait abattre son arme Khenchar se retourna et lui taillada le flan gauche ;
-Tu as perdu.
-Non
Il se redressa et se jeta sur le léopard, lui ôta son heaume et essaya de l’étrangler dans un effort surhumain, Khenchar l’envoya valser. Il prit un poignard et le lança, l’arme transperça le fauve dans sa chute.
Khenchar tomba le souffle coupé, une flèche lui transperça la gorge.
-Noooooooooooooon.
Elle prit un poignard et le lança sur l’archer. Le lendemain un mausolée fut érigé en l’honneur de Khenchar. La cérémonie se fit dans le plus grand silence. Ils le déposèrent sur un autel, Mathilde lui mit son épée sur le ventre et croisa ses pattes sur la garde. On le recouvrait de plâtre. Une plaque de marbre fut posé à son chevet pour que l’histoire ne l’oublie pas. Khenchar fixait le plafond comme s’il attendait la lumière divine. Personne ne s’approcha sauf Mathilde qui sanglotait car elle n’avait pas eu le temps de mieux le connaître, à peine mariée et déjà veuve. Elle toucha son ventre rebondi, elle était enceinte. Si c’est un mâle, il reprendra la noble quête de son père. Après tout ce que son paternel avait accompli jamais personne n’oubliera son nom : Khenchar le guerrier

FIN


Posté par ICE DRAGON à 19:49 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

cc

tontruc est super bien reste comme tu est big kiss

Posté par espagnolisa, 10 octobre 2008 à 12:02

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=265624&pid=5824164

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :